Archives du mot-clé Alcoolisme

En vrille de Deon meyer

En vrille de Deon Meyer
En vrille de Deon Meyer

L’Afrique du Sud, un pays dont le taux de criminalité est le plus élevé,   mais également des problèmes collatéraux :  des flics qui se suicident.

C’est le problème avec la criminalité. Un policier enquête, il procède à une arrestation, il va témoigner au tribunal, puis il passe à autre chose. Mais les crimes ne s’arrêtent pas là, cela touche la vie des gens, comme une pierre jetée dans l’eau, les ondulations ne s’arrêtent pas une fois l’accusé condamné.

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Péchés capitaux de Jim Harrison

Péchés capitaux de Jim Harrison
Péchés capitaux de Jim Harrison

Pêcher est une des passions de Sunderson, flic à la retraite âgé d’une soixante d’années dans le Michigan… inspecteur bourru alcoolique. Du sexe et de la violence, des péchés oui l’homme est faible on semble se trouver plongé dans l’Amérique profonde, entouré d’une bande de dégénérés avec un grand D, toujours prêts à dégainer, bestial. Et cela en opposition de l’image que l’on se fait des grandes villes américaines, des métropoles à la pointe de la culture, du modernisme et de la technologie. 

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La fille du train de Paula Hawkins

La fille du train de Paula Hawkins
La fille du train de Paula Hawkins

Trois femmes, Rachel , Megan , Anne. Une hyper alcoolisé du matin au soir,  Les violences conjugales, l’alcoolisme, les trains anglais, les divorces, les difficultés de vie de couple, Les histoires de ces trois femmes se croisent. C’est Rachel avec son gin tonic qui ouvre le bal et qui se remémore chaque jour dans le train en passant devant son ancienne demeure des souvenirs. Mais également idéaliser un couple qui habite à quelques maisons : le couple idéal, un bel homme, une jolie femme qui s’aiment et s’embrassent dans le jardin à la vue des voyageurs banlieusards ? Mais elle semble plus proche du coma éthylique, laissant des traces de vomi un peu partout. seule, abandonnée de tous …Beurps désolé, une remontée acide…… quelques larmes, sortez vos mouchoirs. 

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Une voix soudaine de Taeko Kôno

Une voix soudaine de Taeko Kôno
Une voix soudaine de Taeko Kôno

L’incipit du roman commence par « De temps en temps, Ukiko revoit son père mort. Il obéit toujours à ses appels et vient même parfois de son propre chef pour passer avec elle des moments intimes et mystérieux. » On semble plonger dans un récit fantastique, mais on revient bien vite à la réalité et à la vie d’Ukiko. Sa jeunesse auprès d’un père froid et colérique, puis sa vie de couple qui lui permet d’abandonner le domicile familial afin d’espérer vivre plus sereinement. Mais on découvre un mari alcoolique, Ukiko qui tient son rôle de femme au foyer seule avec l’image de son père qui l’accompagne et la hante.

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De toutes les nuits, les amants de Mieko Kawakami

 

De toutes les nuits, les amants de Mieko Kawakami
De toutes les nuits, les amants de Mieko Kawakami

 

Je n’allais pas rester sur Seins et oeufs, j’ai donc dévoré le dernier roman paru de Mieko Kawakami. Un livre également sur les femmes et leur condition féminine, le travail, l’isolement, l’alcoolisme. 

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L’homme chauve-souris : Une enquête de l’inspecteur Harry Hole de JO NESBO

 

L'homme chauve-souris de Jo Nesbo
L’homme chauve-souris de Jo Nesbo

Critique :

Désirant découvrir Police et Harry Hole, l’inspecteur de Jo Nesbo. Je me suis tourné vers le premier volume de la saga qui en compte 10, afin de connaître l’homme, découvrir son passé etc…

Pas de chance, la saga démarre en Australie, Harry Hole est appelé suite à la découverte du cadavre d’une touriste norvégienne. Je pense qu’ils ont voulu se débarrasser de lui au poste de police de Gronland, et l’envoyer en vacances.

Une enquête fastidieuse, longue, qui n’avance pas, un Harry qui est à longueur de pages est bourré comme un coin, c’est un grand adepte du Jim Bean. Il aime tellement le whisky qu’il se roule dans son vomis. Sa seconde activité favorite est de baiser : une Suédoise, une prostituée ….

A la moitié du polar, j’avais presque abandonné, je me suis donc décidé à boire un peu de whisky pour accompagner Harry. Mais cela ne m’a pas aidé à la compréhension. Il y a bien les trois-quarts du polar qui sont ennuyeuses à mourir. Mais écrit avec une certaine poésie  très imagé « Torche mon putain de cul poilu avec ta gueule, sale enculeur de porcs… ».

Heureusement, il y a quelques récits, contes et légendes aborigènes qui viennent embellir le récit. Et également un guide touristique des endroits chauds.

Vraiment j’hésite à continuer, avec Harry …. c’est pas beau de boire comme ça !!!

Incompréhension ce polar a reçu deux prix. Il a été écrit en 1997, il a peut-être pas vieilli aussi bien que du bon whisky.

Bref : mauvais karma pour moi car mal construit, style vulgaire, très décousu, lecture pénible.

Palme Alcoolique
Palme Alcoolique

Personnages :

  • Andrew Kensington : Aborigène, travaille pour la criminel, se shoote
  • Harry Hole: inspecteur alcoolique (whisky: jim Beam ), baise à couilles rabattues, hédoniste immoral norvégien, poste de police de Gronland ( Ronny dcd accident ), pété comme un coing toute la journée,
  • Lebie : inspecteur, crâne lisse comme une boule de billard, travaille avec Harry
  • Yong Sue: inspecteur geek d’origine chinoise de la police de Sidney
  • Larry Wadkins: chef de l’équipe d’investigation
  • McCormack : chef de la police de Sidney
  • Birgitta Enquist: serveuse suédoise, copine de Harry a Sidney, vivait en Australie depuis quatre ans et travaillait à l’Albury depuis un an
  • Engelsohn: docteur, médecin légiste alcoolisé
  • Hansson : médecin légiste de garde
  • Inger Holter : la première femme trouvée morte.
  • Kristin : est sortie avec Harry, à une fille
  • Otto Rechtnagel : clown, homosexuel
  • Sandra : Prostituée
  • Teddy Mongabi : Le mac de Sandra
  • Geoff et Ivan : Deux gros bras de Teddy
  • Joe : hotelier Crystal Castle  Springfield Lodge
  • Margaret Dawson : mère d’Evans White
  • Alex Tomaros :  passe la soirée avec Inger, travaille avec Birgitta
  • Speedy : Vendeur de came
  • Joseph : aborigène gris, homme du peuple des corbeaux, clochard ancien parachutiste
  • Evans white : Dealer entre autre
  • Toowoomba : nom aborigène
  • Jim Conolly et sa femme Claudia  (a boxé avec Andrew)
  • Jim Chevers : S’occupe d’une fête foraine
  • Jesus Marguez : Meilleur oreille travail avec la  police
  • Gene Binoche : Tatoueur

 

Citations:

  • Tout est une question de mauvaise conscience. Depuis le tout début du vingtième siècle, les décisions politiques concernant les indigènes ont été conditionnées par la mauvaise conscience des pouvoirs publics en regard des exactions dont avait été victime notre peuple.
  • Dans la littérature policière traditionnelle, tout détective qui se respecte possède un don pour détecter les menteurs. Conneries ! La nature humaine est une grande forêt impénétrable que personne ne peut connaître à fond. Même une mère ignore les secrets les plus profonds de son enfant. »
  • « Ah oui. Bien sûr. Kensington. Sale affaire. J’ai eu l’occasion de lui parler, à plusieurs reprises. Quand il était encore de ce monde, s’entend. Et maintenant, il est muet comme une carpe, dans ce tiroir. »
  • La violence, c’est comme le coca-cola et la Bible : un classique.
  • “Dix policiers ont été condamnés, entre autres pour vente de schnouf – les uns aux autres. On s’est douté de quelque chose parce que certains d’entre eux avaient les idées étonnamment claires, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Pas de quoi rire, en fait… »
  • – La nature humaine est une grande forêt sombre, Sir.
  • – Vous ne m’avez pas dit que c’était vous qui l’aviez trouvé ? De quoi croyez-vous qu’on meurt, lorsqu’on est accroché au plafond avec un fil enroulé autour du cou ? De la coqueluche ? »
  • La rue des tapettes. La rue des lesbiennes. Ce ne fut qu’à ce moment-là qu’il remarqua quel style de vêtements était exposé dans les vitrines. Du latex. Du cuir. Des hauts moulants et de petites culottes de soie. Des fermetures éclair et des clous. Mais de bonne qualité et stylés, sans ce côté gras et vulgaire qui transpirait des clubs de strip-tease de King’s Cross.
  • « Torche mon putain de cul poilu avec ta gueule, sale enculeur de porcs… »
  • « La chauve-souris est le symbole de la mort, chez les Aborigènes, tu le savais ? »
  • Et ça ne vaut pas seulement pour toi, Harry. Même les Blancs d’Australie ont cette obsession de faire attention à ne rien dire de travers. C’est ça, le plus paradoxal. Ils commencent par nous voler notre fierté, et une fois qu’elle a disparu, ils sont morts de peur de la piétiner. »
  • Le sang sifflait par à-coups à ses oreilles, et Harry était Walla, le jeune guerrier, et Toowoomba était le serpent Bubbur, qui avait tué Moora, la bien-aimée. Et il fallait tuer Bubbur. Par amour.
  • L’âme humaine était une forêt profonde et sombre, et tous les choix se font seul.

Divers

  • 11.2 heures de lecture, 23 minutes par session, 1683 pages tournées, 2.5 pages par minute environ.
  • Ebook Livre lu la dernière fois: 2014-05-07 12:34:18
  • Note : ***** (2,5/5)

La déchéance d’un homme de Osamu Dazaï

La déchéance d'un homme

Quatrième de couverture

«Je suis devenu bouffon. C’était mon ultime demande adressée aux hommes. Extérieurement, le sourire ne me quittait pas ; intérieurement, en revanche, c’était le désespoir.» Ainsi se présente Yôzô, né dans une famille riche du nord du Japon, qui veut être peintre, abandonne ses études au lycée de Tôkyô pour travailler dans des ateliers, mais s’initie plus vite au saké et aux filles qu’au dessin et à la peinture. D’amours malheureuses en amours malheureuses, après n’avoir été qu’un médiocre caricaturiste de revues de second ordre, il échoue à vingt-sept ans, malade, tel un vieillard, dans une vieille chaumière, irréparable d’où il rédige l’histoire de sa vie, «vécue dans la honte», et alors qu’il ne connaît plus désormais ni le bonheur ni le malheur.

Les personnages

  • Se-tchan : jeune fille , voisine (premier carnet )
  • Takeichi : Camarade d’école (premier carnet )
  • Yô-tchan sa soeur soeur aînée, cadette de Se-tchan (premier carnet )
  • Horiki Masao élève des beaux-arts ( second carnet)
  • kinu san / Yôzô : narrateur ?
  • Tsuno-Ke: une amie, a de l’affection pour Yôzô , Affublé du nom de « Miséreuse pour pauvres »
  • Shibuta surnommé Hirame (La sole) doit le chercher au commissariat comme répondant , fut son correspondant pendant le lycée, il s’occupe de Yôzô pour essayé de le sauver plusieurs fois, de le détourner de ses penchants.

Second carnet :

Le narrateur mène une vie de débauche avec Horiki, se saoulant dans les bars, Tente de se suicider vc Tsuno-Ke en ce jetant dans la mer, mais seul en survit. Inculpé d’instigation au suicide

Troisième carnet, première partie :

Se retrouve avec Hirame, regrette son existence passé même celle avec Horiki. Hirame soihaite qu’il trouve un projet : se fixe, trouve un travail, reprenne ses études. mais il n’est intéresssé que par la peinture, aussi il se sauve de la maison de Hirame. Il se fait alors entretenir par Shizu-Ko secrétaire dans une maison d’édition, elle arrive a faire paraitre quelques caricatures. Il dessine uniquement pour son penchant à la boisson Saké fort bon marché. Puis tombe dans le pire, vend des vêtements de Shizu-Ko pour de la boisson. Il l’abandonne alors et part à Ginza. Une jeune fille Yoshi-tchan essaye elle aussi de l’aider

Troisième carnet, partie deux :

Il arrête de boire et se marie avec la jeune Yosho-tchan, Son addiction au saké  revient vite avec son ami Horiko pour l’accompagner. Sa femme se fait alors violer, il reste insipide, sans voix face a sa femme ne sachant si il doit lui pardonner ou non.  détruit et plonge plus profondément dans l’alcool. Il essaye de nouveau de se suicider avec des médicaments trouvés. Tentative de nouveau raté. Il crache du sang, se renseigne dans une pharmacie, la pharmacienne le prend en pitié et lui offre des médicaments dont de la morphine, il entre alors dans une spirale de morphine jusqu’à l’overdose. Il pense au suicide et à la mort. Il est de nouveau repris en main par Hirame, Hiroki et Yoshi-ko  qui l’emmène dans un hôpital psychiatrique.

Epilogue:

Le narrateur raconte l’histoire de ces carnets qui date de 1930/1932, il n’a pas connu le fou qui a écrit ses carnets. L’expéditeur du paquet contenant les carnets se nomme Yô-tchan.

Critique

Tout est dit dans le titre « Déchéance d’un homme », on suit la lente descente du narrateur « Yôzô », cette glissade progressive dans l’abime profond. Il se donne tout d’abord un rôle de bouffon pour être accepter au collège,  il arrive de cette façon à trouver une certaine fierté à devenir populaire grâce à ce stratagème. Cette stratégie réussi jusqu’à ce qu’un de ses camarades d’école le découvre : « c’est de la frime … »

On le retrouve après,  faible, sans volonté, sans aucun but dans la vie, se faisant facilement entrainé, il souffre d’un sentiment d’infériorité. Il est a tout moment rempli de pensées anxieuses, misérables, hypersensibilité de ses nerfs, d’ou une vie en groupe impossible , timidité ,trouble , crainte, … Il ne trouve refuge qu’auprès des femmes (des prostitués tout d’abord, puis des autres qui se laissent prendre par son côté faible) , et de l’alcool fort et du saké et au paroxysme de sa chute de la morphine.

Ce court roman est poignant, nous sommes témoin de la détresse de Yôzô, nous même inerte de cette inerte de cette descente aux enfers, peut-être pour une partie autobiographique … qui sait ?

Citations :

  • Extérieurement, le sourire ne me quittait pas : intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. Pour ne pas révéler ce contraste, je devais garder, au prix de sueurs froides, un équilibre qui ne tenait qu’à un cheveu.
  • Je veux mourir; il faut que je meure. Ma vie engendre toujours plus de fautes. Je ressassais continuellement ces pensées en faisant la navette entre la maison et la pharmacie, à demi-fou.
  • Plus je réfléchis, moins je comprends. Moi seul diffère des autres.
  • alocépie : Chute ou absence des cheveux ou des poils
  • sarcopte : acarien parasite dont une espèce provoque la gale chez l’homme

4,2 heures de lecture, finit le 15/02/14