Archives du mot-clé Japon

Un été au Kansai de Romain Slocombe

 

Un été au Kansai de Romain Slocombe
Un été au Kansai de Romain Slocombe

Une mise en abîme d’une histoire, qui commence banalement par une enquête mené par un journaliste afin de débusquer le passé nazi de dirigeants allemands.Ce journaliste se voit remettre toute la correspondance d’un fonctionnaire du corps diplomatique allemand/nazi au Japon de 1941 à 1945. 

Lire la suite Un été au Kansai de Romain Slocombe

Neige de Maxence Fermine

Neige de Maxence Fermine
Neige de Maxence Fermine

« Neige », c’est un parcours initiatique. Une leçon d’apprentissage qui passe par différentes teintes le dénuement, la beauté, l’amour, l’érotisme, la recherche de soi.

C’est un voyage au pays des neige, le texte est court et beau comme un Haiku. C’est une délicate fable poétique qui m’a transporté dans une autre dimension, un autre monde.

A lire !!!

Lire la suite Neige de Maxence Fermine

La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais de Romain Slocombe

La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais
La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais

 Woodbrooke Gilbert de nationalité anglaise, photographe, et fétichiste des beautés asiatiques en uniforme. Lors de son voyage à Tokyo, pour la promotion de ses photos dans une galerie underground, il va baigner dans le monde flottant des désirs plus ou moins fétichistes. il est d’ailleurs hébergé dans un magasin SM par un ami. 

Lire la suite La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais de Romain Slocombe

Yamabuki de Aki Shimazaki

 

Yamabuki de Aki Shimazaki
Yamabuki de Aki Shimazaki

Aki Shimazaki clôt avec Yamabukile le cycle romanesque « Au cœur du Yamato ». Ca y est j’ai finit le cycle, cette fois je reste un peu sur ma faim. Le ressenti est différent de celui du ‘Poids des secrets’. Ce dernier tome nous conte l’histoire de Aiko Sugihara, l’épouse de Tsuyoshi Toda (Pour ceux qui n’ont pas suivi, il faut se reporter au deuxième volume de la pentalogie Zakuro). L’histoire se décompose en trois partie, La fête des 50 ans de mariage, un retour à la rencontre en 1948, puis l’anniversaire des 56 ans de mariage.  Lire la suite Yamabuki de Aki Shimazaki

Eroshima de Dany Laferrière

Eroshima de Dany Laferrière
Eroshima de Dany Laferrière

Thème : Sexe, Bombe, Hiroshima, Japon, Montréal, Humour

En route vers l’apocalypse: le premier cliché sur le Japon est l’érotisme.

Critique :

Le sexe et la mort, les deux plus vieux mythes du monde. Dès les premières pages de cette nouvelle courte écrite dans un style simple je ne décolle plus. Le roman est dédicacé :« À Rita Hayworth, la star des pin-up, une rousse si explosive que la première Bombe atomique fut baptisée de son nom. »

Un style d’écriture simple, la première partie est découpé en courtes observations, environ 150, puis la narration de l’auteur se fait à la première personne, pour revenir à des observations. Un sacré degré d’humour pour nous narrer les amours d’un Nègre avec une japonaise, puis d’une juive orthodoxe. Le tout plongé dans un compte à rebours : en route vers l’apocalypse … avec des obsessions de la bombe atomique et d’Hiroshima.

Ses obsessions ou thèmes sont les mêmes que celle décrites dans le premier volume de « l’autobiographie américaine » c’est à dire dans « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ».

Citations :

  • J’ai découvert le Sexe (ou le Désir) à sept ans sous les traits de Rita Hayworth. Ah! qu’elle était jolie, la Mort! Je n’ai pas arrêté depuis et il m’a fallu vingt-cinq ans (et la mort de Rita) pour comprendre que c’était une bombe à retardement. Tu peux te cacher n’importe où sur cette satanée planète, il y aura toujours (comme le feu au cul) la menace de la Bombe. Et pour attendre cette saloperie de Bombe, rien de moins que le Sexe. Heureusement que nous sommes un peu plus que cinq milliards répartis un peu partout sur la planète. Alors, c’est quand tu veux, ma vieille.
  • La mort, là-bas ? Mishima, Kawabata, Dazai, Akutagawa. Ils n’ont qu’une façon de mourir, semble-t-il. Se suicider. Qu’est ce qui pousse à ça ? l’orgueil ? La forme ? La beauté ? Une trop haute idée de la vie ? Ne cherchez pas la réponse. (102)
  • Je ne me suis pas encore familiarisé avec cette idée, cette REALITE de respirer, de tousser, de bouger dans la même pièce qu’une juive orthodoxe. Vous vous imaginez l’effet que ça peut faire sur la libido d’un goy nègre.
  • J’entends frapper discrètement à la porte. Myriam Rosenberg entre, et je bascule, la tête la première, dans le trou noir des phantasmes les plus pervers auxquels aucun Nègre, à ce jour, n’a jamais osé rêver.
  • J’AI DECOUVERT LA BOMBE en même temps que le Sexe. J’avais fou de suite compris que les deux généraient la mort. La Bombe, c’est la mort collective, démocratique, égalitaire. Et puis le Sexe, c’est la mort individuelle, élitiste, aristocratique. La bombe, c’est la mort dans un éclair. Le Sexe, la mort à petit feu. L’orgasme est également bref. Le temps, affirme Borges, est une convention.
  • Hoki est née à Vancouver, B.C. Elle n’a pas de dieu, Ni Confucius, ni Bouddha. Elle fait l’amour comme Lao-Tseu se tient sur son buffle.
  • Keiko continue de se caresser les seins. J’attends beaucoup de ce moment pour l’avenir de l’humanité. Le sort de la civilisation judéo-chrétienne se joue, à l’instant, entre ce Nègre et cette japonaise née à Los Angeles.
  • Rita Hayworth, la star des pin-up, une rousse si explosive que la première bombe atomique fut baptisé de son nom.
  • L’appartement est un peu concave comme si je nichais dans une coupe à cognac.

Divers :

  • Paru en 1987, second roman après « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » (1985)
  • ebook , 1.8 heures de lecture, 203 pages tournées, 1.9 pages par min. env
  • L’auteur s’intéresse au mouvement du spiritisme  né à Haïti

Dur, dur de Banana Yoshimoto

dur dur de Yashimoto Banana
dur dur de Yashimoto Banana

Thème : surnaturel, mort, forces occultes, amour, souvenirs,

Deux nouvelles « Peau dur » et « Coup dur ».

La première nouvelle nous plonge rapidement dans le thème du surnaturel, des force occultes, de la mort. Tout ce cheminement dans cette obscurité est causé par le ressenti de la perte d’une amie proche. La narratrice lors d’une randonnée s’approchera d’un sanctuaire d’ou émane des souffrances, d’une rencontre avec un fantôme dans un hôtel. Elle même semble  appartenir plus au monde des ténèbres que celui des vivants, tant elle est emprunt de vision de l’au delà, entouré de fantôme du passé.  Plusieurs incendies à priori sans relation la suivent également.

L’écriture est emprunt de poésie, on retrouve de la tendresse, de la douceur, compassion  dans cette deuxième nouvelle. La fin de vie, du ressenti des proches, et du vide qui va être causé par la mort d’un être proche. On retrouve la symbolique de l’automne qui accompagne cette disparition.

Synoptique :

  1. Le petit sanctuaire: la narratrice fait une randonnée, ses pas s’alourdissent. Elle se s’en retenue par des forces occultes. Elle se remémore sa liaison avec une femme.
  2. L’hôtel:
  3. Le rêve: C’est plutôt une suite de cauchemars concernant Chizuru
  4. La visiteuse : Elle ouvre à une inconnue qui est sortie de sa chambre, après une dispute avec son amant. Lui raconte ses déboires: Sa vie avec Chizuro, qui  est hypersensible, manique, ne dort pas, chuchote aux revenants. Cela déteint. Une fois quitté l’appartement, elle apprend par une amie qu’un incendie à eu lieu et que Chizuru est décédée, elle lui semblait pourtant l’avoir eu au téléphone . L’autre lui parle de suicide raté, elle prend peur et se rend à la réception demander la clé. Elle est la seule cliente de l’hôtel, on lui annonce qu’il y a effectivement eu un double suicide mais elle n’a vu que la femme décédée, l’amant s’en est sorti.
  5. La pièce aux tatamis : elle semble déclencher des incendies partout où elle passe. Elle semble entouré de fantômes . La femme de la réception lui raconte les évènements, puis lui propose de partager un futon de sa chambre. Elle s’endort.
  6. Encore un rêve: Elle se retrouve dans l’appartement de Chizuru, du brouillard…
  7. La lumière du matin: Elle retourne dans sa chambre prendre ses affaires, deux verres sur la table, paye puis se dirige vers la gare.

Champ lexical : ensorcelé, étouffé, triste, chagrin, morne tristesse, larme, noir des ténèbres, froid, crasseux, remords, pleurer, exorcisme, état lamentable, yeux rouges tout gonflés,  teint diaphane…

Coup dur :

  1. A propos de Novembre :La soeur est dans le coma, suite à une hémorragie cérébrale.
  2. Les étoiles : On va débrancher sa soeur, elle va chercher les affaires de sa soeur dans son entreprise.
  3. La musique :On a débranché la machine de sa soeur, accompagné au crématorium, le vide apporté après la disparition de sa soeur. elle est sous le charme de Sakai ( qui aurait été le frère de son beau-frère)
  4. Raconte les quelques jours avant son hémorragie, son coma, son mariage annulé, de l’amour . les souvenirs qui les accompagnent pendant son coma (nostalgie d’un passé heureux et insouciant )

Citations :

  • Mais ce sont les vivants qui me font le plus peur. Comparés à eux, les lieux, même les plus redoutables, ne sont que des lieux, les fantômes, même les plus effrayants, ne sont que des morts. J’ai toujours pensé que, pour inventer le pire, l’homme n’avait pas son égal. (p17)
  • Et puis, quand je vois des gens normaux, ça m’angoisse : j’ai l’impression que c’est moi qui suis un peu fêlée.(49)
  • Dehors s’étendait un brouillard presque palpable, aussi épais que du lait (50)
  • « Tu sais on va bientôt débrancher l’assistance respiratoire », a-t-il dit, à peu près du même ton qu’il m’avait annoncé autrefois: « Pochi est mort ». Pochi était son chien préféré, on l’avait eu à la maison pendant des années. Ca montrait bien la profondeur de sa tristesse (114)
Mes livres sur Babelio.com