Archives du mot-clé vieillesse

La Vie du bon côté de Keisuke Hada

La vie du bon cote de Hada Keisuke

La vie du bon côté, c’est le quotidien de  Kento, vingt-huit ans. Il  habite encore chez sa mère, souffre de rhume des foins. Il traîne toute la journée dans l’appartement, guère plus actif que son grand-père qui partage leur vie et ne cesse de se plaindre. Kento a de petits boulots journaliers depuis qu’il a donné sa démission, et s’occupe de son grand-père.

Ce qu’il avait sous les yeux, c’était un vieillard qui souhaitait sincèrement mourir plus de trois cent trente jours sur trois cent soixante-cinq. Comment faire pour atteindre le plus rapidement possible le but délicat qui était le sien : voilà ce qu’il devait lui apprendre. Il eut l’illusion d’être devenu un parent pour son grand-père retombé en enfance.

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Comment apprendre à s’aimer de Motoya Yukiko

Comment apprendre à s'aimer de Motoyo Yukiko
Comment apprendre à s’aimer de Motoyo Yukiko

« Comment apprendre à s’aimer », regroupe différents moments de la vie d’une femme prénommée Linde et cela à différents âges de sa vie. Chacun de ces moments l’adolescence, les fiançailles, le divorce, la vieillesse nous montre une des facettes de son personnage. Le parcours de toute une vie, une vie qui pourrait sembler un peu ratée.

Il existe sans doute quelqu’un de mieux, c’est juste que nous ne l’avons pas encore rencontré. La personne avec laquelle nous partagerons réellement l’ envie d’ être ensemble, du fond du cœur, existe forcément. Je crois que nous devons continuer à chercher, sans nous décourager.

Au fil de ses apprentissages, de ses déceptions et de ses joies, Linde – femme imparfaite, on voudrait dire normale – découvre le fossé qui nous sépare irrémédiablement d’autrui et se heurte aux illusions d’un bonheur idéal.

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Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata

Les Belles Endormies de Kawabata
Les Belles Endormies de Kawabata

Eguchi, est un vieil homme de soixante sept ans confronté à ses démons Il découvre par le biais d’un ami une auberge dans lequel un homme peut passer une nuit avec une jeune fille. Il va approcher ses « belles endormies », endormies car sous un fort somnifère, elles sont à disposition des vieillards. Eguchi va se troubler. Eguchi est en quête de plaisirs, mais aux côtés de ces jeunes adolescentes à chaque fois différentes il va se remémorer le passé. Ces jeunes filles lui rappellent ses premiers amours et ces souvenirs vont rapprocher Eguchi de sa fin, de la mort.

L’image d’opposition que sont ces jeunes adolescentes paraissant morte avec les drogues face au vieillard qui revit et se repait de leur chaleur, de leur odeur est touchant. Et pourtant la mort semble rôder auprès des vieillards autant que près de ces jeunes filles.

Toute la sensualité qui se dégage des filles plonge Eguchi dans de longues méditations. Les sens sont mis en avant, Eguchi touche délicatement ces peaux délicates, ces visages. Mais ce sont les odeurs du lait maternel qui suinte des poitrines de ces filles femmes qui rappellent telle la madeleine les souvenirs d’Eguchi. Les souvenirs vont le ramener jusqu’à sa mère couchée sur son lit de mort.

Eguchi va se révolter, vouloir s’opposer à la fatalité. Il essaye de réveiller les filles, questionne la tenancière de ce lieu. Il va même avoir des pulsions violentes, tel un vampire aspirer la vie de ces filles pour s’éloigner de la mort. Mais il se résigne à chaque fois en dormant avec un somnifère. 

Kawabata nous offre un roman magnifique, sur l’amour, la sensualité, emprunt d’érotisme. Mais également sur la mort, le temps et la vieillesse. Les nuits sont bercées par le bruit des vagues qui temporisent la vie qui passe. Evidemment, on pourrait sentir une certaine pointe de cruauté, mais plutôt de fatalisme, de révolte contre l’usure inéluctable du temps  allongé contre ces belles endormies.

Citations :

  • Cependant le vieillard se demandait distraitement comment il avait pu se faire que le sein de la femelle humaine, seule parmi tous les animaux, avait, au terme d’une longue évolution, pris une forme si belle. Le beauté atteinte par les seins de la femme n’était-elle point la gloire la plus resplendissante de l’évolution de l’humanité ?

Divers:

  • Titre original : Nemureru bijo (1960)
  • Publié en français sous le titre Les Belles Endormies,
  • Note : ***** (5/5)

Un membre permanent de la famille de Russel Banks

Un membre permanent de la famille de Russel Banks
Un membre permanent de la famille de Russel Banks

 


Douze nouvelles que nous livre Russel Banks, courtes, piquantes, surprenantes … Tel « Ancien marine », la première nouvelle : Connie Conrad 70 ans, ancien marine qui a élevé ses enfants, cela fait trente ans qu’il n’a pas revu son ex femme, retraité mais enfin enfin juste par le nom. Des problèmes de santé, isolé ou plutôt abandonné par ses enfants qui ont fait leur vie, des problèmes d’argent. Le fils ainé officier de la police d’état, le second gardien de prison.

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Première neige sur le mont Fuji de Yasunari Kawabata

Première neige sur le mont Fuji de Yasunari Kawabata
Première neige sur le mont Fuji de Yasunari Kawabata

Six nouvelles de ce maître de la littérature nous sont offertes dans ce recueil. Nouvelles écrites entre 1952 et 1960 entre ‘le grondement de la montagne’ et ‘les belles endormies’. Kawabata à 53 ans lorsqu’il écrit la première de ces nouvelles.  La première nouvelle est éponyme au  titre de l’ouvrage.

« Sept ou huit ans auparavant, Utako et Jirô s’étaient aimés, puis elle avait épousé un autre homme, dont elle venait récemment de divorcer. Aujourd’hui, elle partait avec Jirô pour un voyage à Hakone. Un voyage lourd d’arrière-pensées. »

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le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

 

Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway
Le vieil homme et la mer, Ernest Hemingway

Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. Ce vieil homme s’appelle Santiago, il y avait un jeune nommé Manolin qui lui est dévoué comme son fils et qui croit en lui. Depuis quatre vingt quatre jours il n’a pas ramené de poissons. Mais cette dernière pêche il va trouver son adversaire, son frère : un de six mètres. Le poisson qui lui ramènera l’estime des siens et son honneur. Je ne raconterais pas le récit, je vous laisse le lire si vous ne l’avez pas encore lu. Lire la suite le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway