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La promesse du lendemain de Hitonari Tsuji

La promesse du lendemain de Hitonari Tsuji
La promesse du lendemain de Hitonari Tsuji

 

Plusieurs nouvelles composent cette « Promesse du lendemain », on retrouvera entre autres un fonctionnaire, un médecin, un enfant placé dans des situations étranges.

Un guichetier de la poste est observé par une jeune femme, mystérieuse, elle lui fait des petits signes et des sourires. Malaise, gêne, agacement  et finalement curiosité quand celle-ci n’est plus là.

Un médecin appartenant à une ONG qui fuit une embuscade se retrouve dans un village perdu. Il va découvrir une nouvelle façon de vivre avec les autochtones, vie où le temps n’a plus cours.

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Petits oiseaux de Yôko Ogawa

Petits oiseaux de Yoko Ogaw
Petits oiseaux de Yoko Ogawa

 

Un roman bien étrange que nous livre Ogawa, car c’est les yeux fermés que je me suis précipité sur ce dernier roman. Le thème est l’histoire de  deux frères, semblant vivre dans leur ‘bulle’ hors du monde ou à côté de la réalité. L’aîné ne communique qu’en langage pawpaw ( le langage des oiseaux), son seul centre d’intérêt est de regarder, écouter les oiseaux. Son frère, le cadet est le seul qui arrive à la comprendre, tout en n’ayant pas la dextérité de son frère pour parler le pawpaw. Il va jouer le rôle de traducteur entre l’aîné et le monde qui l’entoure. 

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Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki
Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

 

« Des os de corail, des yeux de perle », est un recueil de trois courtes nouvelles, celle qui porte le titre de l’ouvrage puis « Espérance » et « Voyage vers le Nord ».

« Des os de corail, des yeux de perle », a pour thème la mort. L’épouse recueille les cendres de son mari incinéré. Le narrateur de ce récit est le mort. On trouve de la beauté dans les actes de l’épouse, elle récupère les ossements tel un cuisinier qui dresse les mets sur un plat. Son mari avait accepté sa mort, le rituel est sacralisé. Son mari avait demandé plusieurs choses à son épouse après sa mort. Un vœu plutôt qu’une obligation : de broyer ses os puis de les disperser lors d’une plongée, de l’oublier.

J’ai tout de suite ressenti une similitude avec la nouvelle « La jeune fille suppliciée sur une étagère » d’Akira YOSHIMURA : l’incinération du corps puis les ossements et l’âme mêlés qui regardent, ressentent, nous imprègnent. La vision d’Ikezawa est moins triste, sordide que celle d’Yoshimura. Les cendres sont accompagnées, touchés pour être dispersées. L’amour les accompagne.

« Espérance » : une jeune fille écrit à son frère Kazuhiko pour l’informer que sa femme Tomoko ainsi que son fils Kyota ont quitté l’île où elle vivait avec sa belle-famille. Elle lui écrit une longue lettre pour lui expliquer les derniers évènements, elle cherche une explication, elle parle de son incompréhension devant la disparition de sa belle-sœur. Tomoko vivait à Tokyo avant de venir sur l’île, elle se sentait ‘yosomono’ (étrangère) au début puis semblait s’intégrer dans l’île au sein de la famille. Sa sœur ressent une culpabilité, car elle idéalisait le bonheur de l’union de Tomoko avec son frère. La nouvelle se finit sur une touche d’espoir mélangé d’optimisme.

« Voyage vers le nord » est le récit d’un voyage initiatique. Le narrateur quitte un abri qu’il avait habité pendant un an. Il est seul, on suppose qu’il a survécu à la fin du monde : une catastrophe biologique. Mais une fin du monde douce, que chacun a accepté. Le narrateur part, va affronter son destin seul en partant pour le nord.

Un style un peu différent de mes lectures habituelles, qui laisse un goût étrange en tournant la dernière page de ce livre. Peut-être de la nostalgie.

 

Thème : éloignement, mort, nostalgie, amour

Citations :

  • Dorénavant, la notion de propriété n’existe plus. D’une certaine manière, les biens du monde entier lui appartiennent. Mais il n’arrive pas à s’en sentir propriétaire. (« Voyage vers le nord »)
  • Ceux qui créent ne font en réalité que tirer un tout petit peu d’eau du grand puits de l’humanité. Lorsque la source s’en épuise, s’épuise avec elle le sens de tout ce à quoi travaillent les hommes.(« Voyage vers le nord »)
  • Si rien ne subsistait, cela me conviendrait assez, je pense. Mais le mort que je suis ne pense pas. Il n’a pas de pensées. Je ne suis plus là. Je te vois seulement. (« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • De quel lieu et pour quelle raison est-ce que je te regarde ainsi, moi qui suis mort ? A quoi puis-je bien penser ? Mais je ne pense pas : je n’existe pas.(« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • Plaisantant à moitié, je t’ai dit que je trouvais la vie si passionnante, si belle et si gaie, que je ne pouvais pas croire à l’éternité d’une telle merveille : ce serait trop beau pour être vrai. Et toutes les choses à prendre, je les avais déjà prises.  (« Des os de corail, des yeux de perle »)

Divers:

  • Editions Philippe Picquier, Collection : Picquier poche. 112 pages
  • Traduction : Véronique Brindeau , Corinne Quentin
  • Note : ***** (3,5/5)