Génocide(s) de Kazuaki Takano

Génocide(s) de Kazuo Takano

Un peu de retard dans la mise à jour de mes lectures et de mon site. Je me rattrape avec ‘Génocide(s)’ du japonais Kazuaki Takano.

Briefing à Washington DC, le président est informé d’une menace à la sécurité nationale: un garçon de trois ans nommé Akili, qui est déjà l’être le plus intelligent de la planète. Il peut percevoir les modèles et prédire les événements futurs mieux que la plupart des super calculateurs, et déchiffrer tous les codes. Donc une faille dans la sécurité nationale.

Un organisme d’un genre nouveau est apparu dans la forêt tropicale à l’est de la République démocratique du Congo. S’il venait à se multiplier, non seulement il constituerait une grave menace pour la sécurité des États-Unis, mais il pourrait de surcroît exposer l’humanité entière à un risque d’extinction.

Génocide(s) est un thriller absorbant, il est (il faut l’avouer) assez ardu, car il touche de nombreux thèmes. Et Kazuaki Takano nous plonge dans ces mondes avec une connaissance très pointue et très documentée. On va toucher la géopolitique mondiale, philosophie, géographie, géo politique : deuxième Guerre du Congo avec ses massacres, enfants soldats, la conception de pharmacologie, chimie , l’anthropologie scientifique, et les services secrets américains.

« L’agoniste qui apparut alors se composait d’une structure oblongue formée de deux anneaux de benzène et d’un composé hétérocyclique, auquel se liaient du soufre, de l’azote et des bases aminées. Au total, les trois structures cycliques devraient former un groupe fonctionnel capable de se lier spécifiquement au RCPG769 mutant. L’effecteur allostérique, lui, possédait une composition et une structure différentes, mais était aussi formé à partir de trois composés cycliques. »

De longs passages sur la chimie pharmacologique, la recherche médicale et la création de nouveaux médicaments. Domaine que je ne connais pas donc difficilement intelligible (pour moi) mais la foison de détails techniques donne une profondeur à l’histoire. J’ai beaucoup plus apprécié la description des causes des conflits politico instrumentalisé de cette région d’Afrique.

« Au Congo, il n’y a ni armes sophistiquées ni tactiques élaborées comme les frappes de précision. Ni principes, ni idéologie, ni patriotisme. Tout ce qu’on y trouve, c’est une guerre brute, sans le moindre décorum. La lutte pour les ressources souterraines, la haine inter ethnique, des tueries à l’arme blanche ou aux armes à feu de petit calibre. »

J’ai découvert Kazuaki Takano avec treize marches,  (Thriller sur l’univers carcéral au Japon). Sous le charme de ce premier roman, je me suis lancé dans la lecture de Génocide(s). Et ce dernier roman ne laisse pas indifférent, on se posera des questions sur l’humanité de sa naissance à son futur devenir, de la nature humaine sous toutes ses facettes.

 

Divers:

  • Titre original :ジェノサイド, 2011
  • Editeur : Presse de la Cité
  • Traduit du japonais par Jean-Baptiste Flamin
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6 réflexions sur « Génocide(s) de Kazuaki Takano »

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