Archives du mot-clé solitude

De toutes les nuits, les amants de Mieko Kawakami

 

De toutes les nuits, les amants de Mieko Kawakami
De toutes les nuits, les amants de Mieko Kawakami

 

Je n’allais pas rester sur Seins et oeufs, j’ai donc dévoré le dernier roman paru de Mieko Kawakami. Un livre également sur les femmes et leur condition féminine, le travail, l’isolement, l’alcoolisme. 

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Appel du Pied de Wataya Risa

 

Appel du pied de Risa Wataya
Appel du pied de Risa Wataya

Le début du roman  commence par les mots suivants « La solitude me sonne dans la tête »,  Hatsu est une jeune lycéenne qui se cherche, qui ne s’intègre ni à sa classe ni à aucun groupe. Sa meilleur amie Kinuyo

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ru de Kim Thùy

Ru de Kim Thùy
Ru de Kim Thùy

 

Enfant de la guerre né pendant l’offensive du Têt en 1968, Nguyen An Tinh (qui est traduit par « intérieur paisible ») nous conte son exil, puis son retour dans le pays de son enfance. Témoignage poignant, quelquefois humoristiques ces souvenirs qui nous imprègnent  telle des fumées de bâtonnets d’encens. Ils remontent sans chronologie bien précise, se mélangent. Mais ce sont aussi des jalons historiques qui ne sont pas inscrits dans les livres d histoire. Mais tous ces souvenirs tissent une toile solide de la recherche identitaire, des souvenirs à transmettre à ses enfants dont une partie des racines se trouve dans ce pays magique qui est le Viet-Nam. Lire la suite ru de Kim Thùy

Rendez-vous dans le noir de Otsuichi

Rendez-vous dans le noir  de Otsuichi
Rendez-vous dans le noir de Otsuichi

Michiru, une jeune femme qui perd en quelques jours la vue suite à un accident. Elle vit enfermé dans une maison (proche de la gare). C’est une jeune fille effacée, qui a un caractère solitaire. Sa cécité la pousse à se refermer encore plus « comme dans un œuf de ténèbres ». Un jour, un policier vient la questionner afin de savoir si elle a « vu » quelque chose d’inhabituel car un meurtre vient d’être commis à la gare toute proche.

Peu de temps après, la jeune fille sent une présence dans la maison et comprend qu’un intrus s’est introduit chez elle. 

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La mer de Yoko Ogawa

 

La mer de Yoko Ogawa.
La mer de Yoko Ogawa.

Encore un nouveau livre de Yôko Ogawa que je dévore : « La mer », celui-ci est un recueil de plusieurs nouvelles écrites en 2006 (Donc assez récentes). C’est un très bon recueil de nouvelles, on retrouve la poésie, tendresse, sensibilité, délicatesse, sensualité, souvenirs …. toutes les nombreuses qualités dont sont faites les romans et nouvelles de Ogawa. A lire…
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Voyage vers les étoiles de Akira Yoshimura

voyage vers les étoiles de akira Yoshimura

« Voyage vers les étoiles » a été écrit juste avant « Le convoi de l’eau » 2009, c’est un recueil de deux nouvelles : « Un spécimen transparent », suivi de « Voyage vers les étoiles ».  On retrouve un style sombre, précis ‘écrit au scalpel’ dans ces nouvelles.
« Un spécimen transparent » nous conte l’histoire d’un homme solitaire d’une soixante d’années qui est employé dans un hôpital universitaire, son travail consiste à faire des désarticulations sur des cadavres afin de conserver les os. Fonctionnaire dans cet hôpital il souhaiterait réaliser une oeuvre :’rendre les os transparent comme du cristal’. Cet lubie exaspère son directeur et les chercheurs. Cet homme solitaire va sembler s’humaniser par un mariage arrangé, un apprenti auquel il se rapprochera petit à petit, et une belle-fille qui lui servira peut-être à sublimer son oeuvre.
L’autre nouvelle « Voyage vers les étoiles », nous raconte l’histoire d’un adolescent isolé, délaissé par leur familles. Sans but dans la vie, il lâche les études à cause du stress généré . Il rencontre un groupe qui a les mêmes aspirations que lui. Ils regardent les heures s’égrener et attendent patiemment. Chacun des membres du groupe à des aspiration nihiliste, Une veut changer de visage, un autre rêve d’opium et de briser des coffres fort. Un autre veut devenir leader d’un groupe religieux. Puis Mochizuki l’un des jeune propose alors de partir en voyage : afin de mourir. L’idée du suicide se transforme du tragique en passion. Ils prennent un camion et partent vers la mort. On voit leur crainte, leurs hésitations mais ne peuvent pas paraître lâche devant les autres, c’est peut-être la seule chose qui leur reste: un courage qui les réunit.
La première nouvelle rappelle « La jeune fille suppliciée sur une étagère », ces deux nouvelles sont très proches au niveau de leur thématique. Mais cette fois-ci la vision de la mort ne provient du corps mais du fonctionnaire de la morgue. Au delà de la thématique proche de la mort, du devenir du corps dans l’après vie, le lecteur pourra chercher de nombreuses autres pistes et points communs entre ces deux nouvelles : la pneumonie aigüe par exemple. L’autre « Voyage vers les étoiles » est une critique de la société japonaise, de l’isolement des jeunes, du manque d’intégration, d’amour, une vision d’un future morbide qui brillerait dans une constellation d’étoiles.

Un spécimen Transparent

Thèmes = mort, obsession, squelette, os

Synoptique :

  1. Kenshuro, a 60 ans. Il travaille dans un laboratoire de recherche. Un apprenti du nom de Kamo lui est confié comme assistant. Il veut tout d’abord le tester et il éviscère devant lui un cadavre. Kenshiro est gêné car il aime travailler en solitaire et Kamo supporte le travail. Il craint également pour son poste. Son travail : Retirer les chairs des cadavres pour les réduire à l’état de squelette. Puis les os sont conservés dans des jarres pendant une dizaine de mois afin de nettoyer les os. Son travail finit il se rend aux bains publics pour éliminer l’odeur persistante des cadavres.
  2. Il se souvient, jeune il vivait solitaire. Son beau père et lui sont arrêtés. Il vole les fémurs des cadavres pour les sculpter et les vendre (Période du tremblement de terre du kantô). Un poste se libère dans un hôpital universitaire et l’accepte. Il passe du couteau du ciseleur au scalpel. Son métier l’empêche de trouver une femme, le remugle des corps les fait fuir. Une entremetteuse lui présente une femme d’une quarantaine d’année qui accepte ( elle n’a pas de ressources). L’accord comprend un mariage avec Tokiko et une aide financière à Yukiko sa fille. Il accepte mais se sent duper car Tokiko possède une maladie de coeur qui l’empêche d’avoir des rapports et l’oblige à resté aliter. Kenshuro fait des recherches à son domicile afin d’obtenir des spécimens osseux transparents.
  3. Il est reconnu pour son travail sur les os. Il aspire à faire des os transparents comme du cristal. Il souhaite connaître les aspirations de Kamo : La beauté des os, ou la recherche des côtes qu’il perdu ? Kenshuro demande à son directeur un cadavre frais pour ses expériences, et lui propose son corps en échange à sa mort. Le directeur est gêné et feint d’accepter.
  4. Kenshuro veut ‘profiter’ de sa femme mais celle-ci a une crise. Il montre un des prototype d’os qu’il a réalisé dans son laboratoire à son directeur et redemande un corps. Le directeur semble exaspérer par ses demandes. Un corps arrive à la morgue il veut le récupérer mais on lui refuse. Il sent sa condition et son travail inférieur à celui des chercheurs de l’hôpital. Yuriko et Kamo se rapprochent. Kamo cache son métier ainsi que celui de Kenshuro. Une amitié se créé avec Kamo.
  5. Yuriko est malade, mais ne veut pas l’aide de son  beau père. Kamo passe la voir, s’affole de son état et va chercher un médecin. Yuriko à une pneumonie aiguë et meurt. Une idée et un espoir vient à l’esprit, il donne le corps à l’hôpital afin de pouvoir utiliser les os de sa fille ?

Personnages :

  • Kenshiro Mitsuoka :
  • Mitsuoka : Le beau père de Kenshiro, a pour métier ciseleur (pipe en os et scènes érotiques)
  • Tokiko : Sa femme, 47 ans pauvre, mais possède une beauté Yuriko
  • Yuriko : La fille de Tokiko
  • Kamo : Apprenti de Kenshiro à l’hôpital

 

Netsuke érotique
Netsuke érotique

Citations

  • Et cependant, l’os devenu transparent était aussi beau qu’il l’avait imaginé. Les endroits minces étaient devenus transparents au point qu’ils permettaient de distinguer vaguement les choses au travers, et là où il était épais l’os luisait avec de jolis reflets jaunes comme le ventre d’un poisson d’eau douce regorgeant d’œufs.
  • Demandant à Kamo de se tenir près de lui, il avait brandi son scalpel pour ouvrir en grand le ventre d’un cadavre bien avancé. Puis il avait empoigné les viscères pourrissants pour les sortir et les lâcher dans une odeur infecte au-dessus d’un baquet posé à ses pieds.
  • Mais la couleur des os sous les chairs horribles avait été à la hauteur de ses espérances. Cela lui permit même de comprendre d’où venait l’enthousiasme de son beau-père à les sculpter.
  • Il aimait se retrouver seul pour cette tâche ignoble, et il éprouvait même une certaine assurance à se vautrer dans le mépris des autres qu’il ressentait.
  • Sur son profil qui recevait à travers la vitre le soleil hivernal flottait l’expression du pêcheur qui regarde le poisson dans son panier.
  • La lame, tournoyant à une vitesse étonnante autour du corps libéra en un clin d’œil le crâne, les membres, les côtes et les os du bassin. Tous ces os furent fixés à l’extrémité de près d’une dizaine de gros fils de fer qui pendaient du plafond. On se serait cru à l’intérieur d’un magasin de pièces détachées pour bicyclettes. Le collier d’os de l’épine dorsale enfilés sur l’un des fils ressemblait à une chaîne de vélo.
  • Il avait déjà fabriqué plus de quatre cents squelettes d’étude. De plus, il avait pratiquement tout fait tout seul, de la désarticulation jusqu’aux finitions, et près de la moitié avait été prêtée à d’autres universités. Lorsque les os désarticulés étaient sortis des jarres après leur séjour d’un an dans l’eau, il fallait enlever à la brosse ou à la pince les chairs décomposées qui y adhéraient encore. Puis les plonger dans de la soude caustique, et après les y avoir fait mijoter de longues heures à feu doux, les rincer soigneusement plusieurs fois à l’eau claire. Ensuite on les blanchissait en les trempant dans de l’eau oxygénée, et après un long polissage à la brosse, on les reliait entre eux avec un fil de cuivre pour reconstituer le squelette. C’était un travail long et minutieux, qui usait les nerfs.
  • Dans la salle d’anatomie en béton, six cuves à cadavres s’alignaient comme des bassins d’élevage de poissons, tandis que les inégalités du ciment ressortaient sur le sol lavé à grande eau. Il traversa la salle, entra dans la petite pièce attenante.

Voyage vers les étoiles

Thèmes : jeunesse abandonnée, solitude, suicide, adolescence

  1. Un homme dans un camion fait signe au chauffeur de s’arrêter, il fait nuit, descend et se dirige vers la voie ferrée. On suppose qu’il s’allonge et se suicide sous le train. Le camion les avaient pris à Tokyo
  2. Trois mois plus tôt Keichi avait fait la connaissance de Miyake. Il fait connaissance du groupe, qui ne fait rien, contemple les heures passer.Keichi se sent seul dans sa famille, il se passionne pour les insectes lui pour les maquettes. Il abandonne pour les études qui lui génèrent un certain stress. La rencontre avec le groupe le rassure dans sa solitude, aspiration de nihilisme, Makiko ne pense qu’a se refaire le visage pour devenir une autre. Mochizuki voit l’avenir dans l’opium et briser les coffres forts. Miyake lui pense devenir leader d’un groupe d’instigation religieux par exemple. Puis Mochizuki propose de partir en voyage : de mourir. L’idée se transforme du tragique en passion. Ils prennent un camion et partent
  3. Ils arrivent à un village en bord de mer. Se baignent, hésitent sur leur détermination. Ils voient alors des stèles et des stupas dressés près du village.
  4. Ils dinent et prévoient de se jeter d’une falaise dans la mer encordé et lesté de pierres. Keichi est indécis. Il hésite mais les suit, peur de paraître lâche ?

Citations

  • Il se rappela que dans son enfance sa grand-mère lui racontait que les morts montaient au ciel et se transformaient en constellations. Elle disait que les étoiles dispersées sur la voûte céleste étaient toutes des incarnations de personnes disparues et que leur lumière s’amplifiait à l’infini en suivant l’augmentation du nombre de morts.
  • La guerre était certainement une destruction grandiose, mais si l’on pensait que cette destruction était justement la force motrice qui permettait le progrès des groupes humains, il se sentait digne de prendre l’initiative de participer à cet acte de destruction…
  • Dans cette vie atone, la rencontre avec Miyake et son groupe avait constitué pour lui une planche de salut. Tout d’abord, il fut rassuré de savoir qu’il n’était pas le seul à ne pas supporter tout ce temps devant lui. Et puis, ne pas être complice de l’ennui de Miyake et des autres lui apportait une légère lueur d’espoir. Surtout lorsqu’il apprit que dans le passé ils avaient tenté d’une manière assez radicale de chasser leur sentiment d’impuissance qui avait fait son nid dans leur corps. Ils avaient essayé toutes sortes de choses, organisant des soirées pyjama, allant même jusqu’à louer une maison pour essayer de vivre en communauté, cherchant à leur manière de l’excitation.

Personnages :

  • Miyake : étudiant dans un atelier de dessin.
  • Keichi : étudiant à l’école  préparatoire.
  • Mochizuki  : étudiant dans des cours du soir.
  • Makiko : étudiante dans un institut d’esthéticiennes (trois tentatives de suicide)
  • Arikawa : étudiant à l’école  préparatoire.
  • Deux jeunes femmes en robe blanche, une de 16, 17 ans et l’autre la vingtaine.

Divers :

Ebook, 
Voyage vers les étoiles (星への旅?), Actes Sud, 2006,
Livre lu la dernière fois: 2014-04-28 02:39:27
3 heures de lecture, 29 minutes par session, 231 pages tournées , 1.3 page par minute

 

 

L’Amour au temps du choléra de Gabriel GARCIA MARQUEZ

L'amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez
L’amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez

 

J’avais démarré « Cent ans de solitude » plusieurs fois, mais j’avais à chaque fois abandonné, par contre cette fois en ouvrant « L’Amour au temps du choléra » je découvre un hymne à l’amour. l’amour avec un A Majuscule. Mais cet amour va se décliner sous toutes ses conjugaisons sur une temporalité de plus d’une cinquante d’années, une histoire d’amour et de solitude amoureuse de cinquante ans. Ce conte raconte une histoire de toute une vie, d’une façon poétique colorée, osée, crûment, mélangé de peines,  de luxure, de chaleur tropicale et d’humour.  Il est étroitement lié aux odeurs de roses, des fruits exotiques, et des épices et qu’aux remugles des marais, des morts, de l’urine.
J’ai particulièrement apprécié les moments de vie telle la perte de la virginité des deux héros. Pour Fermina, vierge au mariage, elle perdra sa virginité dans un bateau de luxe en route pour la France plusieurs jours après son mariage, « Que veux-tu, docteur. C’est la première fois que je dors avec un inconnu », terreur de Fermina, que Juvenal doit l’apprivoiser millimètre par millimètre, celle de Florentino se passe également sur un bateau remontant le fleuve, ou il est pratiquement violé par une mulâtresse qu’il cherchera après sans la retrouver. L’élément liquide a une importance tout au long du récit.
Si je peux mettre j’ai trouvé quelques longueurs, lorsque Florentino dépérit d’amour et Fermina erre dans les obligations de sa position, mais c’est peut-être un effet de style des plus remarquable de nous faire ressentir se désespoir par cet ennui momentané. Mais ce moment est passager peut être la symbolique de la vie d’un couple marié.
C’est dans les bras de mulâtresse ou de leur cuisses, de créatures de toute beauté, ou de veuves à consoler que l’érotisme torride  va se déchaîner, ou Florentino va patienter dans l’attente de Fermina. C’est chez ces femmes là que la vérité crue de l’Amour sera dévoilée et non chez celle de la haute bourgeoisie. « Quelque chose qui ressemblât à l’amour sans les problèmes de l’amour ».
Le temps va passer pour Florentino et Fermina et ils vont redécouvrir l’amour, qui semble incorrect  aux enfants de la veuve Fermina  « Qu’ils aillent se faire foutre, dit-elle. S’il y a un avantage d’être veuve c’est bien de n’avoir personne sur son dos ».
Une ode à l’amour immortel , il n’est pas l’apanage des jeunes. Un récit de plein d’entrain.

Thème : amour, solitude, religion, mort , solitude amoureuse, révolutions,

Personnages :

  • Florentino Ariza : l’amoureux
  • Juvenal Urbino : Docteur, dont le but est l’éradication du choléra
  • Fermina Daza : Sous l’emprise de son père, se marie par dépit
  • Lorenzo Daza: Père de fermina
  • Dona Blanca : Mère de Juvenal Urbino
  • Jeremiah de Saint-Amour : réfugié antillais, invalide de guerre, photographe d’enfants, adversaire aux échecs de Juenal Urbino
  • Lacides Olivella : médecin, disciple de Juvenal Urbino
  • Don Galileo Daconte : ouvre le premier cinéma
  • Transito Ariza : La mère de Florentino Ariza
  • Marco Aurelio : Médecin
  • Ofelia: Fille de Fermina Daza, mariée à un employé de banque de la nouvelle orléans à accouchée de trois filles
  • Escolastica: tante de Fermina Daza renvoyé par Lorenzo
  • Lotario Thugut : Télégraphiste allemand, musicien, apprendra le violon à  Florentino
  • Fermina sanchez
  • Hildebranda Sanchez : Cousine de Fermina
  • Cleofas Moscote : Riche héritier d’une fortune
  • Gala Placidia : Servante noire des Daza
  • Rafael Nufiez : Docteur, président de la république
  • Ausencia Santander : Maîtresse de Florentino, 50 ans « un homme habillé dans une maison porte malheur »
  • Sara Noriega : Une maîtresse de Florentino
  • Olimpia Zuleta : Une maîtresse de Florentino, assassiné par son mari jaloux
  • Prudencia Pitre :
  • America Vicuna : Jeune fille de 14 ans dont Florentino s’occupe à la fin de sa vie

Synoptique

1 Juvenal Urbino vient voir le corps de Jeremiah de Saint-Amour afin de signer le certificat de décès accompagné du commissaire . Il est mort des effets du cyanure d’or. Il prévoit l’enterrement et trouve ses dernières volontés. « C’est la troisième fois ue je manque la messe depuis que j’ai l’âge de raison, dit-il. Mais Dieu comprendra » p7. Il va prévenir les amis de Jeremiah de l’enterrement prochain.  Juvenal a 80 ans et l’esprit enjoué, une hygiène de vie stricte. Il se décrit comme un humaniste fataliste : »Chaque homme est maître de sa propre mort, et la seule chose que nous pouvons faire est de l’aider à mourir sans peur ni douleur ». p10 Il se rend chez sa maîtresse une mulâtresse. Ce jour est aussi les noces d’argent de Lacides Olivella ( un médecin qui est son disciple). Avant l’enterrement, il essaye d’attraper son perroquet, monte à une échelle, tombe et se tue. On voit alors que sa femme Fermina Daza prendre en main les obsèques, et la maison. Elle croise  Florentino Ariza qui lui renouvelle son serment de fidélité éternelle et son amour à jamais
2 Nous remontons dans le temps Florentino croise Fermina et tombe amoureux, il lui écrit des poèmes, des lettres , il tombe fou amoureux. Le père de Fermina,  Lorenzo Daza l’apprend rencontre Florentino Ariza et lui ordonne de s’écarter de leur route, Il a de grandes aspirations pour sa fille. « Ne m’obligez pas à tirer sur vous » , « Tirez, dit-il, la main sur le coeur. Il n’est de plus grande gloire que de mourir d’amour » , « Fils de-pu-te » p84. Il part avec sa fille pour un grand voyage de l’oubli. Florentino qui travaille aux télégraphes communique abc Fermina. Finalement Lorenzo Daza décide de rentrer. Florentino suit Fermina à son retour et la croise au marché, il  lui souffle que ce n’est pas un endroit convenable pour une déesse couronnée, elle le reconnait à un choc en le voyant et l’efface à jamais de sa vie : « Non, monsieur, c’est finit » . 
3 Juvenal Urbino, a 28 ans, il rentre de Paris .Il revient avec des notions modernes d’hygiène, propreté et essaye de combattre les dogmes, les habitudes . Son père meurt du choléra lorsqu’il est à Paris. Il rencontre Florentino Ariza lors d’une visite, ayant craint d’avoir le choléra. Lorenzo Ariza se prend d’amitié pour Juvenal Urbino, lui apprend les échecs . Juvenal Urbino tente de séduire  Florentino Ariza mais celle-ci ne répond pas à ses lettres,  La soeur Frabica de la Luz du collège qui l’avait fait expulsé ( à cause des lettes qu’elle écrivait à Florentino Ariza) lui demande de se plier à cet homme qu’elle considère comme un saint : « Je ne m’explique pas comment vous vous prêtez à une telle chose, dit-elle, si pour vous l’amour est un péché » 127 lui répond Fermina. Hildebranda, l soeur de Fermina  va envoyer un télégramme et rencontre Florentino Ariza) « Il est laid et triste, dit-elle à Fermina Daza, mais il est tout amour » p130. Fermina a 20 ans mais semble une vieille fille, puis un jour son père lui apprend qu’il est ruiné. Florentino en apprenant le rapprochement de Fermina avec le docteur est mortifié , sa mère le fait envoyer dans un poste télégraphie assez distant pour oublier, il se fait violer 🙂 , puis décide de retourner chez lui. Sa mère abrite la veuve Nazaret , et pendant 6 mois ont une relation des plus charnelles,  « Je t’adore parce que tu m’as rendue pute » 152. Deux ans après il continue a avoir un sentiment de libération sans bornes qui va s’effriter avec le temps
4 Il revoit alors Fermina enceinte et se décide de venir riche et de tuer ou remplacer Juvenal Urbino. Il va travailler à la compagnie fluviales des caraïbes mais son esprit est toujours absorbé par un amour inextinguible. Il devient écrivain publique pour les amoureux. « Au dessus de la taille amour du coeur, au dessous amour du corps » p 200
Il n’a pas le prix de la poésie, Il est à ce moment avec Sara Noriega. Ils jugent Fermina : « Grâce à un mariage d’argent avec un homme qu’elle n’aime pas, l’interrompit Sara Noriega. C’est la façon la plus basse d’être une pute » p200, elle n’a pas le prix (Sara) -> « Les femmes devinent tout » . Sa relation s’arrête avec Sara ( une des plus longue, mais est mis dehors -> humiliation) . Il souhaite la mort du docteur, car sait consoler les veuves, les faire revivre, redécouvrir l’amour. Par contre Fermina déteste sa vie, son mari. Olimpia Zuleta devient son amant, mais se fait assassiné par son mari jaloux. La mère de Florentino meurt à ce moment, Fermina  donne naissance à une fille Ofelia.
5 Lorenzo Daza meurt, il avait été banni, Florentino est heureux d’apprendre sa mort, mais il aurait aimé connaître la santé de Fermina : « Femme alitée, femme pour l’éternité » p236. Fermina quitte son mari pour près de deux ans. A l’initiative de cette séparation l’odorat de Fermina, qui déniche une supposée coucherie de son mari .. une odeur inhabituelle !!! (trop fière pour les surveiller mais jalouse ). Florentino  s’occupe de America Vicuna 14 ans, qui devient pour un temps sa maitresse. Puis la mort du docteur Juvenal Orbito lui donne l’occasion, l’espoir  de nouveau re reconquérir Fermina. Le premier échange de courrier est assez orageux. Il lit la lettre d’injures de Fermina , lui répond avec une lettre sténographié : une correspondance s’ensuit : méditation sur la vie . Un an après la mort et 132 lettres plus tard . Puis il vient chez elle, une colique soudaine le surprend et il bat en retraite demandant un autre rendez vous ( pitoyable ). Ils se redécouvrent font connaissance avec beaucoup de pudeur ( du à leur âge ? )
Puis elle apprend par le journal la vraie histoire de son père et les infidélités de son mari avec sa meilleur amie p325
America Vicuna se suicide ( de tristesse ?). Fermina part avec Florentino en croisière fluviale et font enfin l’amour

Citations

  • Ce fut elle qui attribua une sensualité différente aux lavements qu’il utilisait lors de ses crises de constipation et le persuada de les partager et de se les administrer l’un l’autre pendant leurs folles après-midi, lorsqu’ils essayaient d’inventer encore plus d’amour à l’intérieur de l’amour.
  • Non, lui dit-elle. J’aurais l’impression de coucher avec le fils que je n’ai jamais eu.
  • Puis, sur un ton plus humain, il demanda si l’on connaissait le mobile du suicide. Le docteur Urbino lui répondit par un mot correct qu’il crut inventer sur l’instant : gérontophobie.
  • « Le problème du mariage c’est qu’il meurt toutes les nuits après l’amour et qu’il faut le reconstruire tous les matins avant le petit déjeuner. »
  • Il lui avait appris que rien de ce qui se fait au lit n’est immoral s’il contribue à perpétuer l’amour. Et ce qui devait être dorénavant sa raison de vivre : il la convainquit que les coups que l’on tire sont comptés dès notre naissance et que ceux que l’on ne tire pas, quelle qu’en soit la raison, personnelle ou étrangère, volontaire ou forcée, sont à jamais perdus
  • Quelqu’un dit que le choléra faisait des ravages dans les bourgs de la grande Ciénaga. Tandis qu’il parlait, le docteur Urbino continuait de regarder avec la longue-vue. « Eh bien ! ce doit être une forme très particulière du choléra, dit-il, parce que chaque mort a reçu un coup de grâce dans la nuque.
  • « N’oublie jamais que, dans un bon couple, le plus important n’est pas le bonheur mais la stabilité. « 
  •  Il contribuait à la paix du ménage par un acte quotidien qui tenait plus de l’humiliation que de l’humilité : il essuyait avec du papier hygiénique les bords de la cuvette chaque fois qu’il s’en servait. Elle le savait mais ne disait jamais rien tant que les vapeurs ammoniacales n’étaient pas trop évidentes, ou le proclamait comme qui eût découvert un crime. « Ça pue la cage à lapins. » Au seuil de la vieillesse, ce même embarras du corps inspira au docteur Urbino la solution finale : il urinait assis, comme elle, ce qui laissait la cuvette propre et le laissait lui en état de grâce
  • Ausencia Santander avait presque cinquante ans et les paraissait, mais elle avait aussi un instinct si personnel de l’amour qu’il n’y avait de théorie artisanale ou scientifique capable de le freiner.
  • « Je suis heureuse, dit-elle, parce que je sais maintenant en toute sécurité où il est quand il n’est pas à la maison. » (Après la mort de son mari)
  •  En tout cas, ses libertinages dans l’hôtel de passe ne se limitèrent pas à la lecture et à la rédaction de lettres fébriles, mais l’initièrent aux secrets de l’amour sans amour.

Divers :

  • Ebook : 16.2 heures de lecture, 23 minutes  par session, 1390 pages tournées, 1.4 pages par minute
  • Gabriel García Márquez, né le 6 mars 1927 à Aracataca et mort le 17 avril 2014 à Mexico, est un écrivain colombien. Romancier, nouvelliste, mais également journaliste et activiste politique, il reçoit en 1982 le prix Nobel de littérature.
  • 1967 – Cent ans de solitude (Cien años de soledad)
  • L’Amour aux temps du choléra est l’adaptation en film par l’Américain Mike Newell en 2007.
  • Note : ***** (4,5/5)