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Nocturnes de Kazuo Ishiguro

Nocturnes de Kazuo Ishiguro

« Nocturnes, Cinq nouvelles de musique au crépuscule ». C’est sous un air de Jazz que l’on découvre des nouvelles nostalgiques. Une musique jazzy, sur un mouvement assez lent  ou le romantisme poindre au détour des rencontres.

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Lumière pâle sur les collines de Kazuo Ishiguro

Lumière pâle sur les collines de Kazuo Irishugo

Première lecture d’un roman de Kazuo Ishiguro, avec le roman ‘Lumière pâle sur les collines’. Lecture devenue indispensable depuis que Kazuo Ishiguro vient de recevoir le prix Nobel de littérature 2017. Une très bonne surprise.

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Être sans destin de IMRE KERTÉSZ

Être sans destin de IMRE KERTÉSZ
Être sans destin de IMRE KERTÉSZ

Aujourd’hui, je ne suis pas allé au lycée. C’est-à-dire que j’y suis allé, mais seulement pour demander au professeur principal la permission de rentrer à la maison. Je lui ai donné la lettre par laquelle mon père sollicitait une autorisation d’absence “pour raisons familiales”. Il m’a demandé quelle sorte de raisons familiales ce pouvait être. Je lui ai dit que mon père avait été réquisitionné pour le service du travail obligatoire ; alors il n’a plus fait de difficultés.

C‘est ainsi que démarre l’histoire de cet adolescent juif Hongrois de 15 ans, son père vient d’être réquisitionné pour le STO, lui est pris dans une rafle, (étoile jaune) et se retrouve déporté.

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De l’amour et autres démons de Gabriel García Márquez

De l'amour et autres démons de Gabriel García Márquez
De l’amour et autres démons de Gabriel García Márquez

La fille d’un marquis mordue par un chien, chien couleur cendre et portant une lune blanche au front. Des parents démissionnaires , une mère plutôt folle. Soupçonnée de rage ou de possession diabolique, la jeune fille est enfermée dans un couvent. Elle va vivre avec un prêtre exorciste une passion destructrice. Histoire de croyance, de rumeurs, de sorcellerie dans une période ou le pouvoir des religions a bien des avantages et sert à couvrir bêtise, l’incompréhension, l’inconnu ou le hors norme, ou celui qui ne pense pas comme nous. 

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le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

 

Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway
Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway

Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. Ce vieil homme s’appelle Santiago, il y avait un jeune nommé Manolin qui lui est dévoué comme son fils et qui croit en lui. Depuis quatre vingt quatre jours il n’a pas ramené de poissons. Mais cette dernière pêche il va trouver son adversaire, son frère : un de six mètres. Le poisson qui lui ramènera l’estime des siens et son honneur. Je ne raconterais pas le récit, je vous laisse le lire si vous ne l’avez pas encore lu. Lire la suite le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

Le maître a de plus en plus d’humour de Mo Yan

 

Le maître a de plus en plus d'humour de Mo Yan
Le maître a de plus en plus d’humour de Mo Yan

Mo yan nous livre une histoire très courte, qui tient de la nouvelle, ou même d’un conte de la modernité. Lao Ding, 60 ans se retrouve licencié quelques  jours avant d’être à la retraite et après 29 ans de dur labeur. Il a pourtant passé toute sa vie dans cette usine, lui dévouant corps et âmes : jusqu’à arriver ouvrier du septième échelon. Mais l’usine ferme, maintenant  « L’usine était morte, une usine sans ouvriers, c’est purement et simplement un tombeau ». Cette situation douloureuse auquel Lao Ding va être confronté va l’entraîner malgré quelques remords à se lancer dans le petit commerce.Son apprenti bien plus débrouillard et pratique que son maître va le tirer d’affaire, et lui faire taire toutes ses craintes « Vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte »

Mo Yan exploite cette situation cocasse pour critiquer une société cynique, un capitalisme naissant et une société libérale. Mais il a une vison des fonctionnaires (mairie, police). Mo Yan nous dépeint une civilisation qui change tant au niveau du libéralisme économique et que des mœurs de la société chinoise contemporaine.  Cette nouvelle est parue en 2006, auteur de nombreux ouvrages récompensés, c’est en 2012 Mo Yan obtiendra le prix nobel de littérature.

Un petit roman à découvrir, car ce livre nous offre un condensé des qualités de Mo Yan. On y retrouve des personnages attachants. une écriture fluide qui nous entraîne rapidement dans les aventures de maître Lao Ding.

 Citations :

  • Maître, je vais vous dire quelque chose de moche : vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte !
  • Un homme qui ne peut pas gagner d’argent pour sa famille, c’est comme une femme qui ne peut pas avoir d’enfants, impossible de garder la tête haute devant les autres !
    – Vous avez bien raison, maître.
    – Donc je vais entreprendre quelque chose.
  • Il soupira en pensant à ces amoureux, c’était fatal qu’il en soit ainsi pour ce genre de couple; c’était un amour classique, très triste, comme les concombres plongés dans le pot de saumure : pas de trace de sucre, ils n’ont que le goût du sel.
  • L’usine était morte, une usine sans ouvriers, c’est purement et simplement un tombeau.
  • Le maître et l’apprenti se placèrent côte à côte devant les urinoirs, sans se regarder, les yeux fixés sur les boulettes désodorisantes qui roulaient sans fin. Dans le fracas de l’eau, il demanda doucement : « Pourquoi faut-il payer pour aller aux toilettes ?
    – Maître, on dirait que vous débarquez de la planète Mars, vous croyez que de nos jours il y a encore des choses gratuites ? dit l’apprenti en haussant les épaules. Mais payer a aussi son avantage. Si c’était gratuit, même en rêve, des petites gens comme nous n’iraient pas dans des W.C. luxueux comme ceux-ci ! ».
    L’apprenti le guida pour se laver les mains et les passer sous le sèche-mains, puis ils sortirent des toilettes. Assis dans le triporteur, frottant ses mains rugueuses adoucies par le séchage, il dit en soupirant : « Xiaohu, on s’est fait une pisse de luxe tous les deux.
    – Vous ne manquez pas d’humour, maître !
    – Je te dois un yuan, je te le rendrai demain !
    – Vous avez de plus en plus d’humour, maître ! »

Personnages

  • Lao Ding : Le maître
  • Lu Xiaohu : apprenti de Lao Ding
  • Wang Dalan : Ancienne magasinière de l’usine. A perdu un bras
  • Ding Shikou
  • Ma : Maire adjoint
  • Wu : Directeur adjoint du bureau de la mairie
  • Lao Qin : Gardien de l’usine

Divers:

Edition : Points N° 1455
Parution : 2006
Collection : Points
Note : ***** (4.3/5)