vers la lumière de Genyu Sokyu

vers la lumière genyu sokyu
vers la lumière genyu sokyu

 

Une femme atteinte d’un cancer du foie en phase terminale, pour l’accompagner ses enfants sont présents ainsi que Jiun son gendre qui est un bonze bouddhiste .

Ils ont entamé le soutra : « remplis d’amour comme une lumière parfaite, le cœur qui sait se réjouir de tout est profond est vaste. »

Souvenirs, nostalgie, images du passé  confusion et puis la douleur de la maladie, des journées bercées de somnolence. Une impotence progressive qui s’installe peu à peu.

Seul l’esprit reste vivant, parcourant souvenirs, à la rencontre des proches disparus. Des moments de lucidité de plus en plus bref la ramène à la réalité, l’hospitalisation, médicaments, sondes, et la douleur. Le temps n’a plus d’existence propre, il n’existe plus dans sa linéarité. Son esprit se détache peu à peu, et elle se met à voyager délicatement, doucement.

Le récit conte son voyage vers l’au delà, l’ acceptation de son état  et les voyages de son esprit/âme vers la ‘lumière’.

Une partie du récit, lié au bonze est assez mystique. Jiun élabore ou explique une théorie de  l’énergie produite lors de la mort, le poids du vivant et du non vivant étant non identique, une énergie cosmique ou une force serait produite au moment du passage vers l’au delà : lumière, conscience, …

Quelques mots sur l’écrivain et le contexte :  Genyû Sôkyû est membre du temple Fukujuji de la secte zen Rinzai-Myôshinji. Il a écrit de nombreux livres sur le  bouddhisme ainsi que sur des matières scientifiques.

Le titre original de ce roman est « Amitabha », divinité également connu sous le nom de Amida est un bouddha du bouddhisme. Il règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude », monde merveilleux, pur, parfait, dépourvu du mal, de souffrance. Cette terre pure, est le lieu de refuge en dehors du cycle des transmigrations .

J’ai eu du mal à rentrer dans le livre.  La thématique principale de ce roman concerne les soins palliatifs et la fin de vie, mais elle est entremêlée  de mysticisme religieux, métaphysique qui est hors de ma portée.

Extraits :

  • Jamais je n’avais eu autant le sentiment que mon corps était un tel fardeau
  • Je ne vois pas et j’ai l’impression de flotter plus ou moins dans une sorte de Clair-obscur. De temps en temps toutes sortes de Scènes le traversent. Plutôt que de m’apparaître en esprit, c’est comme si mon corps entier passé au milieu de ces scènes et c’est seulement dans ces moments-là que je prends conscience du temps.
  • Faisant l’expérience d’un monde où il suffit de penser aux choses pour qu’elle prenne forme, ce que je saisis surtout de cette assemblée serrer dans une grande pièce d’une 61 de tatami, c’est l’existence de penser multiples et informe, cette stagnation de conscience qui s’enroule sur elle-même à la recherche d’une vaine représentations de choses insaisissables. Ce sentiment n’est pas désagréable mais je me dis : » Ah que c’est compliqué ».

DIvers :

  • Titre original : Amitabha, 2003
  • Editions Picquier, 2010
  • Traduction : Corinne Quentin
  • Note :

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