Kaiken de Jean-Christophe Grangé

Kaiken de Jean-Christophe Grangé
Kaiken de Jean-Christophe Grangé

En région parisienne, des femmes enceintes sont retrouvées mortes, torturées, éventrées, les fœtus brûlés. Un surnom est donné à ce tueur psychopathe  : « l’accoucheur ». Un flic est sur l’enquête..

Olivier Passan : un flic de la criminelle plongé dans son métier, dans la noirceur de son métier. Il ressemble plutôt à un cow-boy solitaire qui ne suit pas les règles ou pour être dans le thème à un samouraï, ou plutôt un ronin (samouraï sans maître)« . Ce flic est fasciné par la culture japonaise traditionnelle et ancestral. Passion ou obsession, Il est fan de Mishima, Kawabata et Kurozawa. Obsédé par le rituel du seppuku.  en période de divorce. Dans son métier, il est apprécié de ses collègues, dans sa vie de famille, il est en perdition complète, subjugué par sa femme dont il essaye de reproduire le cliché de la femme japonaise. Amoureux de ses deux enfants rencontre du monde occidental et du monde oriental,

Naoko, Sa femme, ancienne mannequin, un caractère bien trempé japonaise d’origine mais qui rejette la  tradition japonaise (du moins celle qui obsède Olivier) qui est tourné vers le monde occidental. Mère de deux enfants. Une femme secrète, un puzzle pour son mari, mais un puzzle d’une froide beauté.

« Tes paupières ont la douceur du pinceau, la cruauté du cutter »

Un tueur en série psychopathe qui tue les femmes enceintes surnommé l’accoucheur , il se croit d’essence divine, le phénix dans la mythologie. En tout cas il semble avoir un grave soucis avec la maternité, et là il est parti pour régler ses comptes. Elle essaye de fuir ses racines car elle refuse l’héritage de son passé,

« Il était la Loi.Il était la Justice.Il était le Glaive et la Sentence… »

Un polar sanglant, plein d’adrénaline. Un suspens haletant ou il est difficile de rompre l’attraction de cette enquête. Des profils psychologiques poussés. La trame est plus orientée sur le couple de Passan, le meurtrier un additif.

J’ai aimé l’attirance du héros sur le pays du soleil levant. Un page-turner  qui ne m’ pas déçu.

Extraits :

  • La vérité d’un homme, c’est comme un tatouage : on la voit au pieu ou à la morgue
  • La Subaru ne faisait pas plus de bruit qu’un sous-marin sillonnant des grands fonds
  • On lui avait ouvert le ventre du sternum au pubis et ses intestins se déroulaient jusqu’au sol. Devant elle, dans une flaque embrasée, brûlait un fœtus. Le modus operandi habituel. Quelques secondes, quelques siècles passèrent. Passan ne bougeait plus. Les chairs rougeoyaient dans la fumée asphyxiante. Le bébé paraissait l’observer de ses yeux rongés de feu.
  • À l’hôpital Sainte-Anne, un service s’est spécialisé dans le Paris shokogun (le syndrome de Paris). Chaque année, une centaine de Japonais sont si déçus par la ville qu’ils sombrent dans la dépression ou la paranoïa. Ils sont internés, soignés, rapatriés.
  • Plutôt mince, l’homme avait une gestuelle accentuée. Ses mouvements soulignaient son vocabulaire, l’enveloppaient de chaleur et de conviction. Passan avait d’autres mots pour caractériser ce genre d’attitude, mais cela parlait de sodomie et de vaseline.
  • Elle avait grandi dans ce maillage, où le vide n’existe pas, excepté dans l’esprit de l’homme durant la méditation zazen
  • Ce regard était un oxymore : il unissait les contraires. Une violence acérée mais aussi une douceur, une tendresse, nées de cette infime divergence des pupilles qui atténuait tout, vous murmurait aux yeux, vous caressait le cœur
  • Il était habitué au stoïcisme des Japonais : si on ne peut rien faire face à un problème, c’est donc que, d’une certaine façon, il n’existe pas
  • Au Japon, on dit : « Les fleurs d’hier sont les rêves d’aujourd’hui. » Elle pouvait ajouter : « Les fautes d’hier sont les cauchemars d’aujourd’hui. »

Divers :

  • Kaïken est le dixième roman de Jean-Christophe Grangé
  • Albin Michel, 2012
  • Note : *****

 

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