Archives du mot-clé WW1

Glaise de Franck Bouysse

Glaise de Franck Bouysse

Les monts du Cantal, août 1914 les hommes en âge sont mobilisés pour partir à la Grande guerre. Il ne reste dans le village que les enfants, les femmes, les vieillards et les invalides pour s’occuper des fermes et des récoltes. ‘Glaise’ ne va pas nous emmener dans les tranchées, mais dans cette campagne démembré de ces hommes.

Lire la suite Glaise de Franck Bouysse

Publicités

La douleur de André de Richaud

La douleur de André de Richaud
La douleur de André de Richaud

MmeThérèse Delombre trente-cinq ans et déjà veuve. Son mari un capitaine est mort des les premières années de la Grande guerre, elle reste avec son fils Georges dans un petit village de Provence. Mais la passion la guette, et surtout la solitude.

Elle ne pensait qu’à l’amour, qu’aux gestes de l’amour, qu’aux douleurs de la passion. Elle aimait éperdument. Une seconde jeunesse la saisissait. Elle essayait de se délivrer en aimant son fils, en se forçant à aimer son fils par de dures contraintes. Mais l’enfant était déjà pour elle, sans qu’elle se l’avouât, un homme, et un peu de boue souillait à jamais l’amour de la mère »

Lire la suite La douleur de André de Richaud

Une terre d’ombre de Ron Rash

Une terre d'ombre de Ron Rash
Une terre d’ombre de Ron Rash

Un récit assez étonnant, mettant en scène des vétérans de la première guerre mondiale, des gueules cassées, gazés. Et également des corps qui reviennent de France après avoir combattu les allemands. Un semblant d’anachronisme dans cette vallée perdue des Appalaches. Des gens simples, des inconnus violents parfois rancunier mais avec une générosité près à partager leur quelques dollars. Mais aussi une éducation emprunt de superstitions : “En général, les hommes croient ce qu’ils veulent croire ?” »

Lire la suite Une terre d’ombre de Ron Rash

Le collier rouge de Jean christophe Rufin

 

Le collier rouge de Jean-christophe Rufin
Le collier rouge de Jean-christophe Rufin

Avis :

Déception,  je dois être le seul à mettre un commentaire mitigé, car je n’ai croisé que des critiques élogieuses. L’écriture est agréable, et ce roman se lit vite. L’histoire m’a un peu surpris et je suis resté sur ma faim.

Un soldat décoré de la Légion d’honneur malgré lui se retrouve prisonnier pour outrage dans une prison du bas-Berry. On se saura que dans les dernières pages les raisons de son scandale (sûrement pour entretenir un suspens des plus insoutenable ?). Un juge humaniste ( je le trouve un tantinet trop débordant de cette qualité un peu rare chez les militaires), qui a comme seul objectif de revenir à la vie civile et qui veut en finir au plus vite de ce dernier jugement, égoïstement mais équitablement. Et pour cela, il fera tout ce qu’il peut pour sauver un homme qui est prêt à être fusillé ou déporté pour ses idées.

Avec en toile de fond, les pérégrinations de la vie d’un poilu antimilitariste de la grande guerre de la Somme aux Dardanelles, afin que le juge puisse rendre un semblant de compte-rendu.

Oui, pour un conte philosophique, ou une fable antimilitariste. Mais c’est également le récit d’une fidélité sans borne : celle du chien pour son maître. (…)

A l’est, c’est la révolution bolchevique. Les affrontements sociaux démarrent en France et font présager le front populaire.

Pour moi, un livre simpliste qui effleure en quelques pages une vision de la guerre qui mériterait un approfondissement. C’est la période du centenaire de la première guerre, chacun doit sortir un roman commémoratif.  Allez plutôt lire “Au revoir là-haut” de Pierre Lemaître.

 

PENSER L'EMANCIPATION EMANCIPATORY THOUGHT
PENSER L’EMANCIPATION EMANCIPATORY THOUGHT

Personnages :

  • Raymond Dujeux : Gardien, adjudant, la cinquantaine orignaire de bretagne
  • Perrine : La fille du bar le Marronnier
  • Marcel Morlac : paysan 28 ans, né à Brigny, décoré de la Légion d’honneur
  • Hugues Lantier de Grez : Chef d’escadron, cantonné à Bourges, juge militaire.
  • Valentine : amie de Morlac, habite au hameau de Vallenay avec son fils de trois ans.
  • Gabarre: Gendarme, maréchal des Logis-chef.

Citations :

  • S’ils le condamnent ! Ah, malheureux ! Le bon Dieu ne laissera pas faire une chose pareille, j’espère bien. Pendant quatre ans, ils sont venus chercher nos gamins pour les tuer, mais maintenant, la guerre est finie. Le préfet, les gendarmes et tous les gros planqués qui ont profité, ce serait plutôt à eux de rendre des comptes. S’ils condamnaient ce gars-là, ce serait un grand malheur.
  • L’officier était un homme de la ville. Il était né à Paris et y avait toujours vécu. Il avait souvent remarqué, avec ses hommes, à quel point citadins et paysans voyaient l’arrière différemment. Pour l’homme des villes, l’arrière, c’était le plaisir, le confort, la lâcheté, en somme. Pour celui des campagnes, l’arrière, c’était la terre, le travail, un autre combat.
  • Rien. Il n’a fait que du bien. Il leur a dit leurs quatre vérités, à ces bouchers. Évidemment, ça ne leur a pas plu et ils se vengent. — Les militaires ? — Bien sûr, toute la clique. Les généraux, les politiciens qu’ils servent et les marchands de canons. Tous ceux qui ont envoyé les petits gars de ce pays à la mort.
  • Il était devenu militaire pour être au service des hommes. C’était un malentendu, bien sûr. La guerre n’allait pas tarder à lui faire découvrir que c’est l’inverse, que l’ordre se nourrit des êtres humains, qu’il les consomme et les broie.
  • Le cri d’une femme amoureuse laisse toujours aux hommes l’impression qu’en cette matière ils sont d’une grande faiblesse.
  • Tout ce qui fait monter dans le peuple le dégoût de la guerre est bon pour la cause que je défends, comme vous dites. Si les prétendus héros refusent les honneurs abjects de ceux qui ont organisé cette boucherie, on cessera de célébrer une prétendue victoire. La seule victoire qui vaille est celle qu’il faut gagner contre la guerre et contre les capitalistes qui l’ont voulue.

Synoptique :

  1. Dujeux est le gardien d’un prisonnier taciturne Morlac. Il doit supporter les aboiements d’un chien toute la journée, il fait chaud.
  2. Morlac se dit responsable de ses actes et ne regrette rien. Le chien le suit depuis son appel sous les armes en 1915. Il devient la mascotte du régiment. Morlac est d’une sincérité désarmante : un homme de la campagne. Il est difficile à juger par Lantier, c’est un héros mais il vomit la nation.
  3. Morlac interrogé, raconte à Lantier les années de guerre : La Somme, les Dardanelles. Le chien l’accompagne jusqu’à Salonique. Morlac refuse les aides que lui apporte le juge. Lantier souhaiterait l’entendre dire qu’il était ivre, ou que sa passion pour son chien l’a poussé à ce scandale. Lantier va interroger Valentine. Il semble déborder d’humanité.
  4. Lantier continue à instruire le cas du soldat. Il veut le sauver pour finir sa carrière militaire le coeur léger. Le fils de Valentine qui a trois ans est aussi le fils de Morlac.
  5. Le chien a un surnom : Guillaume, Lantier continue l’interrogatoire, son évacuation sur Monastir. Lantier se rapproche de Gabarre pour connaître les commérages.
  6. Valentine passe au village pour rencontrer Lantier, le chien est à bout de force, les villageois s’en occupent.
  7. Louis, un jeune sauvageon est interrogé par Gabarre. Il raconte que Morlac a parlé au fils de Valentine. Morlac raconte qu’ilavait prévu d’arrêter la guerre et de fraterniser avec l’ennemi dans les Dardanelles. Mais que la fraternisation tourne au drame à cause du chien.
  8. Morlac et le chien sont blessés lors de l’attaque, Morlac est décoré pour acte de bravoure.
  9. Lantier invite Valentine au restaurant, elle se confie sur Morlac. Au début, Morlac a appris à lire pour lui faire plaisir, preuve d’amour. Il était paysan naïf mais différent. C’est son chien à elle, elle voulait qu’il emmène quelque chose d’elle à la guerre. Il lui écrit toute les semaines. Il a une permission mais revient changé “arbre sans feuille, dur, tout desséché. Il ne sourait plus. Il parlait beaucoup”. Il se pose des questions sur tout : politique, nations, peuples ….elle lui conseille des livres :”Proudhon, Marx, Kropotkine”, puis il part pour l’armée d’Orient. Elle a peur pour lui et reprend contact avec les amis de son père les utopistes : agitateurs socialistes ami de Jaurès. Elle héberge des camarades, Morlac a une permission et se croit alors trahi par Valentine. Il ne la reverra plus jusqu’à la fin de la guerre.
  10. Lantier rencontre Gabarre le maréchal des logis, puis revoit Morlac et lui dit que son combat est une erreur: pourtant il est prêt a être fusillé ou déporté : il veut faire ouvrir les yeux aux gens de la bêtise de la guerre. Lantier lui explique son erreur.
  11. Lantier rentre à Paris avec un cadeau : Guillaume.

Divers :

  • Collection Blanche, Gallimard Parution : 27-02-2014
  • ebook : 2.8 heures de lecture, 27 minutes par session, 330 pages tournées, 2 Pages par minutes
  • Note : ***** (2,5/5)

Au revoir là Haut (Pierre Lemaitre)

Bon, je me lance, je démarre le pavé, j’avais hésité un moment : un prix Goncourt

Et puis, je trouve la couverture est importante, elle donne envie de lire, mais là …. On se sait pas à quoi cela correspond, j’hésite . Bon il ne faut pas allé se laissé aller à des détails pareils, Il est tout de même bien apprécié, Note moyenne : 4.34/5 (sur 538 notes).

au revoir la-haut

Bon tant pis, je démarre :

Des poilus dans une tranchée, nous sommes en 1918 quelques jours ou quelques semaines avant l’armistice. Albert Maillard rêve de sa fiancée ? Cécile. Pour fixer le cadre de la guerre : « Albert s’est engagé dans une guerre stendhalienne et il s’est retrouvé dans une tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jours pendant cinquante mois« . Je me sens tout de suite transporté dans une bd de Tardi : « Mais c’est la guerre ici et il n’est pas ici pour philosopher« , car en effet on retrouve toujours en ces temps là un fumier de première à la recherche de gloire, de médailles le lieutenant Pradelle d’Aulnay. « L’adage selon lequel le véritable danger pour le militaire, ce n’est pas l’ennemi, mais la hiérarchie » se vérifiera bien des fois.

Lui-même qui va lancer une offensive pour venger les deux éclaireurs (qu’il à fait buter dans le no man’s land), afin de d’entretenir le moral de ses troupes et de les venger des boches.

Une brillante offensive pour la côte 113, ou Albert s’aperçoit que nos deux éclaireurs ont reçu tous les deux une balle dans le dos, Pradelle qui passait par là, en profite pour cacher ses méfaits  et le témoin inattendu avec quelques grenades offensives. Il n’a le temps que de faire exploser aux quatre vents les éclaireurs, un tir d’obus enseveli Albert.

Edouard, un autre poilu qui passait dans le coin et qui se fait exploser la jambe d’une balle allemande cette fois ci, semble détecter un corps sous terre, prenant son courage a deux mains, il extrait la terre poignée par poignée pour découvrir Albert, plutôt à moitié mort, Courageusement il se lève et se laisse tomber sur le corps afin de lui redonner vie.

Retour à l’hôpital de campagne, pourriture, morphine, cris, râles …., on est proche des « Sentiers de la gloire »

Les personnages :

  • Albert Maillard
  • Cécile : L’amoureuse d’Albert
  • Pauline : Nouvelle amoureuse d’Albert 1919
  • Mme Monestier ( La maîtresse par défaut d’Albert
  • Henri Pradelle D’Aulnay (Lieutenant  puis Capitaine, antidreyfusard,  gendre de M Péricourt )
  • Gaston Plerzec (Préfet
  • Madeleine Péricourt
  • M Marcel Péricourt ( En conflit avec son fils, contre le mariage de sa fille
  • Ernest
  • Ferdinand Morieux ( associé de Pradelle
  • Yvonne de Jardin-Beaulieu (Maîtresse de Pradelle
  • Lucienne d’Haurencourt (Maîtresse de Pradelle
  • Dupré (sergent chef, embauché par Pradelle après la démobilisation
  • Marcel Péricourt ( héros de la grande guerre, millionaire à trente ans
  • Edouard Pericourt (défiguré, sauveur d’Albert)
  • Eugène Larivière (Nouvelle identité d’Edouard)
  • Gaston Lavallée ( directeur scierie-menuiserie, sa fille Emilienne
  • Léonie Flanchet ( actrice de Vaudeville
  • Caporal Grosjean
  • Léon Jardin-Beaulieu (associé de Pradelle, Yolande : soeur, Denise épouse , toutes deux Maîtresse de Pradelle )
  • Louise (peite fille de la logeuse Mme Belmont, amie de Edouard
  • Le Grec (vendeur de morphine, volé par Albert)
  • Docteur Martineau
  • Mlle Raymond ( secrétaire
  • Labourdin
  • Jospeh Merlin (Envoyé du ministre , homme aigri,
  • Paul Chabord, Lucien  Dupré, Roland Schneider, Chazière-Malmont /Dampierre

Une découverte surprenante, pour ma première lecture d’un roman de Pierre Lemaitre. Et en plus Je me suis réconcilié avec un prix  Goncourt  car celui-là je l’ai aimé, je l’ai même adoré. Après qu’ajouter avec tous les commentaires élogieux que je lis …
Une lecture que l’on déguste de la première page à la dernière. Très addictive, tant elle est riche de personnages hauts en couleur avec une personnalité particulièrement riche et unique, découpé au scalpel. En analysant les derniers moments de la guerre, l’armistice, le retour des poilus ces vainqueurs maintenant oubliés, des tristes fraternités entre ces deux rescapés, puis du temps des profiteurs de l’après guerre.

Divers :

  • Ebook 13,1 heures de lecture, terminé le 14/02/14