Archives du mot-clé mort

vers la lumière de Genyu Sokyu

vers la lumière genyu sokyu
vers la lumière genyu sokyu

 

Une femme atteinte d’un cancer du foie en phase terminale, pour l’accompagner ses enfants sont présents ainsi que Jiun son gendre qui est un bonze bouddhiste .

Ils ont entamé le soutra : « remplis d’amour comme une lumière parfaite, le cœur qui sait se réjouir de tout est profond est vaste. »

Souvenirs, nostalgie, images du passé  confusion et puis la douleur de la maladie, des journées bercées de somnolence. Une impotence progressive qui s’installe peu à peu.

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Un cri d’amour au centre du monde de Kyoichi Katayama

Un cri d'amour au centre du monde de Kyochi Katayama
Un cri d’amour au centre du monde de Kyochi Katayama

Aki et Sakutaro sont deux adolescents qui tombent amoureux, la maladie va les séparer. Vie, Amour et Mort bercent ce roman. Beaucoup de tendresse et d »émotions. Sukataro vit une relation particulière avec son grand père qui va l’amener à réfléchir sur sa situation et son désespoir. On alterne avec la temporalité présent et passé mais sans accroc.  

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Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

Les Belles Endormies de Kawabata
Les Belles Endormies de Kawabata

Eguchi, est un vieil homme de soixante sept ans confronté à ses démons Il découvre par le biais d’un ami une auberge dans lequel un homme peut passer une nuit avec une jeune fille. Il va approcher ses « belles endormies », endormies car sous un fort somnifère, elles sont à disposition des vieillards. Eguchi va se troubler. Eguchi est en quête de plaisirs, mais aux côtés de ces jeunes adolescentes à chaque fois différentes il va se remémorer le passé. Ces jeunes filles lui rappellent ses premiers amours et ces souvenirs vont rapprocher Eguchi de sa fin, de la mort.

L’image d’opposition que sont ces jeunes adolescentes paraissant morte avec les drogues face au vieillard qui revit et se repait de leur chaleur, de leur odeur est touchant. Et pourtant la mort semble rôder auprès des vieillards autant que près de ces jeunes filles.

Toute la sensualité qui se dégage des filles plonge Eguchi dans de longues méditations. Les sens sont mis en avant, Eguchi touche délicatement ces peaux délicates, ces visages. Mais ce sont les odeurs du lait maternel qui suinte des poitrines de ces filles femmes qui rappellent telle la madeleine les souvenirs d’Eguchi. Les souvenirs vont le ramener jusqu’à sa mère couchée sur son lit de mort.

Eguchi va se révolter, vouloir s’opposer à la fatalité. Il essaye de réveiller les filles, questionne la tenancière de ce lieu. Il va même avoir des pulsions violentes, tel un vampire aspirer la vie de ces filles pour s’éloigner de la mort. Mais il se résigne à chaque fois en dormant avec un somnifère. 

Kawabata nous offre un roman magnifique, sur l’amour, la sensualité, emprunt d’érotisme. Mais également sur la mort, le temps et la vieillesse. Les nuits sont bercées par le bruit des vagues qui temporisent la vie qui passe. Evidemment, on pourrait sentir une certaine pointe de cruauté, mais plutôt de fatalisme, de révolte contre l’usure inéluctable du temps  allongé contre ces belles endormies.

Citations :

  • Cependant le vieillard se demandait distraitement comment il avait pu se faire que le sein de la femelle humaine, seule parmi tous les animaux, avait, au terme d’une longue évolution, pris une forme si belle. Le beauté atteinte par les seins de la femme n’était-elle point la gloire la plus resplendissante de l’évolution de l’humanité ?

Divers:

  • Titre original : Nemureru bijo (1960)
  • Publié en français sous le titre Les Belles Endormies,
  • Note : ***** (5/5)

Première neige sur le mont Fuji de Yasunari Kawabata

Première neige sur le mont Fuji de Yasunari Kawabata
Première neige sur le mont Fuji de Yasunari Kawabata

Six nouvelles de ce maître de la littérature nous sont offertes dans ce recueil. Nouvelles écrites entre 1952 et 1960 entre ‘le grondement de la montagne’ et ‘les belles endormies’. Kawabata à 53 ans lorsqu’il écrit la première de ces nouvelles.  La première nouvelle est éponyme au  titre de l’ouvrage.

« Sept ou huit ans auparavant, Utako et Jirô s’étaient aimés, puis elle avait épousé un autre homme, dont elle venait récemment de divorcer. Aujourd’hui, elle partait avec Jirô pour un voyage à Hakone. Un voyage lourd d’arrière-pensées. »

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