Archives du mot-clé perversité

Le tatouage et autres récits de Junichirô Tanizaki

Le tatouage et autres récits de Junichirô Tanizaki

Recueil de trois nouvelles : le Tatouage, Les jeunes Garçons, le secret, qui sont les premières écrites par Tanizaki à partir de 1910 à 24 ans.

Ceci se passait en un temps où les gens possédaient encore la vertu précieuse de faire, comme on dit, « des folies » -suffisamment du moins pour que les rouages du monde, à la différence d’aujourd’hui, ne grincent pas trop fort, un temps où bouffons et serveurs de thé gagnaient bien leur vie à vendre des histoires drôles pour chasser tout  nuage du front serein des grands seigneurs et de la jeunesse dorée et, aux palais, faire rire sans fin servantes et prostituées de luxe, si bien que le monde allait sans heurt son petit train.

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Le secret et autres textes de Junichirô Tanizaki

Le secret et autres textes de Junichirô Tanizaki
Le secret et autres textes de Junichirô Tanizaki

Recueil de nouvelles parues entre 1910 et 1914. Plus exactement cinq nouvelles. Un petit bijou de perversité dans les mains de Tanizaki.

Ces nouvelles tournent autour de plusieurs pôles chers à cet auteur, on retrouvera entre autres le Désir, la Haine, la Peur, mais aussi des perversités : sado-masochisme, et homosexualité. Ces nouvelles font partie de ces premières oeuvres, on ne retrouve pas malheureusement : « le tatouage », écrit en 1911.

«Il y a un sentiment que j’adore, c’est la haine. Aucun autre n’est aussi radical, entier, agréable. Haïr quelqu’un, le haïr de tout son coeur, quelle jouissance ! »  Lire la suite Le secret et autres textes de Junichirô Tanizaki

La vie secrète du seigneur Musashi de Junichiro Tanizaki

La vie secrète du seigneur Musashi de Junichiro Tanizaki
La vie secrète du seigneur Musashi de Junichiro Tanizaki

Le jeune prince  Musashi rencontre ses premiers émois lors du siège de la forteresse ou il est gardé en otage d’honneur. Lors du siège il surprend des femmes en train de nettoyer et maquiller  des têtes des samouraïs ennemis tombés, une tête particulière appelé « tête de femme » l’attire. La belle jeune femme qui s’en occupe lui apprend que ce nom provient d’une tête dont le nez à été arraché pendant le combat. Cette scène va provoquer chez le jeune prince un intense moment d’extase / fantasme. Il n’aura de cesse de retrouver ce moment.

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Chemin de femmes de Fumiko Enchi

Chemin de femmes de Fumiko Enchi
Chemin de femmes de Fumiko Enchi

 


Une histoire de famille bien particulière que celle décrite dans « Chemin de femmes », La narratrice Tomo, marié à Yukitomo un  fonctionnaire ambitieux, volage et égoïste. Tomo, vient rendre visite à Kin une voisine, elle cherche une femme de chambre de 15 à 18 ans  jeune et jolie afin de servir son mari : quête cachée de la concubine. Cela sera une des premières torture que Tomo devra supporter de son époux volage.

Lassé de sa première épouse, il consommera les  concubines, ex-femme de chambre, puis la bru. Tomo dans une soumission absolue à son époux, deviendra la femme régisseuse du domaine et des concubines. Dans cette vie de l’ombre c’est avec diplomatie qu’elle partagera le vie des  favorites et celle en déclin des passions du maître. Ces femmes choyés par le maître resteront dans l’ombre de l’épouse légitime.  On aura par le biais de ces femmes, la description du combat que chacune d’elle devra mener : sacrifice, débauche, mariage …
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Hôtel iris de Ogawa Yōko

 

Hôtel Iris de Yoko Ogawa
Hôtel Iris de Yoko Ogawa

 

Hôtel Iris est l’histoire d’une adolescente, qui occupe le poste de réceptionniste dans l’hôtel familial d’une station balnéaire. Son père est décédé, sa mère essaye, aidée d’une bonne kleptomane, de faire vivre cet hôtel. Mari est intriguée par un client, elle surprend un soir une prostituée qui quitte bruyamment un pervers dans la chambre 202 !!  Mari va tout faire pour le retrouver, et envoutée par le charme de cet homme une relation amoureuse va débuter. Cette relation entre un homme adulte : traducteur de russe et une jeune fille de 17 ans va être une relation sado-masochisme, bondage et découverte d’un jeu érotique le Shibari.  Lire la suite Hôtel iris de Ogawa Yōko

La piscine de Yôko Ogawa

la piscine de  Yôko Ogawa
la piscine de Yôko Ogawa

Critique :

Cette petite nouvelle de Yôko Ogawa, nous confronte à l’adolescence difficile d’une jeune fille. Ses parents dirigent l’orphelinat où elle va grandir. Elle se retrouver seule parmi une multitude d’enfants abandonnés. Cette dilution des relations familiales : les petits mangent tôt avec son père,  sa mère qui vit dans son monde va provoquer une perte de son innocence.  Isolée, elle est partagée entre l’amour qu’elle porte à Jun,  la cruauté qu’elle va porter envers une petite fille : Rie. Au début faire pleurer Rie lui suffit, puis il faut que les pleurs soient plus longs, plus forts. Elle sent un dégoût envers les petits : ‘les enfants en bas âge et les animaux exotiques me glaçaient’. Sa cruauté va atteindre son paroxysme lorsqu’elle donnera un gâteau avarié à Rie : « de petites tâches roses parsemaient ses joues, ses  mains et ses cuisses.C’était comme si le chou à la crème pourri avait corrompu ses viscères, donnant ainsi naissance à des moisissures roses ». Elle taira son forfait afin de goûter la cruauté jusqu’à satiété.

Thème : Adolescence, perversité

Citations:

  • C’était une grande jarre qui arrivait à la hauteur de la poitrine d’un adulte. Tout en frottant le dos de Rie dont la respiration était agitée, je me tenais devant la jarre. J’enlevais la planche de bois à moitié cassée qui lui servait de couvercle et laissai glisser doucement le corps de Rie à l’intérieur. Je voulais entendre encore des sanglots de bébé. Je voulais goûter toutes sortes de pleurs. Rie recroquevilla ses deux jambes comme si elle était prose de convulsions et s’accrocha désespérément à mon bras. Elle était terrorisée.
  • Ses hurlements n’en faisaient plus qu’un, qui s’écoulait avec souplesse à l’intérieur de moi comme du métal en fusion.
  • Ces nourritures d’aspect grotesque jetées dans les poubelles en plastique réveillèrent ma tendance à la cruauté. Si j’enfermais Rie dans la poubelle, hurlerait-elle encore de frayeur comme le dernière fois ? Allait-elle pleurer et pleurer encore jusqu’a être trempée de larmes, de transpiration et de morves et qu’au bout d’un moment ses cuisses veloutées se couvrent de moisi comme un duvet teint avec une poudre colorée ? (49)

Divers:

  • Actes Sud, 1995, lu le 18/03/2014, emprunt bibliothèque du KB
  • La Piscine (ダイヴィング・プール Daivingu puru, 8/1990; Actes Sud 1995; novella)
  • Note : *****