Treize marches de Kazuaki Takano

Treize marches de Kazuaki Takano
Treize marches de Kazuaki Takano

 

Ryô Kihara, trente-deux ans, est condamné à la peine capitale pour un double meurtre. Il a déjà passé sept ans dans le couloir de la mort. Amnésique au moment du procès, il a reconnu sa culpabilité.

La mort arrive à neuf heures du matin.
Ryô Kihara le savait.
Une fois seulement, il avait entendu ses pas.Ce jour là, il avait d’abord perçu le bruit sourd d’une porte en métal grinçant sur ses gonds, semblable au grondement de la terre. Quand l’air avait cessé de vibrer, l’atmosphère dans sa cellule avait changé du tout au tout. Les portes de l’enfer s’étaient ouvertes, et le véritable effroi, celui qui ne laisse pas même le corps frémir, s’en échappa.

Alors que la sentence approche, un cabinet d’avocat engage un repris de justice et un gardien de prison afin d enquêter sur l’ innocence de Ryô Kihara.

Treize marches est une immersion dans le système pénal et carcéral japonais. A la fois polar, et roman, il mélange les genres tout en dosant savamment les ingrédients.

Un repris de justice Jun’ichi Mikami découvre l’envers du système judiciaire, ex détenu en liberté conditionnelle ayant purgé deux ans pour meurtre. Il va être mandaté par un avocat et découvrir le fonctionnement de l’instruction et quels en sont les clés. Une autre vision provient de Shôji Nangô ancien gardien pénitentiaire, ayant été bourreau. Il aide maintenant à la réhabilitation des anciens détenus. Tous deux vont travailler à prouver l’innocence de Ryô Kihara qui est dans le couloir de la mort.

La peine de mort est une ‘tradition’ au japon la sentence de mort est surtout pour les crimes « les plus odieux » et est donné par pendaison. Nous apprenons aussi le dysfonctionnement des tribunaux japonais.

Le roman pose aussi la problématique de la peine de mort, de ses liaisons étroite avec la politique ainsi qu’avec la religion.  Le pardon, mais aussi les excuses et les regrets sincères que doit formuler l’accusé auprès de la famille et des proches de la victime:

« J’ai racheté ma faute au centre de détention de Matsuyama. Je ne crois pas que vous puissiez un jour me pardonner, mais la moindre des choses était que je vienne vous présenter mes excuses, en bonne et due forme. Je suis profondément désolé, pardonnez-moi »

Un polar original, une lecture émouvante , des personnages attachants blessés par la vie mais plein d’humanité ou de ce qu’il leur en reste. A découvrir …

Extraits :

  • Le procureur du ministère public de la cour d’appel de Tokyo était venu au centre de détention avec dans ses mains un « ordre d’exécution de la peine de mort ». Le badge sur sa poitrine, symbole du ministère public, possédait un nom : « l’insigne de la gelée automnale et du soleil ardent ». Il reflétait l’inflexible sévérité du ministère dans l’exécution des peines en la comparant au gel mordant de l’automne et à la chaleur torride du soleil d’été.
  • Environ dix millions de yens. Voilà le prix d’une vie humaine, selon la loi. Dérisoire.

Divers:

  • Titre original: 13階段,  13 Kaidan, 2001
  • Prix Edogawa Ranpo 2001
  • Editeur : Presses de la cité , 2016
  • Traduit par Jean-Baptiste  FLAMIN
  • Note : ●●●●●
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12 réflexions sur « Treize marches de Kazuaki Takano »

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