Le Duel de Arnaldur Indridason

 Le Duel  -  Arnaldur INDRIDASON

Le Duel – Arnaldur INDRIDASON

Quatrième de couverture :

Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire ressurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là.
Un nouveau roman d’Indridason qu’il est difficile de lâcher tant l’ambiance, l’épaisseur des personnages, la qualité d’écriture et l’intrigue sont prenantes.

BELOMORKANAL

 

Cela n’est pas excessivement gênant, mais dans la série des enquêtes d’Erlendur, l’action de « Duel » se déroule en 1972, donc peut-être le premier du cycle Erlendur. L’enquête est menée par Marion Brem. Erlendur Sveinsson n’est alors qu’un jeune policier qui ne fait qu’une courte apparition.

Si vous pensez que l’enquête concerne le vainqueur du duel d’échec : Spassky contre Fischer, vous pouvez regarder le résultat sur Wikipédia. Ici nous avons une enquête sur un jeune garçon qui est froidement assassiné dans un cinéma, son passe temps était d’enregistrer la bande son des films. Mais nous sommes dans les années de la guerre froide, du pays de la pêche à la morue, … de la présence d’une base américaine en Islande.

Le récit est mélangé de nombreux flashback ou le passé de  Marion Brem nous est retranscrit, son enfance qui n’est pas des plus heureuse : c’est « l’enfant de la bonne »et du fils de famille qui ne la reconnait pas. Sa mère qui se noie lorsqu’elle a deux ans. Elle attrape la tuberculose et sa jeunesse se poursuit dans les sanatoriums du Danemark.

Ce n’est pas mon préféré dans ce cycle Erlendur que nous livre Indridason,  j’ai jusqu’à présent préféré  l’aspect torturé d’Erlendurk à celui de Marion.

Personnages :

  • Criminelle de Borgartun :
  • Marion Brem : femme policier, inspectrice ( sa famille possède un chauffeur et homme a tout faire Athanasius, puis deux autres domestiques dont une cuisinière. Elle est « l’enfant de la bonne », Mère danoise trois fils dont l’aîné est avocat (femme et deux filles-> père de Marion mais nie la relation, Dagmar sa mère d’origine Danoise est emportée par une vague quand Marion avait deux ans  )
    • Athanasius très ami avec avec Dagmar, s’occupe de Marion qui a attrapé la tuberculose.
    • Travaille à la bibliothèque municipale de Borgarboksafn
    • Dagny l’appelle : Papa et un pardon ?
  • Albert : Bras droit de Marion. Père de famille trentenaire, marié depuis presque 10 ans, Sa femme Gudny, et trois filles (Pala 8 ans, 5 ans, 2 ans ), et quatrième prévu l’an prochain. Passionné de musique.
  • Johannes : Chef de la criminelle (Géant proche de la retraite)
  • Hrolfur : collègue de Marion ( grandes ambitions, mais passe de nombreux jours en congés maladies)
  • Thormar : Travail à la police scientifique
  • Josef : Ancien de la criminelle en retraite. La première enquête de Marion fut celle de « la femme de la rue Unnarstigur »
  • Saemi Rokk : escorte de Bobby Fischer
  • Matthias : Ouvreur au cinéma HAFNARBIO
  • Kiddy : Caissière au cinéma HAFNARBIO
  • Rikki :délinquant mineur, alcoolique
  • Ragnar Einarsson, né en 1955, 17 ans/ A fait une hémorragie cérébrale à l’âge de 4ans  ont entraînés des lésions dans le cerveau, a passé 2 jours dans le coma.
  • Les parents : Einar le père, Klara la mère et deux soeurs (10 et 13 ans)
  • Youri Vigotski  ( N°3 dans les services secret, à la tête du réseau d’espionnage qui couvre l’Europe du Nord)

musique : Sylvia’s mother de Dr Hook en 1972, Jon Leifs, …

Citations:

  • Chaque être humain retenait son souffle dans l’attente du tournoi que tout le monde appelait le Duel du siècle, lequel devait opposer Bobby Fischer et Boris Spassky à Reykjavik. L’Islande n’avait pas connu une telle agitation depuis l’occupation par l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale.
  • Il est plus facile de croire en Dieu quand on sait qu’il n’existe pas.

divers :

  • ebook: 7,9 heures de lecture, 23 minutes par session, 968 pages tournées, 2 pages par minutes
  • Note : ***** (3/5)
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Eroshima de Dany Laferrière

Eroshima de Dany Laferrière
Eroshima de Dany Laferrière

Thème : Sexe, Bombe, Hiroshima, Japon, Montréal, Humour

En route vers l’apocalypse: le premier cliché sur le Japon est l’érotisme.

Critique :

Le sexe et la mort, les deux plus vieux mythes du monde. Dès les premières pages de cette nouvelle courte écrite dans un style simple je ne décolle plus. Le roman est dédicacé :« À Rita Hayworth, la star des pin-up, une rousse si explosive que la première Bombe atomique fut baptisée de son nom. »

Un style d’écriture simple, la première partie est découpé en courtes observations, environ 150, puis la narration de l’auteur se fait à la première personne, pour revenir à des observations. Un sacré degré d’humour pour nous narrer les amours d’un Nègre avec une japonaise, puis d’une juive orthodoxe. Le tout plongé dans un compte à rebours : en route vers l’apocalypse … avec des obsessions de la bombe atomique et d’Hiroshima.

Ses obsessions ou thèmes sont les mêmes que celle décrites dans le premier volume de « l’autobiographie américaine » c’est à dire dans « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ».

Citations :

  • J’ai découvert le Sexe (ou le Désir) à sept ans sous les traits de Rita Hayworth. Ah! qu’elle était jolie, la Mort! Je n’ai pas arrêté depuis et il m’a fallu vingt-cinq ans (et la mort de Rita) pour comprendre que c’était une bombe à retardement. Tu peux te cacher n’importe où sur cette satanée planète, il y aura toujours (comme le feu au cul) la menace de la Bombe. Et pour attendre cette saloperie de Bombe, rien de moins que le Sexe. Heureusement que nous sommes un peu plus que cinq milliards répartis un peu partout sur la planète. Alors, c’est quand tu veux, ma vieille.
  • La mort, là-bas ? Mishima, Kawabata, Dazai, Akutagawa. Ils n’ont qu’une façon de mourir, semble-t-il. Se suicider. Qu’est ce qui pousse à ça ? l’orgueil ? La forme ? La beauté ? Une trop haute idée de la vie ? Ne cherchez pas la réponse. (102)
  • Je ne me suis pas encore familiarisé avec cette idée, cette REALITE de respirer, de tousser, de bouger dans la même pièce qu’une juive orthodoxe. Vous vous imaginez l’effet que ça peut faire sur la libido d’un goy nègre.
  • J’entends frapper discrètement à la porte. Myriam Rosenberg entre, et je bascule, la tête la première, dans le trou noir des phantasmes les plus pervers auxquels aucun Nègre, à ce jour, n’a jamais osé rêver.
  • J’AI DECOUVERT LA BOMBE en même temps que le Sexe. J’avais fou de suite compris que les deux généraient la mort. La Bombe, c’est la mort collective, démocratique, égalitaire. Et puis le Sexe, c’est la mort individuelle, élitiste, aristocratique. La bombe, c’est la mort dans un éclair. Le Sexe, la mort à petit feu. L’orgasme est également bref. Le temps, affirme Borges, est une convention.
  • Hoki est née à Vancouver, B.C. Elle n’a pas de dieu, Ni Confucius, ni Bouddha. Elle fait l’amour comme Lao-Tseu se tient sur son buffle.
  • Keiko continue de se caresser les seins. J’attends beaucoup de ce moment pour l’avenir de l’humanité. Le sort de la civilisation judéo-chrétienne se joue, à l’instant, entre ce Nègre et cette japonaise née à Los Angeles.
  • Rita Hayworth, la star des pin-up, une rousse si explosive que la première bombe atomique fut baptisé de son nom.
  • L’appartement est un peu concave comme si je nichais dans une coupe à cognac.

Divers :

  • Paru en 1987, second roman après « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » (1985)
  • ebook , 1.8 heures de lecture, 203 pages tournées, 1.9 pages par min. env
  • L’auteur s’intéresse au mouvement du spiritisme  né à Haïti

Hypothermie de Arnaldur Indriðason

Hypothermie de  Arnaldur Indridason
Hypothermie de
Arnaldur Indridason

Thèmes : suicide, disparition, le spiritisme, les sciences occultes

 

Lac de Thingvellir: Maria s’est pendue dans son chalet, là même où elle avait vu son père se noyer alors qu’elle était petite fille. Ce drame l’avait rapprochée de sa mère de façon presque pathologique et elle était dépressive depuis son décès. La police conclut naturellement à un suicide mais son amie Karen, qui a trouvé le corps, n’est pas de cet avis. Elle confie à Erlendur une cassette audio où l’on entend Maria et un medium discutant de la vie après la mort. Erlendur décide d’enquêter de façon officieuse.

C’est une période creuse pour les meurtres à Reyjavik, juste un suicide: Une femme s’est pendue dans son chalet près du lac de Thingvellir,  Erlendur enquête. Femme dépressive depuis la mort de sa mère. affaire à classer ?

histoire peut-être emprunt de nostalgie, des enquêtes non abouties, de disparition non élucidés. Ou les vivants errent encore, 30 ans plus tard à la recherche de leur cher disparus. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux même, à la veille de leur mort. Erlendur essaye de les réconforter malgré le peu de nouvelles qu’il peut leur apporter.

Le poids du passé est important, on en apprend un peu plus sur le passé de Erlendur ( Son père Sveinn Erlendsson et son frère Bergur également disparu dans la lande lors d’une tempête de blizzard, 24/11/1956, son petit frère n’avait pas été retrouvé, lui en état d’hypothermie   )

Plusieurs enquêtes qui se mêlent. L’enquête est entremêlé de flashback qui éclairent de sa lumière blafarde les ombres du présent

Erlendur. Il va mener une enquête non officielle qui va révéler bien des secrets sur l’enfance de Maria

Un soupçon moins intéressant que les autres, plus intimiste sur la vie d’Erlendur ?. Je ne suis pas certain que j’aurais poursuivi du cycle Erlendur si j’avais démarré avec ce volume.

Obsessionnel , Obstiné comme il est, Erlendur creuse autour de cette affaire, et découvre la personnalité,plonge ses racines très loin dans le passé

Ce qui le préoccupe c’est les réponses.

Les personnages :

  • Sigurdur Oli : inspecteur de police
  • Bergthora : femme de Sigurdur Oli, leur relation de couple n’est pas au beau fixe.
  • Gudrun : disparu avec sa vieille Austin mini , appelé aussi Duna  . Passion la  biologie et la vie aquatique lac de thingvellir  168, phobie de l’eau. Disparu depuis plus de 30 ans avec sa voiture. Disparition signalé deux semaines après celle de David
  • Disparition du jeune homme de Njardvik (63)
  • Ingvar : 60 ans, ami de la famille Magnus ( Le père de Maria), veuf de Iona
  • Magnus : féru de pêche, en barque (Gras, sédentaire et grand fumeur), hélice décroché tombe dans le lac et se noie
  • Kristin : soeur de Magnus, 60 ans
  • Maria : féru d’histoire (Période Moyen-Age, son mémoire de fin d’étude traite des noyades à Thingvellir : exécution des femmes adultères ) , féru de spiritisme  a peur du noir.
  • Baldvin  : Etudie le théâtre, puis la médecine, mari de Maria.
  • Om Fjeldsted : Acteur de théâtre, a fréquenté l’école d’art dramatique avec Baldvin
  • Tryggvi : Son cousin qui était en médecine, lui avait demandé de le tuer, l’a maintenu dans un état de mort artificielle pendant quelques minutes avant de le ramener à la vie . Après il ne fut plus jamais pareil. En fait a servi de cobaye, ils ont pris le théologien et lui ont donné un peu d’argent. Renfermé à l’inverse de son cousin.
  • Thorgerdur : A fréquentée la faculté d’histoire avec Maria, actuellement occupe un poste d’infirmière.
  • Eyvör : femme pasteur s’est occupée de la crémation de Maria.A eu des discussions : pardons, péchés, …, la vie après la mort.
  • Jonas :  Ancien camarade d’école de Maria, maintenant directeur financier dans une entreprise  pharmaceutique. A vécu une année avec Maria, mais ils se sont quittés car la mère de Maria était omniprésente
  • Thorsteinn : (Steini) Avocat, avait suivi le même cursus que david . David l’avait appelé pour  lui pré annoncé quelque chose d’heureux ( une fille ? il était timide ) Gilbert avait déménagé au Danemark ?

Erlendur :

  • Valgerdur : Fréquentation amoureuse d’Erlendur…
  • Halldora : ex-femme d’Erlendur divorcé
  • Sindri : fils d’Erlendur, a connu de graves problèmes d’alcool et de drogue. A tourné la page.
  • Eva Lind : fille ainée, tente un rapprochement entre Halldora et Erlendur mais sans véritable succès.

Disparition de David : Erlendur avait enquêté avec Marion Briem (maintenant décédée) au moment de la disparition.

  • Gilbert : Entrepreneur travaux de construction 50 ans, est parti au moment de la disparition et est resté 20 ans au Danemark.
  • Elmar : Le frère de David, 2 ans plus âgé que David, travail comme chauffeur de Taxi. Plutôt éloigné de david.
  • Gunnthorunn : Mère de david
  • Le père: En maison de retraite, ne lui reste plus beaucoup à vivre. Rencontre Erlendur de temps en temps pour avoir des nouvelles de l’enquête.

Lexique :

Valétudinaire : maladif, qui a une santé chancelante

Citations :

  • Erlendur était convaincu que le hasard n’était rien de plus que la vie elle-même qui jouait aux gens de mauvais tous ou les divertissait. Il était comme la pluie qui tombe aussi bien sur les justes que sur les crapules. Il pouvait avoir des conséquences bénéfiques ou néfastes. Dans une certaine mesure, il déterminait ce qu’on appelle le destin. Il naissait du néant : inattendu, étrange et inexpliqué. Erlendur se gardait de confondre les hasards et le reste.
  • Il y a des gens qui disparaissent. Parfois on les retrouve, parfois non.
  • Vous enquêtez sur les fantômes ? interrogea le directeur

Divers:

  • Prix national islandais de littérature criminelle, 2008
  • 7,8 heures de lecture, 31 minutes par session, 874 pages tournées, 1.9 pages par min, fini le 10/03/2104
  • Note : ***** (3/5)

Deux amours cruelles de Junichiro Tanizaki

Deux amours cruelles de Junichiro Tanizaki
Deux amours cruelles de Junichiro Tanizaki

Quatrième de couverture :

Ce recueil comprend deux nouvelles, deux histoires d’amour atteignant des profondeurs de tendresse et de cruauté rarement abordées par la littérature occidentale.
 » L’histoire de Shunkin  » relate la vie de Koto Mozuya, dite Shunkin, fille d’une riche famille d’apothicaires d’Osaka, et son histoire d’amour avec Sasuke, qui fut son serviteur, son élève et son amant durant toute sa vie.
« Ashikari  » est l’histoire de Oyu, jeune veuve ayant l’interdiction de se remarier afin d’élever son fils, et de Serizawa, épris l’un de l’autre mais contraints de ne partager qu’un amour platonique. Oyu persuade sa jeune sœur Oshizu d’épouser Serizawa, qu’elle aura au moins comme frère, et, devinant ses sentiments, celle-ci accepte volontiers pour rendre sa sœur heureuse.

Thème : amour, domination, infirmité, aveugle, jalousie

L’histoire nous est contée par une personne qui se rend dans un cimetière à la recherche de la tombe de Koto Mozuya, elle ne se trouve pas avec les autres stèles de la famille Mozuya. Et pour cause : ce narrateur va nous raconter l’histoire de Koto et de Sasuke: Une histoire d’amour cruelle.

A neuf ans, suite à une maladie Shunkin (Koto)  perd la vue. Elle abandonne la danse pour se consacrer aux instruments à corde. Fille préférée de ses parents, elle est particulièrement doué au Shamisen. Un jeune apprenti Sasuke devient son guide attitré. Il deviendra bien plus que son guide. Une relation multiple va s’initier entre ses deux personnes : Domestique/Maître, Elève/Professeur, Amants…. Sasuke supportera toutes les caprices de sa maîtresse par amour.

La seconde nouvelle est « Ashikari : une coupe dans les roseaux », qui se trouve également sous le nom « Le coupeur de roseaux, le traducteur est Daniel Struve, et dans la première édition Kikou Yamata. Ce qui nous donne deux traductions complètement différentes.

C’est en plus avec un grand plaisir que l’on peut lire une préface de Henry Miller qui a un faible pour la littérature japonaise. Je le cite : » Nous suivons ces récits tragiques avec notre coeur, plus qu’avec nos entrailles, car par la conduite des amants elles atteignent à des profondeurs de tendresse et de cruauté que la littérature occidentale n’a presque jamais atteintes ».

  • L’étrange spiritualité de Shunkin aveugle charme Sasuke, un apprenti. Il devient à 14 ans il devient son guide attitré. Plus que son guide : il se plie à une servitude amoureuse.
  • Sasuke est en apprentissage chez les Mozuya, à l’écoute des leçons de Koto ou de Shamisen il se prend à aimer la musique . Il apprend secrètement le shamisen dans un placard (dans l’obscurité pareil à Shunkin).
  • Shinge entend un soir d’hiver le bruit du shamisen, mais ne sait qu’y joue. Sasuke (15 ans)  est finalement découvert et doit jouer devant la famille Mozuya. Shunkin (11 ans) se propose de lui donner des cours contre l’avis de son père. L’apprentissage de Sasuke était sur le commerce et non sur le Shamisen. Des mois puis des années passent. Shunkin qui se montre d’une grande sévérité envers son élève y prend de la satisfaction (un plaisir inavoué).
  • Gratitude, dette de reconnaissance , il supporte la sévérité de Shunkin.
  • Les parents sont témoin de la méchanceté de Shunkin. Elle a maintenant 17 ans, et ils envisagent de la marier à Sasuke ( à cause de sa cécité). Elle refuse tout d’abord puis …. elle tombe enceinte mais ne dévoile pas le nom du père. On interroge Sasuke qui ne sait rien (mais les parents ont des doutes). Ils re questionnent de nouveau Shunkin : »Votre compassion me touche, je n’accepte pas l’humiliation de prendre pour mari un homme de basse condition ».  Shunkin accouche, l’enfant ressemble à Sasuke mais tout le monde nie. Les parents veulent faire adopter l’enfant .
  • Le bébé est adopté. La relation équivoque se poursuit serviteur/maîtresse, condisciple, amants.  Son professeur de musique meurt, elle ouvre alors son école accompagné par son serviteur Sasuke.
  • On insiste sur la propreté, le gout du luxe, de la beauté. Elle ne présente ni honte ni pudeur devant Sasuke qui pourvoit à ses soins.
  • Shinkun le traite comme un esclave , elle a une passion pour les oiseaux, un rossignol. Elle dépense sans compter pour ses plaisirs.
  • Shunkin pu vivre avec abondance grâce à l’affection et l’argent que lui donnait ses parents, mais ceux-ci viennent à mourir. On la trouve plutôt sadique, elle perd ses élèves. ceux qui restent sont surtout là pour sa beauté.
  • Elle se met alors un élève à dos, Ritaro. Etant de nature orgueilleuse et arrogante, elle finit par s’attirer des problèmes.
  • Elle se fait ébouillanter par un voleur, puis Sasuke devient aveugle suite à une cataracte. Maintenant défigurée, elle souhaite que plus personne ne puisse voir sa beauté disparut, même Sasuke.

Personnages :

  • Shunkin : Koto Mozuya, fille d’un apothicaire d’Osaka. Décédée le 14 Octobre 1887 à 58 ans, très belle, très doué dans les arts de la danse
  • Shinyo Kindai Shinshi, Nukui Sasuke dit Kindai décédé le 14 Octobre 1887 à 83 ans. Musicien aveugle
  • Vieille femme de Haginochaya : se rend sur la tombe de Shunkin 1 à 2 fois dans l’année
  • Yasuzaemon : chef de la famille Shunkin, père de Shunkin
  • Shigé sa mère eut 2 fils et 4 filles; Shunkin est la cadette
  • Shunsho : le professeur de musique, meurt l’orsque Shunkin à vingt ans
  • Ritaro : fils d’un marchand, libertin

Citations :

  • En plus de leurs rapports de maîtresse à serviteur, se nouèrent les liens qui unissent l’élève à son professeur.(42)
  • Autrefois, pour former les jeunes artistes, les professeurs se montraient d’une sévérité inimaginable, allant jusqu’au châtiments corporels.
  • « Notre maîtresse prétend que les alouettes et les rossignols lui sont plus dévoués que nous, disaient-ils. Ce n’est pas étonnant : ne les traite-t-elle pas mieux que nous ? « 
  • On assure même que sa méchanceté était intentionnelle et tendait à décourager ceux qui ne songeaient pas à travailler vraiment et que seul poussait chez elle le désir qu’elle leur inspirait… Les coups de la belle aveugle leur procuraient sans doute une étrange volupté ; il devait y avoir du Jean-Jacques Rousseau chez certains….

Divers :

Publié en 1933. Edition Stock, préface de Henry Miller

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Nagasaki d’Éric Faye

Nagasaki d'Eric Faye
Nagasaki d’Eric Faye

Quatrième de couverture :

Clandestine depuis un an Il s’étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu’une inconnue déambulait chez lui en son absence.

Thème : japon, société, solitude, exclusion, empathie, intégration

Critique

Je découvre tardivement ce court roman, Grand prix du roman de l’académie Française 2010, Nagasaki est une histoire courte, très courte.
La narration est effectuée par deux protagonistes, à travers leur improbable relation. l’histoire s’effectue tout d’abord du point de vue d’un cinquantenaire seul (célibataire), sans aspérité :  « l’homme des masses » qui habite une maison à Nagasaki. Il a une vie paisible, sans vague, mais une petite contrariété arrive. Il commence à avoir des soupçons : quelqu’un se sert dans sa cuisine ! Pourtant, il part tous les matins au travail en fermant sa porte à clé derrière lui. Il installe une webcam pour débusquer l’intrus.
Et ce qu’il découvrira va le déstabiliser, joie, étonnement, empathie, puis apparaît un soupçon de compassion sur cette inconnue.
Puis c’est l’histoire d’une chômeuse de longue durée, d’une durée si longue qu’elle était arrivée en  fin de droits, et qui avait du tout abandonner, pour se métamorphoser en petite souris.
Cette rencontre qui va avoir lieu entre ces deux personnages est la rencontre de deux solitudes, peut-être même de deux exclusions : une involontaire, une par dépit,  l’autre par une sorte d’évanouissement vis à vis de ses proches, par incompréhension envers ses collègues.
Cette histoire vraie,  ne laisse pas indifférent. Elle commence sur un ton humoristique, mais s’enfonce rapidement dans la réalité, un peu sordide d’une exclue de la société.  Le sujet est intéressant, l’histoire se passe à Nagasaki, mais pourrait se passer dans n’importe quelle autre métropole. J’aurais aimé connaître la suite de ces vies : celle de Shimura Kobo.

Citations

  • La peur de devoir soutenir le regard de ma clandestine. A moins que son absence n’ait accentué le sentiment d’incomplétude qui empoisonne mes jours.
  • Elle vivait chez vous depuis l’automne dernier. Et si, pendant longtemps, vous n’avez rien remarqué, c’est qu’elle avait élevé la discrétion au rang d’art de la survie.
  • Pauvre Tanabe ! Bientôt, tu seras accueilli au nirvana et  tout ira mieux, tu verras: ils ont installé à l’entrée un stand de gambas frites ou tu goinfreras à l’oeil et là, pas trop d’huile. (En parlant du régime du centenaire)
  • Non pas l’oubli de cette pauvre femme qui ne m’était rien. Mais celui de mon existence entière dont se dévoilaient tout d’un coup les dénuement et l’aridité. Aucune ambition n’y poussait plus depuis longtemps, aucune espérance non plus. Cette femme était à maudire. A cause d’elle, le brouillard s’était levé.
  • La femme d’aujourd’hui sait qu’il ne faut pas laisser les souvenirs rebondirs dans le palais des miroirs; ils deviendraient fous, comme une mouette qu’on enferme par mégarde dans une salle.

Lexique :

  • amphigouri : ‘comprenant l’amphigouri que je leur infligeais’ : Production intellectuelle confuse et incompréhensible; éloquence pompeuse et embrouillée.
  • esbigner : ‘la forme que j’avais entrevue s’était esbignée par une fenêtre’, se sauver
  • dextre : ‘comme s’il n’avait pas de dextre’ : le côté droit, par rapport au personnage qui est supposé le porter.
  • kami : Divinité, dans la religion shintoïste

Divers :

  • GRAND PRIX DU ROMAN DE L’ACADEMIE FRANCAISE 2010.
  • Cite Ranpo Edogawa : homme qui vit clandestinement à l’intérieur d’un canapé « La chambre rouge »
  • Ebook, Paru en 08/2010, 2 heures de lectures, 207 pages tournées, 1.7 pages par min environ
  • Note : *****

Dur, dur de Banana Yoshimoto

dur dur de Yashimoto Banana
dur dur de Yashimoto Banana

Thème : surnaturel, mort, forces occultes, amour, souvenirs,

Deux nouvelles « Peau dur » et « Coup dur ».

La première nouvelle nous plonge rapidement dans le thème du surnaturel, des force occultes, de la mort. Tout ce cheminement dans cette obscurité est causé par le ressenti de la perte d’une amie proche. La narratrice lors d’une randonnée s’approchera d’un sanctuaire d’ou émane des souffrances, d’une rencontre avec un fantôme dans un hôtel. Elle même semble  appartenir plus au monde des ténèbres que celui des vivants, tant elle est emprunt de vision de l’au delà, entouré de fantôme du passé.  Plusieurs incendies à priori sans relation la suivent également.

L’écriture est emprunt de poésie, on retrouve de la tendresse, de la douceur, compassion  dans cette deuxième nouvelle. La fin de vie, du ressenti des proches, et du vide qui va être causé par la mort d’un être proche. On retrouve la symbolique de l’automne qui accompagne cette disparition.

Synoptique :

  1. Le petit sanctuaire: la narratrice fait une randonnée, ses pas s’alourdissent. Elle se s’en retenue par des forces occultes. Elle se remémore sa liaison avec une femme.
  2. L’hôtel:
  3. Le rêve: C’est plutôt une suite de cauchemars concernant Chizuru
  4. La visiteuse : Elle ouvre à une inconnue qui est sortie de sa chambre, après une dispute avec son amant. Lui raconte ses déboires: Sa vie avec Chizuro, qui  est hypersensible, manique, ne dort pas, chuchote aux revenants. Cela déteint. Une fois quitté l’appartement, elle apprend par une amie qu’un incendie à eu lieu et que Chizuru est décédée, elle lui semblait pourtant l’avoir eu au téléphone . L’autre lui parle de suicide raté, elle prend peur et se rend à la réception demander la clé. Elle est la seule cliente de l’hôtel, on lui annonce qu’il y a effectivement eu un double suicide mais elle n’a vu que la femme décédée, l’amant s’en est sorti.
  5. La pièce aux tatamis : elle semble déclencher des incendies partout où elle passe. Elle semble entouré de fantômes . La femme de la réception lui raconte les évènements, puis lui propose de partager un futon de sa chambre. Elle s’endort.
  6. Encore un rêve: Elle se retrouve dans l’appartement de Chizuru, du brouillard…
  7. La lumière du matin: Elle retourne dans sa chambre prendre ses affaires, deux verres sur la table, paye puis se dirige vers la gare.

Champ lexical : ensorcelé, étouffé, triste, chagrin, morne tristesse, larme, noir des ténèbres, froid, crasseux, remords, pleurer, exorcisme, état lamentable, yeux rouges tout gonflés,  teint diaphane…

Coup dur :

  1. A propos de Novembre :La soeur est dans le coma, suite à une hémorragie cérébrale.
  2. Les étoiles : On va débrancher sa soeur, elle va chercher les affaires de sa soeur dans son entreprise.
  3. La musique :On a débranché la machine de sa soeur, accompagné au crématorium, le vide apporté après la disparition de sa soeur. elle est sous le charme de Sakai ( qui aurait été le frère de son beau-frère)
  4. Raconte les quelques jours avant son hémorragie, son coma, son mariage annulé, de l’amour . les souvenirs qui les accompagnent pendant son coma (nostalgie d’un passé heureux et insouciant )

Citations :

  • Mais ce sont les vivants qui me font le plus peur. Comparés à eux, les lieux, même les plus redoutables, ne sont que des lieux, les fantômes, même les plus effrayants, ne sont que des morts. J’ai toujours pensé que, pour inventer le pire, l’homme n’avait pas son égal. (p17)
  • Et puis, quand je vois des gens normaux, ça m’angoisse : j’ai l’impression que c’est moi qui suis un peu fêlée.(49)
  • Dehors s’étendait un brouillard presque palpable, aussi épais que du lait (50)
  • « Tu sais on va bientôt débrancher l’assistance respiratoire », a-t-il dit, à peu près du même ton qu’il m’avait annoncé autrefois: « Pochi est mort ». Pochi était son chien préféré, on l’avait eu à la maison pendant des années. Ca montrait bien la profondeur de sa tristesse (114)
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Le marin rejeté par la mère de Mishima

Le marin rejeté par la mer de Mishima
Le marin rejeté par la mer de Mishima

Quatrième de couverture :

Noboru Kuroda, 13 ans vit seul avec sa mère dans la banlieue de Yokohama. Il découvre un soir que sa mère a une aventure avec un officier de la marine marchande, Tsukazaki Ryûji. Pour le jeune garçon, qui subit l’influence du chef de sa bande d’amis, le marin représente l’aventure et plus largement les valeurs masculines traditionnelles. Alors qu’il l’idéalise et projette sur lui l’image d’un surhomme, le marin se révèle un brave homme, aspirant à la tranquillité et à la sédentarité. Déçu, Noboru décide, avec ses amis de le punir.

Thème : adolescence, amour, mort, torture,

Critique :

Noburo, un garçon de 13 ans, surprend avec délectation les relations amoureuses de sa mère veuve avec un marin. Il fait de ce marin son héros car il symbolise pour lui un vrai homme qui affronte et combat quotidiennement les éléments sur son navire.  Pour Noburo c’est un être exceptionnel sans faiblesse, dur, viril. Il se vante à sa bande de copains d’avoir trouver un héros. Un cas d’étude pour les autres enfants de la bande et du chef qui n’ont que des pères lâches, serviles. Mais l’image du héros de Noburo va vaciller, il se rend compte que son héros n’est pas aussi exceptionnel qu’il aurait pu se l’imaginer. Noburo le met à l’épreuve, mais le marin est amoureux, doux, respectueux, il n’est pas à sa place dans le rôle d’un père. Il se fait ridiculiser par le chef de la bande et de ses copains.  Le chef leur fait partager sa haine du système : « Les pères !… Parlons-en. Des êtres à vomir! Ils sont le mal en personne. Ils sont chargés de tout ce qu’il y a de laid dans l’humanité. Il n’existe pas de père correct. C’est parce que le rôle de père est mauvais. Les pères stricts, les pères doux, les pères modérés, sont tous aussi mauvais les uns que les autres. Ils nous barrent la route dans l’existence en se déchargeant sur nous de leur complexe d’infériorité… ». La douceur leur fait honte et n’est pour la bande qu’un synonyme de lâcheté, et va les entraîner à  des actes d’une violence inouïe.  Le chef va canaliser cette haine sur le groupe d’adolescent psychopathe. Noburo va offrir une offrande au chef pour expier sa faute : l’idole déchu du marin.   Et c’est sous la forme d’un rituel préparé et testé sur un chaton que ce rite initiatique va être testé sur le marin pour leur permettre de passer au monde adulte.

Un récit sobre, des images poétiques. Une lecture qui ne laisse pas indifférent et qui dérange mais indiscutablement à lire.

Synoptique :

Première Partie : L’été

Chapitre 1 : Il découvre un trou dans le mur qui donne sur la chambre de sa mère, et il l’épie les jours ou celle-ci est en colère. Rencontre avec Tsukazaki.

Chapitre 2 : On découvre Tsukazaki, qui rêve de gloire, a peu de lien avec ses camarades, taciturne ?

Chapitre 3 : La mère dirige un magasin ‘Rex’.  On revient sur la première rencontre avec Ryûji : lors d’une visite du cargo Noboru s’extasie devant le bateau, pose de nombreuses questions.

Chapitre 4: Ryûji a un degré de fierté, de vanité d’image de lui-même qui l’éloigne un peu de la réalité Il frémit devant la douceur infinie de Fusako,

Chapitre 5: Ryûji rencontre Noboru en se rendant chez sa maîtresse, cela met Noburo mal à l’aise ( Il n’est pas allé aux bains comme promis à sa mère, il a traîné avec sa bande copains). Il est sous l’autorité du N°1, raconte la nuit de sa mère avec son amant.  On voit en lui la passion de la mer, ou il rentre en confrontation avec N°1, Chez le chef, le chef ordonne à Noburo de tuer un chaton : »il se sentait un géant », puis le chef découpe le chat au scalpel.

Chapitre 6: Noboru est gêné de la présence de Ryûju, (peur d’être couvert de sang, de ne pouvoir présenter Ryûju comme un héros car il ne porte pas son uniforme), il le trouve ridicule. Puis Noboru une fois chez lui le harcèle de questions, le rêve réapparait dans ses yeux, il redevient un enfant.

Chapitre 7:Fusako recherche avant tout la stabilité, d’une garantie de sécurité, tendresse, paix physique. Un amour XXX. Noboru apprend qua sa mère ne rentrera pas dormir. Il enrage d’échapper à leur ébats. La gouvernante l’enferme également dans sa chambre. Liste des charges relevés contre  Ryûji consigné sur son cahier.

Chapitre 8 :Le cargo part pour le Brésil

Deuxième partie : L’hiver

Chapitre 1 : 30 décembre, Fusako attend sur la jetée, er retrouve Ryûji. Elle l’amène à la maison. Noboru lui rend un accueil des plus mitigés, il est fiévreux. il essaye de combattre ses sentiments, le cadeau ramené par Ryûji. Il lui demande la date de son départ.

Chapitre 2: Ryûku et Noboru font les préparatifs du jour de l’an. Le lendemain matin à l’aube Ryûji et Fusako sortent voir le levé du jour. Il lui demande sa main.

Chapitre 3: Le Rakuyo lève l’ancre le 5 Janvier sans Ryûji à son bord. Fusako reprend le travail chez Rex. Elle rencontre Yoriko et déjeune avec elle. Elle lui confie ses projets avec Ryûji. Yoriko est convaincu mais lui propose de faire une enquête sur Ryûji. Yoriko raconte quelques uns de ses déboires et la met en garde. Fusako commande une enquête qui s’avère être sans tâche pour Ryûji. Ryûji démarre son apprentissage aux magasins Rex

Chapitre 4:Le collège ouvre ses portes le 11 janvier, la bande se reconstitue. Ils ne s’étaient pas vu pendant toutes les vacances. Le chef le relance sur le héros revenu. Il est le seul sans père, sa position est envié par les autres.

Chapitre 5: Sa mère annonce à Noboru qu’elle va se marier le mois prochain, et qu’il devra appeler Ryûji papa. Noboru cherche à devenir dur. Il se remet dans le placard pour observer les ébats du couple. Mais cette fois ci, dans l’obscurité Fusako se rend compte que son fils le regarde. Elle rentre dans une colère folle. Ryûji arrive, Fusako lui demande de lui donner une leçon, mais Ryûji mal à l’aise dans le rôle de père ne lui donne qu’une leçon de moralité. Pour l’adolescent,  douceur signifie faiblesse écœurante.

Chapitre 6: Noboru raconte à la bande les chefs d’accusation evers Ryûji, Le chef prévoit de le sacrifier, afin d’obéir au commandement suprême de la liberté humaine pour remplir le vide du monde.  Ils ne sont pas légalement coupables, ils ont tous moins de 14 ans, l’exécution est prévue pour le lendemain.

 

Les personnages :

  • Noboru Kuroda : 13 ans, le N° 3 de la bande
  • Fusako Kuroda : La mère 33 ans
  • Tsukazaki Ryûji : l’officier en second de marine marchande navire Rakuyo
  • Shibuya : Directeur du magasin rex
  • Kasuga Yoriko : Actrice de cinéma, cliente chez Rex
  • M Honda : Le réalisateur de film

Citations

  • La vulgarité du monde apparaissait dans les endroits éclairés et dans ceux où régnait une ombre douce (16)
  • Il ne pleurait jamais, même en rêve, car la dureté du coeur était chez lui un point d’orgueil. (17)
  • Les doigts de Ryûji touchèrent les bouts des sens sur la robe de coton bleu. Elle tourna légèrement la tête, ses cheveux lui chatouillèrent le nez. Comme toujours, il eut la sensation d’être venu de très loin, de l’autre bout de la terre pour arriver à un point délicatement sensible, un frisson au bout de ses doigts près d’une fenêtre un matin d’été. (29)
  • Tu as bien travaillé. Je crois que tu peux dire que ceci a fait de toi un homme véritable. Quoi qu’il en soit, de voir ce sang doit te donner la sensation d’être brave. (67 le chaton)
  • La douceur de ses lèvres, sa bouche si rouge qu’il pouvait la voir dans l’obscurité avec les yeux fermés, infiniment humide, une tiède mer de corail, sa langue s’agitait sans repos comme une algue: dans toute cette extase il y avait quelque chose qui se rattachait directement à la mort.(83)
  • Cette fois je vais vous parler de moi. dans ce voyage de Janvier, du matin au soir je ne pouvais faire un pas sans me heurter à mon vieux, ou à ma vieille. Les pères !… Parlons-en. Des êtres à vomir! Ils sont le mal en personne. Ils sont chargés de tout ce qu’il y a de laid dans l’humanité. Il n’existe pas de père correct. C’est parce que le rôle de père est mauvais. Les pères stricts, les pères doux, les pères modérés, sont tous aussi mauvais les uns que les autres. Ils nous barrent la route dans l’existence en se déchargeant sur nous de leur complexe d’infériorité, de leurs aspirations bons réalisés, de leurs ressentiments, de leurs idéaux, de leurs faiblesses qu’ils n’ont jamais avouées à personne, de leurs fautes, de leurs rêves suaves et des maximes auxquelles ils n’ont jamais eu le courage de se conformer; ceux qui sont le plus indifférents, comme mon père, ne font pas exception à la règle.
  • Toujours plongé dans son rêve il but d’un trait le thé tiède. Après l’avoir bu, il lui trouva un goût terriblement amer. Comme chacun sait, la gloire est amère.

Divers:

  • Commandé en occasion sur Amazon, publié en 1963, édité en 1979. Sent le vieux bouquin 🙂 qui a bourlingué. Recommandé par Andman.
  • Note : ***** (4,5/5)
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