Archives du mot-clé voyages

En Mer de Toine Heijmans

En Mer de Toine Heijmans

Donald a pris un congé sabbatique de trois mois. Après quinze ans de service dans sa boîte afin de  changer d’air : trouver la solitude, le silence, oublier et se ressourcer. Pour partir sur son voilier et naviguer en solitaire comme un vieux loup de mer dans la mer du Nord. Il va partir avec sa fille Maria âgée de 7 ans de Thyboron au Danemark,  et retrouver sa femme Hagar qui l’attend  à Harlingen aux Pays-Bas, une petite traversée de deux jours, pour renforcer les liens avec sa fille, pour affirmer sa place de père.  Avec l’arrivée de la tempête, l’angoisse monte progressivement .

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Le neveu d’amérique de Luis Sepulveda

 

Le neveu d'amérique de Luis Sepulveda
Le neveu d’amérique de Luis Sepulveda

 

Le grand père, vieil anarchiste anticlérical exilé est une véritable icône : Il éduque son petit fils dans cet esprit libertaire et laïque. Nous retrouverons plusieurs fois le clergé malmené, de curés alcooliques avec plein d’humour tout au long de l’histoire de Luis.

« Le gag consistant à me remplir de limonade pour ensuite me faire pisser à la porte des églises, nous l’avions maintes fois répété depuis que j’avais commencé à marcher et le vieux avait fait de moi son compagnon d’aventures, le petit complice de ses mauvais coups d’anarchiste à la retraite. Que de portes d’églises j’avais arrosées ! »

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Antartida de Francisco Coloane

Antartida de Fransisco Coluane
Antartida de Fransisco Coluane

Ils sont quatre à s’aventurer à bord de l’Agamaca un cotre affrété pour explorer l’Antarctide. On retrouve dans cette expédition Alejandro, un sergent télégraphiste Ulloa, un chef blanc « Manuel », et Félix un indien Yaghan . Cet équipage en partance pour des découvertes, et des richesses rencontreront baleines bleues, lions de mer, pirates, icebergs lors de ce voyage. On sera vite fasciné part les descriptions des immensités blanches, Mais si la beauté est là, le drame n’est jamais très loin.

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Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki
Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

 

« Des os de corail, des yeux de perle », est un recueil de trois courtes nouvelles, celle qui porte le titre de l’ouvrage puis « Espérance » et « Voyage vers le Nord ».

« Des os de corail, des yeux de perle », a pour thème la mort. L’épouse recueille les cendres de son mari incinéré. Le narrateur de ce récit est le mort. On trouve de la beauté dans les actes de l’épouse, elle récupère les ossements tel un cuisinier qui dresse les mets sur un plat. Son mari avait accepté sa mort, le rituel est sacralisé. Son mari avait demandé plusieurs choses à son épouse après sa mort. Un vœu plutôt qu’une obligation : de broyer ses os puis de les disperser lors d’une plongée, de l’oublier.

J’ai tout de suite ressenti une similitude avec la nouvelle « La jeune fille suppliciée sur une étagère » d’Akira YOSHIMURA : l’incinération du corps puis les ossements et l’âme mêlés qui regardent, ressentent, nous imprègnent. La vision d’Ikezawa est moins triste, sordide que celle d’Yoshimura. Les cendres sont accompagnées, touchés pour être dispersées. L’amour les accompagne.

« Espérance » : une jeune fille écrit à son frère Kazuhiko pour l’informer que sa femme Tomoko ainsi que son fils Kyota ont quitté l’île où elle vivait avec sa belle-famille. Elle lui écrit une longue lettre pour lui expliquer les derniers évènements, elle cherche une explication, elle parle de son incompréhension devant la disparition de sa belle-sœur. Tomoko vivait à Tokyo avant de venir sur l’île, elle se sentait ‘yosomono’ (étrangère) au début puis semblait s’intégrer dans l’île au sein de la famille. Sa sœur ressent une culpabilité, car elle idéalisait le bonheur de l’union de Tomoko avec son frère. La nouvelle se finit sur une touche d’espoir mélangé d’optimisme.

« Voyage vers le nord » est le récit d’un voyage initiatique. Le narrateur quitte un abri qu’il avait habité pendant un an. Il est seul, on suppose qu’il a survécu à la fin du monde : une catastrophe biologique. Mais une fin du monde douce, que chacun a accepté. Le narrateur part, va affronter son destin seul en partant pour le nord.

Un style un peu différent de mes lectures habituelles, qui laisse un goût étrange en tournant la dernière page de ce livre. Peut-être de la nostalgie.

 

Thème : éloignement, mort, nostalgie, amour

Citations :

  • Dorénavant, la notion de propriété n’existe plus. D’une certaine manière, les biens du monde entier lui appartiennent. Mais il n’arrive pas à s’en sentir propriétaire. (« Voyage vers le nord »)
  • Ceux qui créent ne font en réalité que tirer un tout petit peu d’eau du grand puits de l’humanité. Lorsque la source s’en épuise, s’épuise avec elle le sens de tout ce à quoi travaillent les hommes.(« Voyage vers le nord »)
  • Si rien ne subsistait, cela me conviendrait assez, je pense. Mais le mort que je suis ne pense pas. Il n’a pas de pensées. Je ne suis plus là. Je te vois seulement. (« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • De quel lieu et pour quelle raison est-ce que je te regarde ainsi, moi qui suis mort ? A quoi puis-je bien penser ? Mais je ne pense pas : je n’existe pas.(« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • Plaisantant à moitié, je t’ai dit que je trouvais la vie si passionnante, si belle et si gaie, que je ne pouvais pas croire à l’éternité d’une telle merveille : ce serait trop beau pour être vrai. Et toutes les choses à prendre, je les avais déjà prises.  (« Des os de corail, des yeux de perle »)

Divers:

  • Editions Philippe Picquier, Collection : Picquier poche. 112 pages
  • Traduction : Véronique Brindeau , Corinne Quentin
  • Note : ***** (3,5/5)

Sept histoires qui reviennent de loin de Jean-Christophe RUFIN

 

Sept histoires qui reviennent de loin de Jean-Christophe Rufin
Sept histoires qui reviennent de loin de Jean-Christophe Rufin

 

L’auteur :

Jean-Christophe Rufin, médecin, voyageur, écrivain, a publié aux Éditions Gallimard L’Abyssin, prix Goncourt du premier roman et prix Méditerranée , Sauver Ispahan, Asmara ou Les causes perdues, prix Interallié, Rouge Brésil, prix Goncourt 2001, Globalia, La salamandre, Un léopard sur le garrot, Le parfum d’Adam, Katiba, et Sept histoires qui reviennent de loin. Il est membre de l’Académie française depuis 2008.

 

Sentiment :

Pour un écrivain que je découvre, « Sept histoires qui reviennent de loin », n’est surement pas le premier roman pour faire connaissance avec cet auteur. Les sept petites histoires qui le composent sont assez inégales. Elle ne sont pas transcendantes pour la plupart, et la chute se devine pour certaines. L’écriture n’est pas désagréable, j’aurais souhaité que sa carrière dans l’humanitaire ressorte un peu plus au fil des lectures. Seul la nouvelle « Garde-Robe » effleure le sujet des ONG, racisme, antisémitisme. Le thème de l’identité est par contre plusieurs fois présents dans les autres nouvelles. Je suppose que la découverte des oeuvres de Jean-Christophe Rufin doit plutôt se faire par ses essais ou ses romans. Ce recueil de nouvelles semble secondaire dans sa carrière littéraire.

  • Passion francophone
  • Les naufragés
  • Le refuge Del Petrio
  • Les fiancés de Lourenço Marques
  • Garde-Robe : Colombo
  • Train de vie : TGV

Divers :

  • Ebook, 2.8 heures de lecture
  • Edition Gallimard, 2011
  • Note : ****** (3/5)