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Death Note de Tsugumi Ohba

Death Note
Death Note

 

Le personnage principal : Light Yagami 17 ans

Le dieu de la mort Ryûk a perdu un livre « Death note » dans le monde des humain. Light un élève brillant, il  trouve le death note dans la cours de son lycée. Au dos du livre est inscrit les instruction de livre en anglais. Se livre permet de tuer des gens de la façon de notre choix. Ryûk veut aller cherche son livre dans le monde des humain. Il trouve Light et, est surpris quand Light lui montre le livre….

Le premier tome donne envie de lire la suite pour savoir comment va se passer l’affrontement entre L. et Kira. Et aussi savoir les futures utilisations du Death note.

Je trouve intéressent la représentation de Ryûk le dieu des mort. Son visage fait penser au masque Noh du personnage démoniaque Hannya.

 

 

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La mort, L’amour et les vagues de Inoue Yasushi

La mort, L'amour et les vagues de Inoue Yasushi
La mort, L’amour et les vagues de Inoue Yasushi

Ici, un recueil de trois nouvelles : « L’amour, la mort et les vagues », « Le jardin de pierre » et « Anniversaire de mariage ».

Dans « L’amour, la mort et les vagues », on suit un homme qui est descendu à un petit hôtel désert près desfalaises. Sugi n’est pas venu pour le tourisme mais avec la ferme intention de se suicider, un scandale entachant son nom

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Masque de femme de Fumiko Enchi

 

Masque de femme de Fumiko Enchi
Masque de femme de Fumiko Enchi

‘Masque de femme’ est un roman magnifique et subtil, il traite de la séduction et de l’infidélité au Japon. Fumiko Enchi nous entraîne dans les traces de ​​la force destructrice de la jalousie et du ressentiment féminin. Mieko Togano, une femme belle et cultivée dans la cinquantaine, manipule pour ses propres fins sa bru. Sa bru Yasuko est veuve, son mari est mort lors d’une escalade sur le mont Fuji. Une relation étrange transparait entre Yasuko et Mieko : homosexualité, dévouement, complicité. Une aura de mystère entoure cette relation, qui est soulignée par le spiritisme. Il semble que toutes deux doivent se venger à tout prix des hommes. Yasuko sera l’objet d’un plan machiavélique, se jouant des sentiments amoureux de Tsuneo : un mari consentant dans ses mains. Fumiko Enchi nous laisse à nos interrogations quant aux raisons multiples de la vengeance de ces deux femmes.
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Les revenants de Laura Kasischke

Les revenants de Laura Kasischke
Les revenants de Laura Kasischke

Attention Danger : ce livre est addictif

Une première partie un peu confuse, qui m’a parfois perdu dans ce récit à plusieurs protagonistes. Car la temporalité n’est pas linéaire, l’épicentre de ce roman-polar est un accident de voiture décrit dans les premières pages : « La scène de l’accident était exempte de sang et empreinte d’une grande beauté ». Mais les articles paru dans la presse de l’accident ne relatent pas l’exactitude de ce qu’il s’est véritablement passé, de ce que Shelley a véritablement vu. Lire la suite Les revenants de Laura Kasischke

Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki
Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

 

« Des os de corail, des yeux de perle », est un recueil de trois courtes nouvelles, celle qui porte le titre de l’ouvrage puis « Espérance » et « Voyage vers le Nord ».

« Des os de corail, des yeux de perle », a pour thème la mort. L’épouse recueille les cendres de son mari incinéré. Le narrateur de ce récit est le mort. On trouve de la beauté dans les actes de l’épouse, elle récupère les ossements tel un cuisinier qui dresse les mets sur un plat. Son mari avait accepté sa mort, le rituel est sacralisé. Son mari avait demandé plusieurs choses à son épouse après sa mort. Un vœu plutôt qu’une obligation : de broyer ses os puis de les disperser lors d’une plongée, de l’oublier.

J’ai tout de suite ressenti une similitude avec la nouvelle « La jeune fille suppliciée sur une étagère » d’Akira YOSHIMURA : l’incinération du corps puis les ossements et l’âme mêlés qui regardent, ressentent, nous imprègnent. La vision d’Ikezawa est moins triste, sordide que celle d’Yoshimura. Les cendres sont accompagnées, touchés pour être dispersées. L’amour les accompagne.

« Espérance » : une jeune fille écrit à son frère Kazuhiko pour l’informer que sa femme Tomoko ainsi que son fils Kyota ont quitté l’île où elle vivait avec sa belle-famille. Elle lui écrit une longue lettre pour lui expliquer les derniers évènements, elle cherche une explication, elle parle de son incompréhension devant la disparition de sa belle-sœur. Tomoko vivait à Tokyo avant de venir sur l’île, elle se sentait ‘yosomono’ (étrangère) au début puis semblait s’intégrer dans l’île au sein de la famille. Sa sœur ressent une culpabilité, car elle idéalisait le bonheur de l’union de Tomoko avec son frère. La nouvelle se finit sur une touche d’espoir mélangé d’optimisme.

« Voyage vers le nord » est le récit d’un voyage initiatique. Le narrateur quitte un abri qu’il avait habité pendant un an. Il est seul, on suppose qu’il a survécu à la fin du monde : une catastrophe biologique. Mais une fin du monde douce, que chacun a accepté. Le narrateur part, va affronter son destin seul en partant pour le nord.

Un style un peu différent de mes lectures habituelles, qui laisse un goût étrange en tournant la dernière page de ce livre. Peut-être de la nostalgie.

 

Thème : éloignement, mort, nostalgie, amour

Citations :

  • Dorénavant, la notion de propriété n’existe plus. D’une certaine manière, les biens du monde entier lui appartiennent. Mais il n’arrive pas à s’en sentir propriétaire. (« Voyage vers le nord »)
  • Ceux qui créent ne font en réalité que tirer un tout petit peu d’eau du grand puits de l’humanité. Lorsque la source s’en épuise, s’épuise avec elle le sens de tout ce à quoi travaillent les hommes.(« Voyage vers le nord »)
  • Si rien ne subsistait, cela me conviendrait assez, je pense. Mais le mort que je suis ne pense pas. Il n’a pas de pensées. Je ne suis plus là. Je te vois seulement. (« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • De quel lieu et pour quelle raison est-ce que je te regarde ainsi, moi qui suis mort ? A quoi puis-je bien penser ? Mais je ne pense pas : je n’existe pas.(« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • Plaisantant à moitié, je t’ai dit que je trouvais la vie si passionnante, si belle et si gaie, que je ne pouvais pas croire à l’éternité d’une telle merveille : ce serait trop beau pour être vrai. Et toutes les choses à prendre, je les avais déjà prises.  (« Des os de corail, des yeux de perle »)

Divers:

  • Editions Philippe Picquier, Collection : Picquier poche. 112 pages
  • Traduction : Véronique Brindeau , Corinne Quentin
  • Note : ***** (3,5/5)

L’arc-en-ciel blanc de Akira Yoshimura

L'arc-en-ciel blanc de Akira Yoshimura
L’arc-en-ciel blanc de Akira Yoshimura

Avis :

“L’arc-en-ciel blanc”, est un ensemble de quatre récits écrits entre 1953 et 1964. Il est paru en 2012 chez Actes Sud. La quatrième de couverture résume les quatre nouvelles et dévoile à mi-mot les finalités. Ce qui un peu nuisible à la lecture.

Toutes ces nouvelles ont un point de convergence qui est la mort. Les causes de ces morts sont déclinées de différentes façon : un traumatisme causé par un viol, la mort d’un fils surprotégé, par attachement, et le dernier celui de la fatalité. Mais ce sont également des histoires d’amour cruelles qui amèneront au désespoir.

Une de mes nouvelles préférée est celle appelée « Étoiles et funérailles ». L’histoire de Jirô fasciné par le rite des funérailles. Elle nous conte poétiquement entre autres le commerce avec les étoiles, une représentation métaphorique de la mort. Cette nouvelle fait un lien avec “Voyages vers les étoiles”.

“Il se rappela que dans son enfance sa grand-mère lui racontait que les morts montaient au ciel et se transformaient en constellations. Elle disait que les étoiles dispersées sur la voûte céleste étaient toutes des incarnations de personnes disparues et que leur lumière s’amplifiait à l’infini en suivant l’augmentation du nombre de morts.”

YOSHIMURA Akira nous invite dans les nouvelles que composent “l’arc-en-ciel blanc” à revisiter certains de ses thèmes de prédilection : mort, suicide, pauvreté. Les temporalités tournent autour  des périodes d’après-guerre, et de celle du grand tremblement de terre du Kantô.

Mais on retrouve aussi le thème particulier des ossements que l’on retrouve dans d’autres oeuvre : “Un spécimen transparent” et l’excellent “La jeune fille suppliciée sur une étagère”.

Pour conclure ce n’est pas, je pense par cet ouvrage qu’il faut découvrir Yoshimura, mais il permettra d’affirmer les thèmes et de faire des liaisons avec ses autres œuvres. Des nouvelles de qualité un peu inégale, peut-être due à la compilation de nouvelles écrites sur une période de dix ans.

 

L’arc-en-ciel blanc (1953)

Toshisuke se souvient de la résistance inattendue de sa jeune épouse : une sorte d’aversion à être touché. Toshisuke est désorienté, Ayako frissonne, blême. Ayako se dit troublée par la mort de sa mère il y a de cela deux ans, sa mère qui avait perdu une jambe pendant la guerre. Elle se réveille la nuit pour vomir, un doute vient à l’esprit de Toshisuke.

thème : viol, grossesse, infanticide, amour, traumatisme.

Un été en vêtement de deuil (1958)

Kiyoshi, un enfant qui doit avoir dans les 10 ans, vit avec sa grand mère malade, un peu déficiente et une domestique. La grand-mère est préoccupé par le poulailler et les oeufs. Chaque jour elle les gobe. Un jour des poussins naissent, dans le groupe il y en a un malade. Kiyoshi s’en occupe, très affaibli il lui tord le cou. Il l’enterre dans une petite boîte “Tombe du poussin” dans un cimetière secret. Sa grand-mère l’appelle à ce moment là, il se sent pris en faute et craint le pire. Mais sa grand-mère lui donne un registre noire. Il se rend jusqu’à une remise et trouve une petite fille maigre et une femme d’une trentaine d’année. La femme peint des masques.

Thème : vieillesse, pauvreté, tremblement de terre du Kantô en 1923, mort

Etoiles et Funérailles (1960)

Un cortège funéraire se dirige vers un temple, soudain une pluie violente. Les gens courent s’abriter, seul un enfant Jirô suit le cortège. Les gens se sentent honteux, humiliés par leur comportement en face du calme et du respect porté par Jirô. Jirô apprécie les funérailles, il fait partie de tous les cortèges. Il avait été très impressionné par l’enterrement de son père. Lors d’un incident, les funérailles tournent presque au drame. Que faire des ossements d’une défunte partiellement enterré Jirô intervient,  donne les indications pour que le rituel soit respecté.  Il reçoit des remerciements : une enveloppe. Jirô va se prendre d’amitié pour Tokiko, une petite fille pauvre qui porte un bébé dans son dos.

Thèmes : funéraille, mort, ossements, cérémonies et rituels, amour, suicide, étoiles

Le mur de briques (1964)

Deux jeunes enfants Kiyota et sa petite sœur Hisae se faufilent la nuit dans une écurie. Ils sont dans un laboratoire d’un centre de recherche. Kiyota harnache un cheval et avec sa sœur ils partent.

Thèmes : amour, mort, fatalité
 

Citations:

  • Toshisuke en vint à avoir une nouvelle opinion concernant son épouse. Les hallucinations auditives en pleine nuit, tout comme son odorat qui reconnaissait l’odeur de la peau des poissons, recelaient quelque chose d’inhabituel. Cette sensibilité exacerbée lui paraissait maladive. (p16)
  • Quelque chose de blanc recouvrait déjà le fond du bol, dégageant un peu de vapeur. Au-dessus Ayako, pressant énergiquement ses seins, tirait son lait. Toshisuke, soulagé, regardait à ses pieds le liquide blanc gicler comme des fils de soie à chaque gémissement de sa femme.
  • Vous savez bien qu’il faut poser les os sur le cercueil avant de l’enterrer, dit-il en désignant le crâne. Ils se réjouissent de la venue du mort. C’est pour cela qu’il faut les poser sur le cercueil, enfin!
  • Le cercueil fut descendu dans la tombe. Il y eut un bruit d’eau, comme celui d’un poisson qui saute, quand le cercueil plongea (p101)

 

Divers:

  • L’Arc-en-ciel blanc (白い虹) – Actes Sud, 2012, 17€, 182 pages
  • Bibliothèque du KB 05/05/2014

Lit national de Joy Sorman

Lit national de Joy Sorman
Lit national de Joy Sorman

 

Voici un livre qui se lit rapidement, une centaine de pages dont de nombreuses illustrations. la grand-mère de la narratrice Louise meurt dans son lit, c’est rare de mourir chez soi parmi son bric à brac. Sa mère lui dit : « Tu hériteras du lit de ta grand-mère, elle voulait te le donner ». Incompréhension.
Le lit semble garder les traces de Louise, tourment entre sommeil et mort ? D’ou peut-être les insomnies que l’in va ressentir dans ce lit.
Tout ce roman est construit par rapport à Louise, ainsi que le rapport avec sa grand mère. Une histoire de sommeil, de mort. On se demande comment classer cet ouvrage, une nouvelle, un roman, un guide, un historique des us et coutumes de l’antiquité à la libération sexuelle, ou bien simplement une poésie plein d’humour des temps modernes.
L’ouvrage est également agrémenté d’une série de photos remarquables de Frédéric Lecloux.
La lecture est plaisante et poétique : ‘mon corps est plié comme un origami’, ‘mes articulations ont sédimentés’
Petit bémol : je regrette qu’il n’y ait pas plus de documents tels les affiches publicitaires d’époque. Car ce roman me laisse avec un sentiment d’incompréhension ou d’inachèvement. Et de plus je ne pense pas que la lecture me laisse un souvenir impérissable : vite lu, vite oublié !!!.

 

Citations :

Louise a déjà le teint endive (p15)
Je ne sais pas si elle a pratiquée la seule position, acceptée par l’église pour faire l’amour : la femme allongée sur le dos ( cet interdit peut-être levé si l’époux est obèse. La femme a alors l’autorisation de se placer au-dessus pour ne pas mourir étouffée). Je doute qu’après l’amour elle soit restée le plus longtemps possible immobile en position du poirier afin de faciliter la procréation – imaginant la fécondation sur le modèle de la fabrication de la faisselle, on laisse à la semence le temps de prendre (p56)

Divers :

  • Joy Sorman, Lit national, avec des photos de Frédéric Lecloux, coll. Collatéral, éd. du Bec en l’Air
  • Bibliothèque du Kremlin Bicêtre , 30/04/2014
  • Note : ***** (2,5/5)
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