Le pont flottant des songes de Junichirô Tanizaki

Tanizaki
Tanizaki

Résumé

Le Pont flottant des songes est le cinquante-quatrième et dernier livre du Genji Monogatari. Le début de ce court roman raconte avec de nombreuses xxx à la poésie la vie calme de la maison. Le narrateur raconte sa petite enfance qui se superpose entre sa première mère, sa nourrice et sa seconde mère ( vers l’âge de huit ans), et jusqu’à l’âge de 12 ou 13 ans dort avec sa femme.La bonne retourne chez elle, elle apprend à Tadasu l’histoire controversée de sa mère. A l’âge de vingt-ans il aura un petit frère. Tadasu l’accepte mais sa mère n’est pas ’emballé’ d’avoir un enfant. Les parents font adopter Takeshi par le Shizu.ichino . Il apprend que son père est gravement malade, (tuberculose des reins), ce qui ne lui laisse que peu de temps à vivre. Tadasu comprend alors pourquoi Takeshi a été placé à sa naissance. Son père souhaite que Tadasu prenne un soin particulier au bien être de sa mère et se marie avec O-Sawa  (Sawako) (fille de Kajikawa, jardinier de la famille). il reste une condition à ce mariage est la suivante : si un enfant nait il devra également être placé. Le jour de la cérémonie avant mariage les membres de la famille semblent étrangement distant, froids et partent presque immédiatement. L’ancienne nourrice de Tadasu vient lui raconter les rumeurs : une liaison probable  de Tadasu avec Tsuneko, la possibilité que Takeshi soit le fils de Tadasu et de Tsuneko ( sachant que le mari était malade), que le mariage avec était arrangé et rendait service à tous car Sawako était née sous un signe néfaste. Le mariage a néanmoins lieu, Tsuneko décède après la piqûre d’un scolopendre (…) quelques années plus tard Tadasu divorce, déménage. Il reprend avec lui Takeshi et sa vieille bonne.

Critique: 

Pour moi, un ouvrage magnifique. Tanizaki est un écrivain qui traite sans détours le problème du désir sexuel. Dans le « Pont flottant des songes » en particulier on retrouve  les relations mère/fils et marâtre/ »fils » décrites de façon ambiguës, et je pense notamment à la scène dans laquelle Tadasu, jeune homme, tête les seins de sa marâtre. Ainsi que le rôle du père peut-être énigmatique. Mais tout est décrit de façon poétique, ou n’apparaît aucun signe qui pourrait paraître malsain, on ressent l’innocence de ce jeune adolescent, de sa culpabilité à un moment mais bien faible par rapport aux rumeurs qui l’entoure. Il s’en défend mais gardera quand même quelques doutes sur des agissements possible de la marâtre.

Personnages

La Maisonnée est composée :

  • Des parents (la mère « Chinu » meurt à l’âge de 22 ans, deux ans plus tard son père se remarie à Tsuneko, mais son père souhaite qu’elle prenne le nom de  Chinu)
  • Takeshi : petit frère, fils de Tsuneko.
  • le narrateur Tadasu ( âgé environ de 4 ans au début de l’histoire)
  • De la Nourrice : O-Kane
  • Trois bonnes

Citations/Extraits

  • Le milan plane, le poisson plonge.
  • Le parfum de ses cheveux, qu’elle nouait en chignon, effleurait mes narines. Je cherchais de mes lèvres le bout de son sein le prenait dans la bouche, le roulait sous ma langue. Sans rien dire, maman me laissait téter aussi longtemps que je voulais. (…). Tout en jouant sur son mamelon de la pointe de la langue, je tétais de mon mieux, et alors, ô bonheur ! j’en tirais du lait. Des effluves où cette odeur lactée se mêlait au parfum de sa chevelure
  • Je prenais ses tétons dans ma bouche, passant de l’un à l’autre, et j’essayais de les téter d’une langue appliquée, mais malgré cela, le lait ne venait toujours pas (47)
  • Graduellement, l’image de « maman d’avant » se confondit avec celle de « maman de maintenant ».(49)
  • Est ce que tu sais encore téter ? si tu crois que oui, tu peux essayer (70)

Lexique

  • fusuma :Porte à glissière de la maison japonaise traditionnelle, en papier opaque tendu sur un châssis de bois
  • scolopendre : Animal arthropode (Myriapodes chilopodes), au corps formé de 21 anneaux portant chacun une paire de pattes, plus couramment appelé mille-pattes.
  • ingambe: Qui se meut avec agilité.
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Le diable au corps de Raymond Radiguet

Le diable au corps: amour, érotisme et tragédie dans la bascule de la guerre en 1914
Le diable au corps: amour, érotisme et tragédie dans la bascule de la guerre en 1914

Critique :

C’est ma première lecture de ce roman, j’avais pensé l’avoir lu étant jeune : mais non aucun souvenir à part le film de Claude Autant-Lara. Une merveille, un roman court qui se lit rapidement. On se retrouve tel un adolescent pendant la lecture, se remémorant les premiers amours, les espoirs les déchirures, mensonges et ruptures.
Ici un triangle amoureux intemporel à l’odeur de soufre car le mari est au front pendant les relations adultères, mais aussi la part manipulatrice, froide  du jeune adolescent.

Personnages

  • Marthe : la jeune mariée adultère
  • Mme Grangier : la mère de Marthe
  • Jacques : Le mari de Marthe, pour la plupart du temps absent au front !!

Citations :

  • Mais je ne veux pas causer le malheur de ta vie. Je pleure, parce que je suis trop vieille pour toi! Ce mot d’amour était sublime d’enfantillage. Et, quelles que soient les passions que j’éprouve dans suite, jamais ne sera plus possible l’émotion adorable de voir une fille de dix-neuf ans pleurer parce qu’elle se trouve trop vieille (25)
  • Son visage s’était transfiguré. Je m’étonnais même de ne pas pouvoir toucher l’auréole qui entourait sa figure, comme dans les tableaux religieux.(30)
  • Je devais à la guerre mon bonheur naissant; j’en attendais l’apothéose. J’espérais qu’elle servirait ma haine comme un anonyme comment le crime à notre place (30/Jalousie)
  • Rien n’absorbe plus que l’amour. On n’est pas paresseux, parce que, étant amoureux, on paresse. L’amour sent confusément que son seul dérivatif réel est le travail. Aussi le considère-t-il comme un rival. Et il n’en supporte aucun
  • N’ayant jamais pensé que je pouvais devenir responsable de quoi que ce fût, je l’étais du pire.

Lexique :

  • barbon : Homme d’un âge avancé
  • pensum: Tâche ennuyeuse

Divers :

e-book, 3,8 heures de lecture, 20/02/2014

Gibier d’élevage de ôé Kenzaburô

gibier d'élevage de kenzaburo oe
gibier d’élevage de kenzaburo oe

Résumé :

En pleine guerre, un avion américain s’écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. Or il est noir…Son père va à la ville pour savoir que faire du prisonnier, mais l’employé de la mairie n’en a aucune idée. Il faudra attendre la réponse de la préfecture. Le prisonnier est donc gardé par les villageois dans une cave. Le gamin escorté par son père a le privilège d’aller le nourrir, puis avec l’aide de Bec-De-Lièvre de vider ses déjections (qu’ils prennent d’ailleurs un soin méticuleux à inspecter). Les villageois se lassent d’attendre les ordres de la préfecture retournent à leurs occupations. Le prisonnier devenant la seule occupation des enfants. Bec-de-Lièvre devient le chef des gamins qui s’occupent du prisonnier. Ils le détachent, puis le promènent, le lavent, s’amusent avec lui.
Un jour Gratte-papier revient au village en annonçant que le prisonnier devait être escorté par les villageois à la ville. C’est la stupéfaction parmi les enfants. Le petit essaye de prévenir le prisonnier, mais il le prend en otage et le séquestre dans la cave. Les villageois défoncent la porte et tue le prisonnier tout en blessant l’enfant.

La vie continue, les enfants arrachent une partie de la queue de l’avion pour en faire un traineau. l’enfant se remet progressivement de sa blessure, il grandit.

Mon avis :

Nous voilà plongé dans un village d’une île Japonaise entre paradis (nature, liberté ) et misère qui se côtoient (misère, saleté, hygiène). Cet îlot qui semble isolé de la guerre, jusqu’à l’apparition d’un rescapé d’un avion ennemi : un ennemi Noir, un nègre, est-ce un humain ?. Un fossé immense entre deux cultures, couleur de peau, langage. Il est enfermé dans une cave tel une bête, un animal domestique, les enfants l’observent, le jauge, semblent l’apprivoiser, puis jouent avec lui, comme si le nègre était un animal de compagnie. Ils lui apportent même une chèvre pour se satisfaire (..) .

Le récit n’est pas sordide, on retrouve de la tendresse, de la vérité, presque de la compassion, l’on parle de ses besoins primaires : manger, transpirer, chier, pisser, dormir mais tout ça dans un style simple poétique.

La fin dramatique, nous rattrape de façon inéluctable. Malgré tout la vie continue, que ce soit pour les villageois ou pour l’enfant qui s’est transformé pendant cette période ou la guerre et la folie des hommes l’a rattrapé.

Personnages

  • Narrateur  l’enfant, puis son frère, son père chasseur, vend des peaux de bêtes
  • Bec-de-Lièvre : ami de l’enfant ( plus âgé )
  • Gratte-papier : unijambiste de la ville, apporte les nouvelles

Citations :

  • Est ce qu’un nègre peut-être considéré comme un ennemi ? (57)
  • A force de considérer le frémissement de l’épaisse encolure du Noir penché sur la marmite, la tension soudaine et le relâchement de ses muscles, je finissais par voir en lui, étant donné sa docilité, une espèce d’animal gentil et paisible. (59)
  • Le soldat noir était comme un animal domestique – la douceur même.
  • Ses grosses lèvres gonflées comme le ventre gravide d’un poisson d’eau douce étaient mollement ouvertes; de la salive blanche apparaissait entre ses gencives.
  • C’était comme si, pendant que j’étais resté alité, tous s’étaient complètement métamorphosés en être monstrueux n’ayant plus rien d’humain.(97)
  • L’homme, comme un animal abruti, le regard continuellement embué par les larmes ou quelque mucosité – on ne savait au juste -, les bras autour des genoux, restait continuellement accroupi sur le sol de la cave, sans jamais dire un mot : quel mal pourrait il nous faire quand nous lui retirions ses fers ? Ce n’était rien d’autre qu’une « bête nègre »
  • Les clameurs inaudibles poussées par le cadavre et qui, comme dans un cauchemar tournoyaient autour de nos personnes , se propageant à l’infini dans une sorte de bousculade au-dessus de nos têtes, voilà ce dont le monde était rempli jusqu’au bord.(97)

Lexique

  • marri : contrit, fâché
  • châlit : cadre de lit
  • épigastre : creux de l’estomac
  • desmodie : herbacée exotique

Divers :

  • Reçoit le prix Akutagawa, la plus haute récompense littéraire japonaise, à l’âge de 23 ans, pour « Gibier d’élevage »
  • Note : *****

Svastika de Junichirô Tanizaki

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À l’image du svastika – une croix qui tourne – les quatre protagonistes de cette histoire tirent tour à tour les ficelles d’une véritable machination amoureuse et diabolique. Sonoko est follement éprise de Mitsuko, jeune bourgeoise ravissante, et entraîne dans cette passion son mari, Mister Husband, et Watanuki, pâle prétendant de Mitsuko. Sonoko rapporte ici tous les détails du complot à un grand écrivain, dans un immense monologue qui constitue le roman lui-même. Svastika, d’une extraordinaire perfection formelle, a paru pour la première fois au Japon en 1928.

Personnages :

  • M Kôtaro Kakiuchi : chercheur ou professeur , guère sociable (Mister Husband)
  • Mme Sonoko Kakiuchi (Epouse : suit des cours de Nihonga ( peinture), puis veuve , se fait appelé grande sœur, Sono par Mitsuko
  • Mlle Y : beauté qui pose comme modèle nue pour les cours de Nihonga.
  • Mitsuko Totkumitsu : publié dans les journaux (suit des cours de peinture occidental ), fille d’un grossiste en draps ( Mitsu, Claire)
  • Shunkô Tsutsui : Professeur de nihonga
  • Umé : la bonne de chez Mitsuko
  • Eijirô Watanuki : amant de Mitsuko ( surnommé  Gigolo-sans-aucun-risque )

Résumé :

1. Mme Kakiuchi raconte à son mari, ses cours de peinture. Son directeur qui remarque que le dessin de nu qui devait être celui de Mlle Y correspond à une autre personne, à Mitsuko en fait (élève d’un autre cours), qui semble encore plus belle.

2. Le directeur reproche encore à Kakiuchi que son dessin semble bizarrement éloigné du modèle. le directeur sohaite savoir sur qui s’est elle inspirée pour le visage qui est un canon de beauté, la disucssion mène à une dispute. Une rumeur apparait comme quoi elle aurait fait des avances homsexuelles à Mitsuko. Elles se rencontrent finalement et Mitsuko lui explique que c’est uun complot du directeur. Jaloux et cupide.

3. Elles se proposent d’assumer au grand jour leur intimité au grand jour en se rendant à Nara prochainement, mais pour terminer la journée elles vont au cinéma. Le mari vient comme d’habitude la raccompagner et la voit bien heureuse. Kakiuchi lui raconte sa journée,   la journée avec Mitsuko ainsi que les ragots qui les concernent. Son mari souhaite la rencontrer lors de leur déplacement à Nara. Le lendemain à l’école tout le monde est au courant de leur rendez-vous. Mitsuko remercie Kakiuchi, grâce à ces ragots elle échappe à un homme désagréable qui voulait l’épouser

4.La mère de Mitsuko a une conversation avec sa fille concernant des calomnies entendues.Elles passent la journée ensemble et dînent également, rentrent tard. Son mari semble triste d’être isolé.

5.Le portrait est achevé, et elle le montre à son mari, son mari propose de le faire encadrer puis d’inviter Mitsuko le voir. Elle en parle à Mitsuko qui est emballé, par contre elle souhaite que certaine parties du corps soient corrigés avant cela. Elle se propose de poser nue le lendemain chez elle. Elle découvre un corps magnifique, elle l’enlace et pleure : »ce que j’ai vu est si beau , que je pleure d’émotion« .

6.Elle perd le contrôle d’elle même, Mitsuko en prend peur, Sa beauté la rend folle, elle voudrait la tuer tellement son corps est beau, puis elles s’enlacent, s’embrassent, boivent leurs larmes. Son mari qui l’attendait au bureau l’appelle, elle lui raconte, il demande alors de retenir Mitsuko le temps de rentrer, afin de la voir. Mitsuko se propose de l’attendre, par contre elle devient maussade car sa journée merveilleuse va être profanée par un tiers. Mitsuko pouffe, elle elle est furieuse.

7. Elle montre les lettre qui ont été échangées avec Mitsuko et également celle qu’elle a pu récupérer. Les enveloppes sont de couleur criardes : Correspondance de deux femmes éprises l’une pour l’autre, elle raconte également sa dispute violente avec son mari.

8.Marié depuis peu, elle raconte avoir gardé l’innocence de l’enfance, naïve et timide. Aimé un homme en cachette de son mari aurait été mal, mais quelle importance lui semble t-elle l’amour entre deux femmes. Son mari commence a avoir des doutes, elle propose alors de se rencontrer chez Mitsuko. Elle par contre honte de son corps moins parfait. Un jour elles sont surprises par l’arrivée précoce de son mari, qui s’apercoit qu’elles ont aussi fait l’école buissonnière, ils prennent le thé, un malaise s’installe. Le doute essaye de faire place à  des explications qui deviennent orageuses : « tu t’es marié avec moi pour l’argent »

9.La dispute qu’elle a eu avec son mari renforce l’amour qu’elle porte a Mitsuko. Elles se voient sans crainte et partagent même leurs dîners avec son mari. Une soirée Mitsuko l’appelle de Osaka, elle s’est fait voler ses vêtements … incompréhension que faisait-elle là bas ?, Mitsuko lui demande de lui amener un kimono, un costume pour homme et un peu d’argents. Elle retrouve Umé sur le chemin et essaye de la faire parler.

10. Umé raconte les escapades de Mitsuko, ils arrivent enfin à l’hôtel, Eijirô l’amant lui raconte alors les faits. Il s’était engagé à se marier avec Mitsuko, mais promise à M, les ragots avaient permis de casser le mariage arrangé, et ils étaient resté amants. Mitsuko avait raconté son amour envers sa grande soeur.

11.Elle sert à tous les deux de xxxx  en téléphonant à leurs parents, les ramène en taxi à la gare et chez Mitsuko puis rentre chez elle avec une seule idée en tête : se venger. Plein de remords elle raconte la soirée à son mari se promettant de resté attaché à son mari jusqu’à la fin de ses jours.

12.Elle se retransforme en bonne ménagère, abandonne les cours. Plusieurs semaines passent, Un appel de l’hôpital concernant un ouvrage de contraception défendu prêté à Mme Nakagawa, via l’intermédiaire de Mitsuko, un accident grave a eu lieu, elle doit absolument se déplacer et allé rencontrer Mitsuko.

13.Mitsuko avoue alors que Mme Nakagawa n’existe pas , et que c’est elle qui est enceinte. Elle a essayé toutes les méthodes décrites dans son livre, et la prise d’une décoction lui a provoqué des hémorragies ..Les hôpitaux se refusent à l’opérer, sans un garant qui s’engage verbalement devant le directeur

14.Tout cela n’était qu’un stratagème de Mitsuko pour recommencer sa liaison. Elle tombe dans le panneau, ment à son mari et prend rdv avec Mitsuko le lendemain même.

15.Après s’être retrouvé, elle décide de retourner à Nara, puis à son retour se lance dans des explications les plus folles à son mari

16.Mitsuko semble se jouer d’elle, elle s’enfonce dans le gouffre des mensonges. Mitsuko arrange un rendez vous ou sera présent Watanuki, malaise entre elle et Watanuki.

17.Elle fait croire à une grossesse cachée à son mari pour voir Mitsuko, puis rencontre Watanuki, ils se sentent tous les deux joués il ne comprend pas pourquoi le mariage ne peut avoir lieu, Mitsuko est réellement enceinte mais le cache à grande soeur. Il y a une incompréhension autour des actions de Mitsuko

18. Comme la grossesse de Mitsuko l’aurait contraint au mariage, celle-ci le cache.Ils concluent que Mitsuko est orgueilleuse et qu’elle était triste si il n’y avait personne pour l’aimer, c’est pour cette raison qu’elle jouait entre grande soeur et Watanuki. Chacun se sent être le jouet de Mitsuko

19. L’amour  de la relation homosexuelle serait éternel, plus encore qu’un lien conjugal car contre nature . Ils se proposent de gommer la jalousie car l’amour homosexuelle est d’une nature différente. Ils se proposent de former un trio amoureux. Watanuki propose de sceller ce pacte via un serment écrit.

20. Somoko et Watanuki signent le serment avec leur sang. Mitsuko s’en aperçoit et des explications ont lieu avec Somoko. Mitsuko lui apprend qu’il est impuissant ( à cause des oreillons qu’il aurait attrapé dans sa jeunesse)

21.Watanuki est en quelque sorte asexué, il défend que le plus important est l’amour spirituel , il est fou d’amour pour Mitsuko, mais celle-ci ne veut pas se marier à cause de tout ce qui se dit à son sujet.

22. Watanuki continue avec ses arguments spécieux ( amour, suicide , désespoir, la presse de se marier, lui reproche son attente), il n’arrive qu’à éloigner Mitsuko. C’est à ce moment qu’arrive la proposition de mariage de la famille M. Mitsuko avait préféré à ce moment qu’elle est une réputation de lesbienne plutôt qu’amoureuse d’un « homme-femme ». Watanuki avait souhaité que Mitsuko rompe avec Somoko lors du vol des kimonos en apprenant sa liaison.

23, 24 .Watanuki lui reproche de lui avoir caché sa réconciliation avec Somoko via le subterfuge de la clinique. Mitsuko lui reproche d’avoir monté le vol des vêtements. La situation entre eux deux n’est que reproche. Somoko et Mitsuko se fond des confidences, et se sentent piéger par Watanuki

25.Kôtaro vient prendre des nouvelles de Mitsuko et de sa grossesse, sa femme qui est également présente ne sait que faire vue que Mitsuko n’est pas enceinte, elles cachent des serviettes pour faire croire à une grossesse d’environ 6 mois ..Or en rentrant Kôtaro demande des explications à sa femme, en effet Watanuki le rencontre et lui  parle du pacte signé, en lui demandant de tenir sa femme éloigné de Mitsuko pour ne  pas compliquer la demande de mariage.

26. Kôtaro explique alors tous les conversations qu’il a eu avec Watanuki, et le fait qu’il lui remette le serment. Watanuki lui demande de signer un reçu prouvant l’existence du document. Kôtaro demande à sa femme de lui remettre son serment.

27.Sonoko lui avoue tout, le serment, le fausse grossesse de Mitsaku, etc …Kôtaro souhaite expliquer la situation à la famille de Mitsaku mais Sonoko refuse en signifiant qu’elles se suicideront toutes les deux.

28.Sonoko est surveillé par son mari, il doit s’absenter pour son travail, Elle en profite pour appeler Mitsaku, celle-ci lui raconte le harcèlement de Watanuki, il exige un serment de sa part, mais Mitsaku refuse.

29.Sonoko et Mitsaku complotent de s’échapper

30,31. Le jour de la fuite arrive, elles prennent des somnifères en limitant la dose pour faire croire un suicide et simuler un coma.

32.Sauvé, Kotarô s’occupe de sauver déjà Mitsaku et sa famille du maître chanteur Watanuki, il arrange les affaires et rachète les preuves à Watanuki. Umé se fait licencier pour avoir caché ces histoires à ses patrons. Kotarô tombe amoureux de Mitsaku.

33.Sonoko, Mitsaku et Kotarô font couple à trois, Mitsaku leur donne des somnifères a tous les deux avant de dormir chaque soir, en augmentant la dose progressivement. « Il y avait dans l’esprit de Mitsuko  une tendance à mettre à l’épreuve les êtres pour vérifier jusqu’à quel point ils la vénéraient , et à en jouir ». Sonoko et Kotarô semblent à bout, livide , drogué. Des articles de journaux paraissent alors probablement de Watanuki pour se venger.  Umé est responsable de la parution dans les journaux de tous les détails de leur liaisons. Ils se suicident finalement Mitsuko et Kotarô meurent, il ne reste plus que la veuve Kakiuchi pour nous raconter l’histoire.

Critique :

Une relecture, je l’avais dévoré il y a bien longtemps, je le déguste maintenant. Je redécouvre une ou plusieurs histoires d’amour, de manipulations, de mensonges, d’homosexualité, de perversion, d’amour à trois, de masochisme, de beauté, de chair .
Le livres est découpé en petits chapitres, tel des petites scènettes mettant en scène des personnages avec leur amour, leur crainte, leur séduction, et leur désespoir.
L’écriture est fine, ambiguë, racontée par une des protagoniste Sonoko à la fois manipulatrice et victime consentante, qui nous transmet ses contradictions et ses envies. Sonoko en parle si bien, et avec tant de tendresse et de nostalgie.

Citations :

  • Sur mon tableau , le visage ressemblait au sien, mais le corps, évidemment était différent, puisque je m’étais inspirée de celui de Mlle Y., le modèle. D’ailleurs, en général les modèles de nihonga ont le visage plus beau que le corps : cette Mlle Y. n’avait pas un corps très attirant, elle avait une peau abîmé et olivâtre : un œil averti aurait mis entre sa peau et celle de Mitsuko autant de distance qu’entre l’encre et la neige
  • Même la glace de l’armoire clame qu’elle veut refléter ton image. Alors c’est sûr ? Demain, à midi, à l’heure de la récréation , je t’attendrais comme d’habitude.
  • Je me moquais moi-même de pusillanimité… Et puis, aimer un homme en cachette de mon mari aurait été mal, mais quelle importance qu’une femme s’éprenne d’une autre femme ? Un mari n’a pas le droit de critiquer l’intimité qui se développe entre deux femmes. C’est avec ce type d’arguments que je me berçais d’illusions…En réalité, mon amour pour Mitsuko était dix, vingt… cent, deux cents fois plus fort que celui que j’avais éprouvé pour cet autre homme.
  • -Je ne vois pas le rapport avec la notion de beauté. C’est plutôt une perversion sexuelle.

Lexique :

  • catogan : chignon bas sur la nuque
  • rets : filets
  • sororal : qui concerne les sœurs ( amour )
  • orchite : inflammation des testicules
  • moxa : instrument utilisé pour le traitement apparenté à l’acupuncture

Divers :

  • 6,7 heures de lecture / terminé le 18/02/2014

Autres romans de Tanizaki :

Pont flottant de Tanizaki
Pont flottant de Tanizaki

La proie et l’ombre de Rampo Edogawa

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Quatrième de couverture

Dans ce roman, où il est le narrateur, il va « dénouer » les fils d’une intrigue bien complexe et bien pensée. Un auteur de thriller, comme lui, menace de mort son premier et seul amour, épouse d’un riche notable, qui, plusieurs années auparavant, se rendant compte qu’elle ne l’aimait pas, avait fui cet homme qui la harcelait. Edogawa Ranpo va donc accepter d’aider cette femme.

Critique :

Ce court roman est une petite merveille, Ranpo Edogawa nous berne subtilement avec sa narration fluide et détaillée via une enquête à rebondissements multiples, pour se permettre de remettre en cause les propres certitudes du lecteur. La fin du roman nous plonge dans une quête de la recherche de la vérité, d’une autre vérité, et dans la recherche de preuves tangibles qui nous libérerait d’un doute.

La mise en scène de fantasmes et d’obsessions : voyeurisme, sadisme, perversions sexuelles sado-masochiste font de ce petit roman un véritable bijou.  Retrouve-t-on une perversité typiquement japonaise, mais j’ai particulièrement apprécié comment la  belle et jeune veuve donne la cravache au narrateur pour alimenter leurs relations intimes …

Résumé :

1.Le narrateur rencontre au musée impériale de Ueno une magnifique jeune fille, la conversation s’engage maladroitement puis naturellement, elle est amatrice de roman policier. Une relation épistolaire suit alors, des courriers sont échangés ….

2. Le narrateur poursuit des relations pendant plusieurs mois secrètement, mais Shuzuko l’appelle une première fois, elle souhaiterait connaître l’adresse de l’écrivain Oe, puis une autre fois de façon plus pressante, elle court un danger et met dans le secret le narrateur, Ichiro Hirata un ancien ami / amant dont elle avait rompu est en fait Shudei Oe (nom de paille) et lui écrit une lettre de menaces lui parlant de la souffrance qu’il a subit d’être rejeté par Shuzuko et des vengeances qu’il prévoit.

3.Le narrateur se trouve en compétition avec Oe concernant les romans. Oé est marié, il déménage souvent et vit de la façon d’un ermite. Honda qui l’a rencontré le décrit comme un type énorme, bouffi, des yeux vitreux tel ceux d’un noyé. Il croit même l’avoir rencontré, habillé en clown distribuant des publicités, reconnu il s’est sauvé. Le narrateur décidé d’allé visiter le dernier quartier connu de Oe Sakuragi.

4.Le  narrateur visite le quartier, Oe a déménagé aucun des voisins n’a d’informations. Il demande à son ami Honda de rester en a. Shizuko l’appelle, quelque chose de grave est arrivé, elle souhaite que je passe car son mari est absent. Shizuko a reçu une nouvelle lettre de Oe. Une lettre de menace qui met Shizuko dans un état de paranoïa.

5. Shizuko semble avoir entendu un bruit, tel dans un roman de Oe « Le jeu du grenier », il monte vérifier et découvre qu’une personne était bien caché dans le grenier, il découvre également un bouton RK BROS CO. Quelques mesures sont prises Mais deux jous plus tard mourrait Rokuro Oyamada.

6.Le corps ou plutôt la tête est découverte flottante dans le trou d’eau des cabinets, puis il est remonté nu affublé d’une perruque. Une protection est mise en place par la police pour protéger Shizuko.

7.Durant les semaines suivantes, aucune trace de Oe, ni de nouvelles lettres de menace. Honda fait ses recherches et lance ses investigations sur des forains, le spectacle de l’homme sans tête, mais sans succès. Il fait également des recherches sur la perruque, il trouve l’artisan qui l’a fabriqué mais pour protéger la calvitie de Rokuro. Mais Shizuko ne l’avait jamais vu porté de perruque !! Mystère. Les relations du narrateur avec Shizuko se renforcent. Il découvre une cravache, Rokuro avait-il des relations SM avec Shizuko comme le prouve les zébrures qu’elle possède dans le dos ?

8.La cérémonie du premier mois de deuil à lieu, la première étreinte baiser a lieu avec Shizuko, après qu’elle ait sembl » aperçu quleque chose de suspect par la fenêtre. Mais le narrateur rentre quand même en taxi. Il se trouve que le chauffeur porte des gants dont un des boutons manque. Il s’agit du bouton retrouvé dans le grenier. Le chauffeur que c’est justement M Oyamada qui lui ai donné.

9.Le narrateur dénoue peu à peu les mystères, il se rend compte que  Rokuro est au courant des anciens amours de sa femme Shizuko, des parutions et des nouvelles de Oe, et tous les mystères se ramènent à la sombre machination de Rokuro

10.Le narrateur raconte son mémoire des faits à Shuzuko, puis ils tombent dans les bras l’un de l’autre : amant, Shuzuko apporte même la cravache pour être flagellé. Mais les preuves sont trop parfaites,  une différence de date apparaît entre la découverte du bouton du gant et du nettoyage du grenier.

11. et 12. Le narrateur parvient à dénouer le mystère …

Personnages

  • Shudei Oe : Auteur à succès de roman policier, histoires de crimes pervers , nom de plume
  • Ichiro Hirata : Amoureux malheureux de Shizuko, a pris pour nom d’emprunt Shudei Oe
  • Honda : ami du narrateur, travaille pour une émission d’édition, a rencontré Oe
  • Rokuro Oyamada : mort violente
  • Shizuko Oyamada : épouse de l’homme d’affaire, amatrice de roman policier
  • Itosaki : procureur, chargé de l’affaire
  • Hideko Hirayama : romancière spécialisée dans les polars, mais en fait un homme
  • Ranpo Edogawa : Le narrateur lui même

Citations

  •  Aussi incroyable que cela nous puisse paraitre , ce mélange d’apparente vertu et de vice secret dans le cœur d’un même homme n’est pas tellement exceptionnel . Ne dit-on pas d’ailleurs que c’est souvent chez l’homme de bien que le démon s’introduit le plus facilement
  • Je m’explique. Mon intention première était de t’ôter la vie à petit feu en te harcelant et en te terrorisant sans répit. Le spectacle de ton bonheur conjugal m’ donné envie de faire d’abord disparaitre, sous tes yeux, ce mari que tu chéris tant , et de m’occuper de toi qu’après t’avoir fait goûter cette rare douleur. L’efficacité de la démarche m’a séduit. Ma décision est prise.
    J’ai tout mon temps, je ne suis jamais pressé. Il serait dommage de mettre déjà en oeuvre l’opération suivante alors que cette lettre que tu tiens entre tes mains commence à peine à produire ses effets dévastateurs.

La déchéance d’un homme de Osamu Dazaï

La déchéance d'un homme

Quatrième de couverture

«Je suis devenu bouffon. C’était mon ultime demande adressée aux hommes. Extérieurement, le sourire ne me quittait pas ; intérieurement, en revanche, c’était le désespoir.» Ainsi se présente Yôzô, né dans une famille riche du nord du Japon, qui veut être peintre, abandonne ses études au lycée de Tôkyô pour travailler dans des ateliers, mais s’initie plus vite au saké et aux filles qu’au dessin et à la peinture. D’amours malheureuses en amours malheureuses, après n’avoir été qu’un médiocre caricaturiste de revues de second ordre, il échoue à vingt-sept ans, malade, tel un vieillard, dans une vieille chaumière, irréparable d’où il rédige l’histoire de sa vie, «vécue dans la honte», et alors qu’il ne connaît plus désormais ni le bonheur ni le malheur.

Les personnages

  • Se-tchan : jeune fille , voisine (premier carnet )
  • Takeichi : Camarade d’école (premier carnet )
  • Yô-tchan sa soeur soeur aînée, cadette de Se-tchan (premier carnet )
  • Horiki Masao élève des beaux-arts ( second carnet)
  • kinu san / Yôzô : narrateur ?
  • Tsuno-Ke: une amie, a de l’affection pour Yôzô , Affublé du nom de « Miséreuse pour pauvres »
  • Shibuta surnommé Hirame (La sole) doit le chercher au commissariat comme répondant , fut son correspondant pendant le lycée, il s’occupe de Yôzô pour essayé de le sauver plusieurs fois, de le détourner de ses penchants.

Second carnet :

Le narrateur mène une vie de débauche avec Horiki, se saoulant dans les bars, Tente de se suicider vc Tsuno-Ke en ce jetant dans la mer, mais seul en survit. Inculpé d’instigation au suicide

Troisième carnet, première partie :

Se retrouve avec Hirame, regrette son existence passé même celle avec Horiki. Hirame soihaite qu’il trouve un projet : se fixe, trouve un travail, reprenne ses études. mais il n’est intéresssé que par la peinture, aussi il se sauve de la maison de Hirame. Il se fait alors entretenir par Shizu-Ko secrétaire dans une maison d’édition, elle arrive a faire paraitre quelques caricatures. Il dessine uniquement pour son penchant à la boisson Saké fort bon marché. Puis tombe dans le pire, vend des vêtements de Shizu-Ko pour de la boisson. Il l’abandonne alors et part à Ginza. Une jeune fille Yoshi-tchan essaye elle aussi de l’aider

Troisième carnet, partie deux :

Il arrête de boire et se marie avec la jeune Yosho-tchan, Son addiction au saké  revient vite avec son ami Horiko pour l’accompagner. Sa femme se fait alors violer, il reste insipide, sans voix face a sa femme ne sachant si il doit lui pardonner ou non.  détruit et plonge plus profondément dans l’alcool. Il essaye de nouveau de se suicider avec des médicaments trouvés. Tentative de nouveau raté. Il crache du sang, se renseigne dans une pharmacie, la pharmacienne le prend en pitié et lui offre des médicaments dont de la morphine, il entre alors dans une spirale de morphine jusqu’à l’overdose. Il pense au suicide et à la mort. Il est de nouveau repris en main par Hirame, Hiroki et Yoshi-ko  qui l’emmène dans un hôpital psychiatrique.

Epilogue:

Le narrateur raconte l’histoire de ces carnets qui date de 1930/1932, il n’a pas connu le fou qui a écrit ses carnets. L’expéditeur du paquet contenant les carnets se nomme Yô-tchan.

Critique

Tout est dit dans le titre « Déchéance d’un homme », on suit la lente descente du narrateur « Yôzô », cette glissade progressive dans l’abime profond. Il se donne tout d’abord un rôle de bouffon pour être accepter au collège,  il arrive de cette façon à trouver une certaine fierté à devenir populaire grâce à ce stratagème. Cette stratégie réussi jusqu’à ce qu’un de ses camarades d’école le découvre : « c’est de la frime … »

On le retrouve après,  faible, sans volonté, sans aucun but dans la vie, se faisant facilement entrainé, il souffre d’un sentiment d’infériorité. Il est a tout moment rempli de pensées anxieuses, misérables, hypersensibilité de ses nerfs, d’ou une vie en groupe impossible , timidité ,trouble , crainte, … Il ne trouve refuge qu’auprès des femmes (des prostitués tout d’abord, puis des autres qui se laissent prendre par son côté faible) , et de l’alcool fort et du saké et au paroxysme de sa chute de la morphine.

Ce court roman est poignant, nous sommes témoin de la détresse de Yôzô, nous même inerte de cette inerte de cette descente aux enfers, peut-être pour une partie autobiographique … qui sait ?

Citations :

  • Extérieurement, le sourire ne me quittait pas : intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. Pour ne pas révéler ce contraste, je devais garder, au prix de sueurs froides, un équilibre qui ne tenait qu’à un cheveu.
  • Je veux mourir; il faut que je meure. Ma vie engendre toujours plus de fautes. Je ressassais continuellement ces pensées en faisant la navette entre la maison et la pharmacie, à demi-fou.
  • Plus je réfléchis, moins je comprends. Moi seul diffère des autres.
  • alocépie : Chute ou absence des cheveux ou des poils
  • sarcopte : acarien parasite dont une espèce provoque la gale chez l’homme

4,2 heures de lecture, finit le 15/02/14

Au revoir là Haut (Pierre Lemaitre)

Bon, je me lance, je démarre le pavé, j’avais hésité un moment : un prix Goncourt

Et puis, je trouve la couverture est importante, elle donne envie de lire, mais là …. On se sait pas à quoi cela correspond, j’hésite . Bon il ne faut pas allé se laissé aller à des détails pareils, Il est tout de même bien apprécié, Note moyenne : 4.34/5 (sur 538 notes).

au revoir la-haut

Bon tant pis, je démarre :

Des poilus dans une tranchée, nous sommes en 1918 quelques jours ou quelques semaines avant l’armistice. Albert Maillard rêve de sa fiancée ? Cécile. Pour fixer le cadre de la guerre : « Albert s’est engagé dans une guerre stendhalienne et il s’est retrouvé dans une tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jours pendant cinquante mois« . Je me sens tout de suite transporté dans une bd de Tardi : « Mais c’est la guerre ici et il n’est pas ici pour philosopher« , car en effet on retrouve toujours en ces temps là un fumier de première à la recherche de gloire, de médailles le lieutenant Pradelle d’Aulnay. « L’adage selon lequel le véritable danger pour le militaire, ce n’est pas l’ennemi, mais la hiérarchie » se vérifiera bien des fois.

Lui-même qui va lancer une offensive pour venger les deux éclaireurs (qu’il à fait buter dans le no man’s land), afin de d’entretenir le moral de ses troupes et de les venger des boches.

Une brillante offensive pour la côte 113, ou Albert s’aperçoit que nos deux éclaireurs ont reçu tous les deux une balle dans le dos, Pradelle qui passait par là, en profite pour cacher ses méfaits  et le témoin inattendu avec quelques grenades offensives. Il n’a le temps que de faire exploser aux quatre vents les éclaireurs, un tir d’obus enseveli Albert.

Edouard, un autre poilu qui passait dans le coin et qui se fait exploser la jambe d’une balle allemande cette fois ci, semble détecter un corps sous terre, prenant son courage a deux mains, il extrait la terre poignée par poignée pour découvrir Albert, plutôt à moitié mort, Courageusement il se lève et se laisse tomber sur le corps afin de lui redonner vie.

Retour à l’hôpital de campagne, pourriture, morphine, cris, râles …., on est proche des « Sentiers de la gloire »

Les personnages :

  • Albert Maillard
  • Cécile : L’amoureuse d’Albert
  • Pauline : Nouvelle amoureuse d’Albert 1919
  • Mme Monestier ( La maîtresse par défaut d’Albert
  • Henri Pradelle D’Aulnay (Lieutenant  puis Capitaine, antidreyfusard,  gendre de M Péricourt )
  • Gaston Plerzec (Préfet
  • Madeleine Péricourt
  • M Marcel Péricourt ( En conflit avec son fils, contre le mariage de sa fille
  • Ernest
  • Ferdinand Morieux ( associé de Pradelle
  • Yvonne de Jardin-Beaulieu (Maîtresse de Pradelle
  • Lucienne d’Haurencourt (Maîtresse de Pradelle
  • Dupré (sergent chef, embauché par Pradelle après la démobilisation
  • Marcel Péricourt ( héros de la grande guerre, millionaire à trente ans
  • Edouard Pericourt (défiguré, sauveur d’Albert)
  • Eugène Larivière (Nouvelle identité d’Edouard)
  • Gaston Lavallée ( directeur scierie-menuiserie, sa fille Emilienne
  • Léonie Flanchet ( actrice de Vaudeville
  • Caporal Grosjean
  • Léon Jardin-Beaulieu (associé de Pradelle, Yolande : soeur, Denise épouse , toutes deux Maîtresse de Pradelle )
  • Louise (peite fille de la logeuse Mme Belmont, amie de Edouard
  • Le Grec (vendeur de morphine, volé par Albert)
  • Docteur Martineau
  • Mlle Raymond ( secrétaire
  • Labourdin
  • Jospeh Merlin (Envoyé du ministre , homme aigri,
  • Paul Chabord, Lucien  Dupré, Roland Schneider, Chazière-Malmont /Dampierre

Une découverte surprenante, pour ma première lecture d’un roman de Pierre Lemaitre. Et en plus Je me suis réconcilié avec un prix  Goncourt  car celui-là je l’ai aimé, je l’ai même adoré. Après qu’ajouter avec tous les commentaires élogieux que je lis …
Une lecture que l’on déguste de la première page à la dernière. Très addictive, tant elle est riche de personnages hauts en couleur avec une personnalité particulièrement riche et unique, découpé au scalpel. En analysant les derniers moments de la guerre, l’armistice, le retour des poilus ces vainqueurs maintenant oubliés, des tristes fraternités entre ces deux rescapés, puis du temps des profiteurs de l’après guerre.

Divers :

  • Ebook 13,1 heures de lecture, terminé le 14/02/14

Lectures épicuriennes