Archives du mot-clé fantastique

L’île des rêves de Hino Keizo

L'île des rêves de Hino Keizo
L’île des rêves de Hino Keizo

Contrairement à ce que laisse supposer ce titre poétique, « l’île des rêves » n’est rien d’autre qu’un immense terrain vague dans la baie de Tôkyô, recouvert d’ordures et de montagnes d’immondices rejetées par la ville. On se trouve dans ce roman plongé dans un monde onirique de rêve mais à la limite du fantastique. La tentaculaire Mégalopole de Tokyo dont M Soko employé dans une société de construction, et dont il en est amoureux va peu à peu lui faire découvrir un nouveau visage.

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Le musée du silence de Yoko Ogawa

 

Le musée du silence de Yoko Ogawa
Le musée du silence de Yoko Ogawa

Un univers un peu différent, dans ce roman d’Ogawa. En premier on remarque que le narrateur est un homme, et que l’action se passe dans un village isolé au bout du monde qui semble à la frontière entre la réalité et l’irréel.

 Un jeune muséographe embauché par une vieille femme ‘acariâtre’ dans un village au bout du monde doit organiser un musée ou seront disposés les souvenirs du village. Rassemblement d’objets qui caractérisent le mieux les personnes après leur mort. Il lui faudra donc cataloguer puis récolter les objets des défunts ( en les subtilisant, ou en les volant) . On part dans ce récit du réel pour s’éloigner peu à peu dans un monde fantastique. Ce narrateur dont le métier est la conception d’expositions pour les musées, et qui  a une parfaite connaissance et une grande expérience de ce milieu, se trouve à rassembler, cataloguer des objets qui possèdent une âme. Une incursion pas  pas dans un monde irréel, blanc, et muet.  

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Saules aveugles, femme endormie de Haruki Murakami

Saules aveugles, femmes endormies de Haruki Murakami
Saules aveugles, femmes endormies de Haruki Murakami

23 nouvelles composent cet ouvrage. De petites nouvelles du quotidien qui vont nous plonger dans un monde poétique, absurde ou  les coïncidences apportent leur lot d’insolite.  Pour preuve le titre de cet ouvrage en est un condensé : « Les saules aveugles sont pleins d’un pollen très puissant. De toutes petites mouches chargées de ce pollen s’introduisent dans les oreilles de la femme et la font dormir. »

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L’annulaire de Yoko Ogawa

 

L'annulaire de Yoko Ogawa
L’annulaire de Yoko Ogawa

L’héroïne de ce roman (La narratrice dont on ne connaîtra pas le nom) travaillait dans une usine d’embouteillage de limonade lorsque un accident arrive : Elle perd un bout de son annulaire. Elle quitte son emploi et part à la recherche d’un autre travail. Elle trouve un poste de secrétaire, réceptionniste dans un immeuble vétuste et abandonné anciennement une ancienne pension de jeune fille (les abeilles ??) .. emploi chez un certain Deshimaru, qui s’occupe de fabriquer et conserver les « spécimens » confiés par des clients.

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Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami

Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami
Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami

Tenaillé par une faim terrible et féroce, le narrateur pénètre armé d’un couteau dans une boulangerie accompagné d’un ami pour dérober de la nourriture. Résolu à tuer s’ils n’obtiennent pas à manger. Le boulanger leur propose du pain contre l’écoute d’un opéra de Wagner.

Une malédiction accompagne le narrateur, maintenant marié. Il raconte l’attaque de la première boulangerie. Elle le pousse à commettre à nouveau une nouvelle attaque. Mais ils se rabattent sur un Mac Donald. La faim qui touche le couple est nettement plus symbolique dans cette deuxième nouvelle : une faim existentielle ?

Une inspiration poétique malgré le malaise et la violence ressentis par les protagonistes. « La musique adoucit les mœurs ». On retrouve souvent de nombreuses références musicales dans les romans de Murakami, plus proche du Jazz.

De très belles illustrations pour ces deux nouvelles sympathiques, dans la lignée de « Sommeil ».  On retrouvera une de ces nouvelles dans « l’éléphant s’évapore ».

 

 

Citations :

  • « Il faut dire que nous avions faim. Non, en fait, c’était plutôt comme si nous avions englouti un vide cosmique. Minuscule au début, comme un petit trou au centre d’un donut. Mais plus les jours passaient, plus il s’agrandissait en nous, jusqu’à devenir un néant sans limites. Ou bien jusqu’à se transformer en une pyramide dédiée à la Faim, environnée d’une solennelle musique de fond. »
  • A chaque pas, l’odeur du pain qui cuisait dans le four était plus forte. Plus elle se faisait insistante, plus notre penchant vers le mal s’accentuait lourdement
  • Mais peu importe. « Dieu était mort, tout comme Marx et John Lennon. Et nous avions faim, c’était un fait. »
  • Je me fis simplement la réflexion que la vie conjugale était un phénomène bien étrange.

Divers :

  • Note : *****
  • Belfond, Roman (broché). Paru en 11/2013
  • Achat Fnac, lu le 26/03/2014