Archives pour la catégorie Erotique

Natural Woman de Matsuura Rieko

Natural Woman de Matsuura Rieko

 

La narratrice, Yoko est dessinatrice de manga, elle est jeune, elle a 19 ans. Elle connaît ses premiers émois amoureux, désordre du corps et de l’esprit. Elle est attirée par les femmes, mais un soupçon de soumission entoure ses amours.

« Il ne faut pas laisser échapper l’occasion, quand on aime autant, il faut exprimer son amour, sinon on va mal. Peu importe les conséquences ». Lire la suite Natural Woman de Matsuura Rieko

Publicités

Scènes d’été – Nagai Kafû

Scènes d'été - Nagai Kafû
Scènes d’été – Nagai Kafû

Scène d’été est une nouvelle de moins de 100 pages. Elle nous raconte les frasques d’un riche commerçant, Keizô. Commerçant  marié, plutôt pingre atteint par le ‘démon de midi’. Une attirance pour une geisha qu’il rachète pour en faire sa concubine à moindre coût.

Par conséquent, lorsqu’il eut fait le compte de diverses dépenses encourues à chaque rencontre – rémunération de la fille, pourboires, location d’un salon dans une maison de rendez-vous machiai, sans oublier les cadeaux pour les fêtes de la mi-été et de fin d’année –, il vit que régler d’une fois le coût de plusieurs mois de rencontres n’allait certainement pas le ruiner et qu’il pourrait, en n’entamant qu’une partie de ses bénéfices mensuels, équilibrer son budget d’une façon fort satisfaisante ;

Lire la suite Scènes d’été – Nagai Kafû

Call boy de Ira Ishida

Call boy de Ira Ishida
Call boy de Ira Ishida

Call-Boy est l’histoire d’un jeune Tokyoïte, il est étudiant et se prénomme Ryo. Il a une vie des plus banales et s’ennuie, travaille comme barman dans un petit bar et celà jusqu’à une rencontre inattendue. Dès les premières lignes nous sommes plongés au coeur de son tourment :

J’entends souvent résonner des bruits de pas dans mes rêves.

Ce sont toujours les mêmes. Avec le même rythme, le même écho et le même plancher qui grince. Ils hantent mon sommeil. Je les reconnais, car j’ai appris à les connaître. A force de les entendre, ils me sont devenus familiers.

Oui… j’y suis si tristement habitué que, depuis longtemps, la tournure de mes songes ne me surprend même plus. Je sais toujours de qui je rêve. Je sais à qui appartiennent ces pas. Je ne le sais que trop.

Je le sais, mais je ne peux rien faire d’autre que les laisser s’approcher. Je suis condamné, et comme pieds et poings liés, je reste simplement à attendre que ces maudits rêves se terminent, sans jamais pouvoir les changer. (…)

Lire la suite Call boy de Ira Ishida

La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais de Romain Slocombe

La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais
La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais

 Woodbrooke Gilbert de nationalité anglaise, photographe, et fétichiste des beautés asiatiques en uniforme. Lors de son voyage à Tokyo, pour la promotion de ses photos dans une galerie underground, il va baigner dans le monde flottant des désirs plus ou moins fétichistes. il est d’ailleurs hébergé dans un magasin SM par un ami. 

Lire la suite La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais de Romain Slocombe

Jusqu’au soir de Yoshiyuki Junnosuke

Jusqu'au soir de Yoshiyuki Junnosuke
Jusqu’au soir de Yoshiyuki Junnosuke

Sassa, homme d’une quarantaine d’années entretient une relation extra conjugale avec une jeune fille d’une vingtaine d’années Sugiko. Sugiko est vierge et veut garder son hymen pour un mariage. Sassa et elle vont jouer un jeu d’érotisme et d’excitation, mais il s’interroge peu à peu : est-elle vraiment ce qu’elle dit ? Lire la suite Jusqu’au soir de Yoshiyuki Junnosuke

Mademoiselle S, Lettres d’amour 1928-1930

Mademoiselle S, lettres d'amour
Mademoiselle S, lettres d’amour

Nouvelle interface de WordPress, fausse manipulation et zut catastrophe ….. Ou peut être troublé par ma lecture, je remet tout dans l’ordre et voici la dernière bouture.

Mademoiselle S, est un recueil de correspondance amoureuse. Mais ici, uniquement le recueil des lettres féminines que son amant a conserver précieusement. Donc une correspondance à une seule voix.

Lire la suite Mademoiselle S, Lettres d’amour 1928-1930

Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

Les Belles Endormies de Kawabata
Les Belles Endormies de Kawabata

Eguchi, est un vieil homme de soixante sept ans confronté à ses démons Il découvre par le biais d’un ami une auberge dans lequel un homme peut passer une nuit avec une jeune fille. Il va approcher ses « belles endormies », endormies car sous un fort somnifère, elles sont à disposition des vieillards. Eguchi va se troubler. Eguchi est en quête de plaisirs, mais aux côtés de ces jeunes adolescentes à chaque fois différentes il va se remémorer le passé. Ces jeunes filles lui rappellent ses premiers amours et ces souvenirs vont rapprocher Eguchi de sa fin, de la mort.

L’image d’opposition que sont ces jeunes adolescentes paraissant morte avec les drogues face au vieillard qui revit et se repait de leur chaleur, de leur odeur est touchant. Et pourtant la mort semble rôder auprès des vieillards autant que près de ces jeunes filles.

Toute la sensualité qui se dégage des filles plonge Eguchi dans de longues méditations. Les sens sont mis en avant, Eguchi touche délicatement ces peaux délicates, ces visages. Mais ce sont les odeurs du lait maternel qui suinte des poitrines de ces filles femmes qui rappellent telle la madeleine les souvenirs d’Eguchi. Les souvenirs vont le ramener jusqu’à sa mère couchée sur son lit de mort.

Eguchi va se révolter, vouloir s’opposer à la fatalité. Il essaye de réveiller les filles, questionne la tenancière de ce lieu. Il va même avoir des pulsions violentes, tel un vampire aspirer la vie de ces filles pour s’éloigner de la mort. Mais il se résigne à chaque fois en dormant avec un somnifère. 

Kawabata nous offre un roman magnifique, sur l’amour, la sensualité, emprunt d’érotisme. Mais également sur la mort, le temps et la vieillesse. Les nuits sont bercées par le bruit des vagues qui temporisent la vie qui passe. Evidemment, on pourrait sentir une certaine pointe de cruauté, mais plutôt de fatalisme, de révolte contre l’usure inéluctable du temps  allongé contre ces belles endormies.

Citations :

  • Cependant le vieillard se demandait distraitement comment il avait pu se faire que le sein de la femelle humaine, seule parmi tous les animaux, avait, au terme d’une longue évolution, pris une forme si belle. Le beauté atteinte par les seins de la femme n’était-elle point la gloire la plus resplendissante de l’évolution de l’humanité ?

Divers:

  • Titre original : Nemureru bijo (1960)
  • Publié en français sous le titre Les Belles Endormies,
  • Note : ***** (5/5)