Archives du mot-clé poésie

Gracias a la vida de Christine Bonfanti

Gracias a la vida

La femme poète sait tous les mots
Elle les distille et en connaît les charmes et maléfices
Ses paroles tressent des pièges d’argent cousus de fil d’or
dans lesquels elle capture ses proies …

Si vous êtes assez fou
si le danger vous attire
suivez-la !
La vie rêvée vous y attend.

Lire la suite Gracias a la vida de Christine Bonfanti

Publicités

Neige de Maxence Fermine

Neige de Maxence Fermine
Neige de Maxence Fermine

« Neige », c’est un parcours initiatique. Une leçon d’apprentissage qui passe par différentes teintes le dénuement, la beauté, l’amour, l’érotisme, la recherche de soi.

C’est un voyage au pays des neige, le texte est court et beau comme un Haiku. C’est une délicate fable poétique qui m’a transporté dans une autre dimension, un autre monde.

A lire !!!

Lire la suite Neige de Maxence Fermine

Le chat Zen de Kwong Kuen Shan

Le chat Zen de Kwong Kuen Shan
Le chat Zen de Kwong Kuen Shan

 

Un recueil qui mélange de la sagesse Zen à une passion pour les chats. Cela se traduit  par des maximes ou des poèmes. On retrouvera des auteurs célèbres tel Confucius, Sun Zi et d’autres anonymes.

Richement et superbement illustré par des estampes, esquisses, dessins encres de chine mettant en scène des chats. Des chats philosophes somme toute Why not ? 

Lire la suite Le chat Zen de Kwong Kuen Shan

Petits oiseaux de Yôko Ogawa

Petits oiseaux de Yoko Ogaw
Petits oiseaux de Yoko Ogawa

 

Un roman bien étrange que nous livre Ogawa, car c’est les yeux fermés que je me suis précipité sur ce dernier roman. Le thème est l’histoire de  deux frères, semblant vivre dans leur ‘bulle’ hors du monde ou à côté de la réalité. L’aîné ne communique qu’en langage pawpaw ( le langage des oiseaux), son seul centre d’intérêt est de regarder, écouter les oiseaux. Son frère, le cadet est le seul qui arrive à la comprendre, tout en n’ayant pas la dextérité de son frère pour parler le pawpaw. Il va jouer le rôle de traducteur entre l’aîné et le monde qui l’entoure. 

Lire la suite Petits oiseaux de Yôko Ogawa

La femme ailée de Izumi Kyôka

La femme ailée de Izumi Kyôka
La femme ailée de Izumi Kyôka

Cet ouvrage regroupe deux nouvelles : « La femme ailée » et « le camphrier » d’un auteur pour moi peu connu. 

Dans « La femme ailée », le narrateur : Ren est un enfant qui vit dans une guérite  près d’un pont avec sa mère. Sa mère gagne sa vie en faisant payer les gens qui traversent le pont. Elle lui apprend la valeur des choses et du monde qui les entoure, des passants et des animaux. Ren est ouvert au monde, à son écoute. Il est troublé par les leçons de morale de sa maîtresse qui ne correspondent pas à celle de sa mère.

On rencontre beaucoup de compassions dans la nouvelle de « la femme ailée », mais aussi une approche de la nature qui porte à la rêverie. Une part de moraliste également dans cette nouvelle ou le jeune garçon argumente contre sa maîtresse qui leur parle de morale : « l’homme , de tout l’univers, était l’être le plus respectable ».

Il y a de nombreuses descriptions qui agrémentent la nouvelle « Le camphrier » :  « Le crissement des insectes et le va-et-vient grouillant des vers à bois sur le pont ». Yokichi le fils apprenti bucheron et son père mourant, il est inquiet pour sa santé. La vendeuse de Tôfu de la boutique lui dit que les plantes peuvent souffrir tout comme les humains « Les feuilles de saule aussi souffrent, quand on les arrache avec les dents….« 

Une appréhension du future transparait aussi délicatement sur la nature sans que cela soit catastrophique « Que cet univers-là puisse être détruit ne signifie pas pour autant que le village lui-même soit en train de disparaître. Ni même de s’affaiblir »

Une lecture agréable et très poétique, un récit sur des gens simples, j’attendais malgré tout un peu plus de fantastique comme indiqué dans la quatrième de couverture. Mais l’édition Picquier nous offre dans ce volume de nombreux documents permettant de cerner l’oeuvre de Izumi Kyôka : préface, chronologie, et de nombreuses notes.

Citations :

  • « Tu sais, Maman ?… J’ai dit à la maîtresse : ‘Mais, maîtresse, les fleurs sont plus jolies que vous !‘ Je venais juste de voir que les chrysanthèmes étaient en fleurs dans le jardin, et c’est ce que je pensais sincèrement…’A ces mots, la maîtresse qui, avec son chignon vite fait et son teint sombre, est en plus de ça une femme de petite taille, trapue et boulotte, était devenue tout rouge. Et vu le ton sec et saccadé sur lequel, tout à coup, elle s’était mise à bredouiller… on peut bien penser, oui, que c’était là la raison de sa fureur… » p44
  • « Ah, madame! Comme j’aimerais devenir un animal ! Il faut croire qu’ils son tous des bêtes et que ce singe est l’un des leurs! Ils lui ont donné à manger, tandis qu’à moi, humain, ils n’ont pas prêté la moindre attention ! » avait-il dit en jetant un ragrd courroucé autour de lui. Nul doute que ce vieil homme, lui, comprenait… Non ! Il ne s’agissait pas pour lui de comprendre, il savait, sans avoir à le dire, que les hommes sont des animaux, m’expliquait ma mère. p58
  • Le paysage alentour est si mélancolique, si maussade, que ceux qui l’habitent n’osent pas élever la voix ; ils marchent les pieds rentrés, la tête baissée le plus souvent, tandis que le marchand de tôfu comme l’épicier parcourent les rues en silence. Aucune fantaisie dans les mœurs, aucun éclat dans la mise des femmes, peu d’ornements de couleur rouge dans leurs coiffures : chacun, sans y prêter attention, porte le deuil, d’un commun accord avec l’univers qui l’entoure. p94
  • Yokichi regarde ici et là. Soudain, à la vue de la sciure qui, répandue sur ses épaules, sa poitrine, au-dessus de ses genoux et entre ses jambes repliés à même le sol, s’est accumulée et amoncelée, un doute s’empare de lui : cette sciure ne serait-elle pas le sang de l’arbre ? Un frisson parcourt son corps… p117

A  propos de l’auteur :

Kyōka Izumi (dans l’ordre japonais Izumi Kyōka 泉 鏡花, né le 4 novembre 1873, mort le 7 septembre 1939) est un romancier, dramaturge et poète japonais. Il est l’un des principaux écrivains japonais du début du vingtième siècle.

Divers:

  • titre : Kechô ; Sanjakkaku
  • Titre : La femme ailée
  • Traduction Dominique Danesin-Komiyama
  • Edition Picquier poche, 2003.
  • Acheté sur betterWorlBooks 07/2014

Masque de femme de Fumiko Enchi

 

Masque de femme de Fumiko Enchi
Masque de femme de Fumiko Enchi

‘Masque de femme’ est un roman magnifique et subtil, il traite de la séduction et de l’infidélité au Japon. Fumiko Enchi nous entraîne dans les traces de ​​la force destructrice de la jalousie et du ressentiment féminin. Mieko Togano, une femme belle et cultivée dans la cinquantaine, manipule pour ses propres fins sa bru. Sa bru Yasuko est veuve, son mari est mort lors d’une escalade sur le mont Fuji. Une relation étrange transparait entre Yasuko et Mieko : homosexualité, dévouement, complicité. Une aura de mystère entoure cette relation, qui est soulignée par le spiritisme. Il semble que toutes deux doivent se venger à tout prix des hommes. Yasuko sera l’objet d’un plan machiavélique, se jouant des sentiments amoureux de Tsuneo : un mari consentant dans ses mains. Fumiko Enchi nous laisse à nos interrogations quant aux raisons multiples de la vengeance de ces deux femmes.
Lire la suite Masque de femme de Fumiko Enchi

Haikus mis en images par Catherine-Jeanne Mercier

Haikus
Haikus

Préface de l’auteur:

Comment saisir la brièveté de l’instant, mettre en image l’invisible qui sous tend le mouvement de la vie ? La poésie silencieuse des Haïkus oblige à suspendre le regard, invite à se laisser surprendre pour que tout à coup l’inattendu devienne lumineux. Elle ouvre un espace à méditer où se dévoile la réalité de l’univers. Qui mieux que le peintre peut alors se mettre à l ‘écoute de chaque chose et de ce qu’elle suggère ?

Chercher à confronter le mot et l’image nés d’une émotion soudaine et leur donner un sens tel est le défi de Catherine-Jeanne Mercier peintre et professeur d’art contemporain. Trouvant dans le Haïku une forme poétique propice à l’abstraction, elle a choisi de mettre en images cinquante haïkus parmi les créations des poètes japonais les plus réputés. Ils révèlent son désir d’offrir une transparence aux bruissements minuscules de l’imaginaire.

Avis :

Un ouvrage initiatique pour faire connaissance avec la poésie japonaise. L’idée  d’associer à chaque Haiku une oeuvre abstraite  confère à cet ouvrage un mariage original. Il peut se parcourir anarchiquement au gré des humeurs, des couleurs qui se diffusent des peintures, des heures de  la journée, ou des saisons…. Et à l’infini…

Particulièrement accessible, car cet ouvrage est une anthologie  des poètes japonais. Dont je l’avoue étaient pour moi pratiquement inconnu : Hashin, Jôso, Sôseki, Suikô, Issa, Wafù, Shiki, Koyû-Ni, Kyoshi, Senka, Kubonta, Shiki, Bashô, Taigi, Seifujo, San’In, Buson, Onitsura, Mujin  …

Voici quelques Haïkus tirés de l’ouvrage :

Les yeux des chats
devenus des aiguilles
quelle chaleur !
Suikô

Affalé au sol
Le cerf-volant
était sans âme
Kubonta

Tout le monde dort
Rien entre
La lune et moi
Seifujo

De quel arbre en fleur
Je ne sais
Mais quel parfum
Bashô

Emporte-moi
Loin du quartier
Cerf-volant
Tama

Divers:

  • Broché: 96 pages, dans les 25€
  • Editeur : Seuil (17 octobre 2003)
  • Bibliothèque du KB 29/04/2014
  • Auteurs cités : Hashin, Jôso, Sôseki, Suikô, Issa, Wafù, Shiki, Koyû-Ni, Kyoshi, Senka, Kubonta, Shiki, Bashô, Taigi, Seifujo, San’In, Buson, Onitsura, Mujin  …
  • Note : ***** (4/5)