Archives du mot-clé Humour

Le plus beau jour de David Foenkinos

plus beau jour de David Foenkinos
plus beau jour de David Foenkinos

Pour ce premier jour d’août je vous propose une pièce de théâtre petit bijou d’humour. Un couple Pierre et Nathalie se trouvent  à la maternité juste quelques heures après la naissance de leur petit Jason. Nathalie se repose des suites de son accouchement et le père Pierre, n’a rien trouvé de mieux que d’inviter son meilleur ami Michel qui vient avec sa nouvelle compagne…

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La forêt des renards pendus de Arto Paasilinna

La forêt des renards pendus de Arto Paasilinna
La forêt des renards pendus de Arto Paasilinna

Un gangster qui vole des lingots d’or avec des complices, mais qui ne veut plus partager après. Cela sent le carnage, la fureur et le sang. La haine de ces complices floués …

Il disposait de trente-six kilos d’or. Trois lingots de douze kilos, sur lesquels il ne possédait à vrai dire aucun titre de propriété, mais auxquels il n’avait pas l’intention de renoncer. Il était profondément attaché à son trésor.

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Le grand chambard de Mo Yan

Mo Yan le grand chambard
Mo Yan le grand chambard

L’incipit de ce court roman démarre étrangement « Logiquement, je devrais commencer par écrire sur ce qui s’est passé après 1979, mais voilà, mes pensées toujours remontent bien au-delà de cette date, à cet après-midi d’un jour radieux de l’automne 1969, alors que les chrysanthèmes avaient pris leur teinte dorée et que les oies sauvages s’envolaient vers le sud. »  Mo, fils de paysan moyen pauvre. Un enfant solitaire renvoyé de l’école, malchanceux. Mais il persévère et entouré de droitier « professeurs remisés à la campagne » pour travailler des les écoles et les champs .

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9e et 13e de Jonathan Coe

 

9e et 13e de Jonathan Cole
9e et 13e de Jonathan Cole

Lui le narrateur c’est david. Il vit entre la 9e et la 13e. Pas exactement un endroit ou il fait bon vivre.

« J’habite à l’angle de la 9e et de la 13e, et croyez-moi, ce n’est pas le coin rêvé. Ce n’est pas un coin qui donne envie de s’y attarder. C’est le genre d’endroit où l’on ne fait que passer ; une simple étape. Enfin, c’est vrai pour les gens en général. Pour tout le monde, mais pas pour moi. ».

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Le nouvel Inspecteur de Lao She

 

Le nouvel inspecteur de Lao She
Le nouvel inspecteur de Lao She

La collection Folio 2€ nous permet de nous faire découvrir Lao She. Les deux nouvelles qui composent ce petit ouvrage qui font partie du recueil « Gens de Pékin ».

La première de ces nouvelles : « le nouvel inspecteur » nous met en présence de You Lao’er qui vient d’être nouvellement promu au rang d’inspecteur de police par le commandant Li. Sa mission est d’arrêter tous les brigands et les rebelles. Mais entouré d’anciennes connaissances, il ne veut faire de tort à personnes, éviter les conflits, il souhaiterait tel un fonctionnaire modèle se cacher derrière son journal. En fait Il se retrouve rapidement assis entre deux chaises, d’un côté le commandant qui lui ordonne de capturer les rebelles, de l’autre il est secondé par un groupe de brigand (ex rebelles) qu’il doit commander et doit surtout tenter de se faire respecter. C’est plus avec humour que nous assistons aux péripéties de You Lao’er dans sa mission.

Avec un humour et une tendresse non dépourvus de cruauté, Lao She fait revivre une Chine aujourd’hui disparue.
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Le maître a de plus en plus d’humour de Mo Yan

 

Le maître a de plus en plus d'humour de Mo Yan
Le maître a de plus en plus d’humour de Mo Yan

Mo yan nous livre une histoire très courte, qui tient de la nouvelle, ou même d’un conte de la modernité. Lao Ding, 60 ans se retrouve licencié quelques  jours avant d’être à la retraite et après 29 ans de dur labeur. Il a pourtant passé toute sa vie dans cette usine, lui dévouant corps et âmes : jusqu’à arriver ouvrier du septième échelon. Mais l’usine ferme, maintenant  « L’usine était morte, une usine sans ouvriers, c’est purement et simplement un tombeau ». Cette situation douloureuse auquel Lao Ding va être confronté va l’entraîner malgré quelques remords à se lancer dans le petit commerce.Son apprenti bien plus débrouillard et pratique que son maître va le tirer d’affaire, et lui faire taire toutes ses craintes « Vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte »

Mo Yan exploite cette situation cocasse pour critiquer une société cynique, un capitalisme naissant et une société libérale. Mais il a une vison des fonctionnaires (mairie, police). Mo Yan nous dépeint une civilisation qui change tant au niveau du libéralisme économique et que des mœurs de la société chinoise contemporaine.  Cette nouvelle est parue en 2006, auteur de nombreux ouvrages récompensés, c’est en 2012 Mo Yan obtiendra le prix nobel de littérature.

Un petit roman à découvrir, car ce livre nous offre un condensé des qualités de Mo Yan. On y retrouve des personnages attachants. une écriture fluide qui nous entraîne rapidement dans les aventures de maître Lao Ding.

 Citations :

  • Maître, je vais vous dire quelque chose de moche : vous ne souffrez pas encore de la faim, mais le jour où vous serez affamé, vous saurez que si l’on met dans la balance sa face et son ventre, c’est toujours le ventre qui l’emporte !
  • Un homme qui ne peut pas gagner d’argent pour sa famille, c’est comme une femme qui ne peut pas avoir d’enfants, impossible de garder la tête haute devant les autres !
    – Vous avez bien raison, maître.
    – Donc je vais entreprendre quelque chose.
  • Il soupira en pensant à ces amoureux, c’était fatal qu’il en soit ainsi pour ce genre de couple; c’était un amour classique, très triste, comme les concombres plongés dans le pot de saumure : pas de trace de sucre, ils n’ont que le goût du sel.
  • L’usine était morte, une usine sans ouvriers, c’est purement et simplement un tombeau.
  • Le maître et l’apprenti se placèrent côte à côte devant les urinoirs, sans se regarder, les yeux fixés sur les boulettes désodorisantes qui roulaient sans fin. Dans le fracas de l’eau, il demanda doucement : « Pourquoi faut-il payer pour aller aux toilettes ?
    – Maître, on dirait que vous débarquez de la planète Mars, vous croyez que de nos jours il y a encore des choses gratuites ? dit l’apprenti en haussant les épaules. Mais payer a aussi son avantage. Si c’était gratuit, même en rêve, des petites gens comme nous n’iraient pas dans des W.C. luxueux comme ceux-ci ! ».
    L’apprenti le guida pour se laver les mains et les passer sous le sèche-mains, puis ils sortirent des toilettes. Assis dans le triporteur, frottant ses mains rugueuses adoucies par le séchage, il dit en soupirant : « Xiaohu, on s’est fait une pisse de luxe tous les deux.
    – Vous ne manquez pas d’humour, maître !
    – Je te dois un yuan, je te le rendrai demain !
    – Vous avez de plus en plus d’humour, maître ! »

Personnages

  • Lao Ding : Le maître
  • Lu Xiaohu : apprenti de Lao Ding
  • Wang Dalan : Ancienne magasinière de l’usine. A perdu un bras
  • Ding Shikou
  • Ma : Maire adjoint
  • Wu : Directeur adjoint du bureau de la mairie
  • Lao Qin : Gardien de l’usine

Divers:

Edition : Points N° 1455
Parution : 2006
Collection : Points
Note : ***** (4.3/5)

 

Journal d’un corps de Daniel Pennac

 

journal d'un corps de Daniel Pennac
journal d’un corps de Daniel Pennac

 

Daniel Pennac nous offre via le narrateur un journal. Mais ce journal n’est pas de simples mémoires ou un cahier : c’est celui de son corps. Cette autobiographie du corps nous est décrit depuis l’âge de douze ans en 1935, et jusqu’au derniers jours du narrateur en 2010, à l’âge de 87 ans, et il nous décrit les découvertes, rouages, et anomalies liés à ses organes. 

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