La proie et l’ombre de Rampo Edogawa

Image

Quatrième de couverture

Dans ce roman, où il est le narrateur, il va « dénouer » les fils d’une intrigue bien complexe et bien pensée. Un auteur de thriller, comme lui, menace de mort son premier et seul amour, épouse d’un riche notable, qui, plusieurs années auparavant, se rendant compte qu’elle ne l’aimait pas, avait fui cet homme qui la harcelait. Edogawa Ranpo va donc accepter d’aider cette femme.

Critique :

Ce court roman est une petite merveille, Ranpo Edogawa nous berne subtilement avec sa narration fluide et détaillée via une enquête à rebondissements multiples, pour se permettre de remettre en cause les propres certitudes du lecteur. La fin du roman nous plonge dans une quête de la recherche de la vérité, d’une autre vérité, et dans la recherche de preuves tangibles qui nous libérerait d’un doute.

La mise en scène de fantasmes et d’obsessions : voyeurisme, sadisme, perversions sexuelles sado-masochiste font de ce petit roman un véritable bijou.  Retrouve-t-on une perversité typiquement japonaise, mais j’ai particulièrement apprécié comment la  belle et jeune veuve donne la cravache au narrateur pour alimenter leurs relations intimes …

Résumé :

1.Le narrateur rencontre au musée impériale de Ueno une magnifique jeune fille, la conversation s’engage maladroitement puis naturellement, elle est amatrice de roman policier. Une relation épistolaire suit alors, des courriers sont échangés ….

2. Le narrateur poursuit des relations pendant plusieurs mois secrètement, mais Shuzuko l’appelle une première fois, elle souhaiterait connaître l’adresse de l’écrivain Oe, puis une autre fois de façon plus pressante, elle court un danger et met dans le secret le narrateur, Ichiro Hirata un ancien ami / amant dont elle avait rompu est en fait Shudei Oe (nom de paille) et lui écrit une lettre de menaces lui parlant de la souffrance qu’il a subit d’être rejeté par Shuzuko et des vengeances qu’il prévoit.

3.Le narrateur se trouve en compétition avec Oe concernant les romans. Oé est marié, il déménage souvent et vit de la façon d’un ermite. Honda qui l’a rencontré le décrit comme un type énorme, bouffi, des yeux vitreux tel ceux d’un noyé. Il croit même l’avoir rencontré, habillé en clown distribuant des publicités, reconnu il s’est sauvé. Le narrateur décidé d’allé visiter le dernier quartier connu de Oe Sakuragi.

4.Le  narrateur visite le quartier, Oe a déménagé aucun des voisins n’a d’informations. Il demande à son ami Honda de rester en a. Shizuko l’appelle, quelque chose de grave est arrivé, elle souhaite que je passe car son mari est absent. Shizuko a reçu une nouvelle lettre de Oe. Une lettre de menace qui met Shizuko dans un état de paranoïa.

5. Shizuko semble avoir entendu un bruit, tel dans un roman de Oe « Le jeu du grenier », il monte vérifier et découvre qu’une personne était bien caché dans le grenier, il découvre également un bouton RK BROS CO. Quelques mesures sont prises Mais deux jous plus tard mourrait Rokuro Oyamada.

6.Le corps ou plutôt la tête est découverte flottante dans le trou d’eau des cabinets, puis il est remonté nu affublé d’une perruque. Une protection est mise en place par la police pour protéger Shizuko.

7.Durant les semaines suivantes, aucune trace de Oe, ni de nouvelles lettres de menace. Honda fait ses recherches et lance ses investigations sur des forains, le spectacle de l’homme sans tête, mais sans succès. Il fait également des recherches sur la perruque, il trouve l’artisan qui l’a fabriqué mais pour protéger la calvitie de Rokuro. Mais Shizuko ne l’avait jamais vu porté de perruque !! Mystère. Les relations du narrateur avec Shizuko se renforcent. Il découvre une cravache, Rokuro avait-il des relations SM avec Shizuko comme le prouve les zébrures qu’elle possède dans le dos ?

8.La cérémonie du premier mois de deuil à lieu, la première étreinte baiser a lieu avec Shizuko, après qu’elle ait sembl » aperçu quleque chose de suspect par la fenêtre. Mais le narrateur rentre quand même en taxi. Il se trouve que le chauffeur porte des gants dont un des boutons manque. Il s’agit du bouton retrouvé dans le grenier. Le chauffeur que c’est justement M Oyamada qui lui ai donné.

9.Le narrateur dénoue peu à peu les mystères, il se rend compte que  Rokuro est au courant des anciens amours de sa femme Shizuko, des parutions et des nouvelles de Oe, et tous les mystères se ramènent à la sombre machination de Rokuro

10.Le narrateur raconte son mémoire des faits à Shuzuko, puis ils tombent dans les bras l’un de l’autre : amant, Shuzuko apporte même la cravache pour être flagellé. Mais les preuves sont trop parfaites,  une différence de date apparaît entre la découverte du bouton du gant et du nettoyage du grenier.

11. et 12. Le narrateur parvient à dénouer le mystère …

Personnages

  • Shudei Oe : Auteur à succès de roman policier, histoires de crimes pervers , nom de plume
  • Ichiro Hirata : Amoureux malheureux de Shizuko, a pris pour nom d’emprunt Shudei Oe
  • Honda : ami du narrateur, travaille pour une émission d’édition, a rencontré Oe
  • Rokuro Oyamada : mort violente
  • Shizuko Oyamada : épouse de l’homme d’affaire, amatrice de roman policier
  • Itosaki : procureur, chargé de l’affaire
  • Hideko Hirayama : romancière spécialisée dans les polars, mais en fait un homme
  • Ranpo Edogawa : Le narrateur lui même

Citations

  •  Aussi incroyable que cela nous puisse paraitre , ce mélange d’apparente vertu et de vice secret dans le cœur d’un même homme n’est pas tellement exceptionnel . Ne dit-on pas d’ailleurs que c’est souvent chez l’homme de bien que le démon s’introduit le plus facilement
  • Je m’explique. Mon intention première était de t’ôter la vie à petit feu en te harcelant et en te terrorisant sans répit. Le spectacle de ton bonheur conjugal m’ donné envie de faire d’abord disparaitre, sous tes yeux, ce mari que tu chéris tant , et de m’occuper de toi qu’après t’avoir fait goûter cette rare douleur. L’efficacité de la démarche m’a séduit. Ma décision est prise.
    J’ai tout mon temps, je ne suis jamais pressé. Il serait dommage de mettre déjà en oeuvre l’opération suivante alors que cette lettre que tu tiens entre tes mains commence à peine à produire ses effets dévastateurs.
Publicités

La déchéance d’un homme de Osamu Dazaï

La déchéance d'un homme

Quatrième de couverture

«Je suis devenu bouffon. C’était mon ultime demande adressée aux hommes. Extérieurement, le sourire ne me quittait pas ; intérieurement, en revanche, c’était le désespoir.» Ainsi se présente Yôzô, né dans une famille riche du nord du Japon, qui veut être peintre, abandonne ses études au lycée de Tôkyô pour travailler dans des ateliers, mais s’initie plus vite au saké et aux filles qu’au dessin et à la peinture. D’amours malheureuses en amours malheureuses, après n’avoir été qu’un médiocre caricaturiste de revues de second ordre, il échoue à vingt-sept ans, malade, tel un vieillard, dans une vieille chaumière, irréparable d’où il rédige l’histoire de sa vie, «vécue dans la honte», et alors qu’il ne connaît plus désormais ni le bonheur ni le malheur.

Les personnages

  • Se-tchan : jeune fille , voisine (premier carnet )
  • Takeichi : Camarade d’école (premier carnet )
  • Yô-tchan sa soeur soeur aînée, cadette de Se-tchan (premier carnet )
  • Horiki Masao élève des beaux-arts ( second carnet)
  • kinu san / Yôzô : narrateur ?
  • Tsuno-Ke: une amie, a de l’affection pour Yôzô , Affublé du nom de « Miséreuse pour pauvres »
  • Shibuta surnommé Hirame (La sole) doit le chercher au commissariat comme répondant , fut son correspondant pendant le lycée, il s’occupe de Yôzô pour essayé de le sauver plusieurs fois, de le détourner de ses penchants.

Second carnet :

Le narrateur mène une vie de débauche avec Horiki, se saoulant dans les bars, Tente de se suicider vc Tsuno-Ke en ce jetant dans la mer, mais seul en survit. Inculpé d’instigation au suicide

Troisième carnet, première partie :

Se retrouve avec Hirame, regrette son existence passé même celle avec Horiki. Hirame soihaite qu’il trouve un projet : se fixe, trouve un travail, reprenne ses études. mais il n’est intéresssé que par la peinture, aussi il se sauve de la maison de Hirame. Il se fait alors entretenir par Shizu-Ko secrétaire dans une maison d’édition, elle arrive a faire paraitre quelques caricatures. Il dessine uniquement pour son penchant à la boisson Saké fort bon marché. Puis tombe dans le pire, vend des vêtements de Shizu-Ko pour de la boisson. Il l’abandonne alors et part à Ginza. Une jeune fille Yoshi-tchan essaye elle aussi de l’aider

Troisième carnet, partie deux :

Il arrête de boire et se marie avec la jeune Yosho-tchan, Son addiction au saké  revient vite avec son ami Horiko pour l’accompagner. Sa femme se fait alors violer, il reste insipide, sans voix face a sa femme ne sachant si il doit lui pardonner ou non.  détruit et plonge plus profondément dans l’alcool. Il essaye de nouveau de se suicider avec des médicaments trouvés. Tentative de nouveau raté. Il crache du sang, se renseigne dans une pharmacie, la pharmacienne le prend en pitié et lui offre des médicaments dont de la morphine, il entre alors dans une spirale de morphine jusqu’à l’overdose. Il pense au suicide et à la mort. Il est de nouveau repris en main par Hirame, Hiroki et Yoshi-ko  qui l’emmène dans un hôpital psychiatrique.

Epilogue:

Le narrateur raconte l’histoire de ces carnets qui date de 1930/1932, il n’a pas connu le fou qui a écrit ses carnets. L’expéditeur du paquet contenant les carnets se nomme Yô-tchan.

Critique

Tout est dit dans le titre « Déchéance d’un homme », on suit la lente descente du narrateur « Yôzô », cette glissade progressive dans l’abime profond. Il se donne tout d’abord un rôle de bouffon pour être accepter au collège,  il arrive de cette façon à trouver une certaine fierté à devenir populaire grâce à ce stratagème. Cette stratégie réussi jusqu’à ce qu’un de ses camarades d’école le découvre : « c’est de la frime … »

On le retrouve après,  faible, sans volonté, sans aucun but dans la vie, se faisant facilement entrainé, il souffre d’un sentiment d’infériorité. Il est a tout moment rempli de pensées anxieuses, misérables, hypersensibilité de ses nerfs, d’ou une vie en groupe impossible , timidité ,trouble , crainte, … Il ne trouve refuge qu’auprès des femmes (des prostitués tout d’abord, puis des autres qui se laissent prendre par son côté faible) , et de l’alcool fort et du saké et au paroxysme de sa chute de la morphine.

Ce court roman est poignant, nous sommes témoin de la détresse de Yôzô, nous même inerte de cette inerte de cette descente aux enfers, peut-être pour une partie autobiographique … qui sait ?

Citations :

  • Extérieurement, le sourire ne me quittait pas : intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. Pour ne pas révéler ce contraste, je devais garder, au prix de sueurs froides, un équilibre qui ne tenait qu’à un cheveu.
  • Je veux mourir; il faut que je meure. Ma vie engendre toujours plus de fautes. Je ressassais continuellement ces pensées en faisant la navette entre la maison et la pharmacie, à demi-fou.
  • Plus je réfléchis, moins je comprends. Moi seul diffère des autres.
  • alocépie : Chute ou absence des cheveux ou des poils
  • sarcopte : acarien parasite dont une espèce provoque la gale chez l’homme

4,2 heures de lecture, finit le 15/02/14

Au revoir là Haut (Pierre Lemaitre)

Bon, je me lance, je démarre le pavé, j’avais hésité un moment : un prix Goncourt

Et puis, je trouve la couverture est importante, elle donne envie de lire, mais là …. On se sait pas à quoi cela correspond, j’hésite . Bon il ne faut pas allé se laissé aller à des détails pareils, Il est tout de même bien apprécié, Note moyenne : 4.34/5 (sur 538 notes).

au revoir la-haut

Bon tant pis, je démarre :

Des poilus dans une tranchée, nous sommes en 1918 quelques jours ou quelques semaines avant l’armistice. Albert Maillard rêve de sa fiancée ? Cécile. Pour fixer le cadre de la guerre : « Albert s’est engagé dans une guerre stendhalienne et il s’est retrouvé dans une tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jours pendant cinquante mois« . Je me sens tout de suite transporté dans une bd de Tardi : « Mais c’est la guerre ici et il n’est pas ici pour philosopher« , car en effet on retrouve toujours en ces temps là un fumier de première à la recherche de gloire, de médailles le lieutenant Pradelle d’Aulnay. « L’adage selon lequel le véritable danger pour le militaire, ce n’est pas l’ennemi, mais la hiérarchie » se vérifiera bien des fois.

Lui-même qui va lancer une offensive pour venger les deux éclaireurs (qu’il à fait buter dans le no man’s land), afin de d’entretenir le moral de ses troupes et de les venger des boches.

Une brillante offensive pour la côte 113, ou Albert s’aperçoit que nos deux éclaireurs ont reçu tous les deux une balle dans le dos, Pradelle qui passait par là, en profite pour cacher ses méfaits  et le témoin inattendu avec quelques grenades offensives. Il n’a le temps que de faire exploser aux quatre vents les éclaireurs, un tir d’obus enseveli Albert.

Edouard, un autre poilu qui passait dans le coin et qui se fait exploser la jambe d’une balle allemande cette fois ci, semble détecter un corps sous terre, prenant son courage a deux mains, il extrait la terre poignée par poignée pour découvrir Albert, plutôt à moitié mort, Courageusement il se lève et se laisse tomber sur le corps afin de lui redonner vie.

Retour à l’hôpital de campagne, pourriture, morphine, cris, râles …., on est proche des « Sentiers de la gloire »

Les personnages :

  • Albert Maillard
  • Cécile : L’amoureuse d’Albert
  • Pauline : Nouvelle amoureuse d’Albert 1919
  • Mme Monestier ( La maîtresse par défaut d’Albert
  • Henri Pradelle D’Aulnay (Lieutenant  puis Capitaine, antidreyfusard,  gendre de M Péricourt )
  • Gaston Plerzec (Préfet
  • Madeleine Péricourt
  • M Marcel Péricourt ( En conflit avec son fils, contre le mariage de sa fille
  • Ernest
  • Ferdinand Morieux ( associé de Pradelle
  • Yvonne de Jardin-Beaulieu (Maîtresse de Pradelle
  • Lucienne d’Haurencourt (Maîtresse de Pradelle
  • Dupré (sergent chef, embauché par Pradelle après la démobilisation
  • Marcel Péricourt ( héros de la grande guerre, millionaire à trente ans
  • Edouard Pericourt (défiguré, sauveur d’Albert)
  • Eugène Larivière (Nouvelle identité d’Edouard)
  • Gaston Lavallée ( directeur scierie-menuiserie, sa fille Emilienne
  • Léonie Flanchet ( actrice de Vaudeville
  • Caporal Grosjean
  • Léon Jardin-Beaulieu (associé de Pradelle, Yolande : soeur, Denise épouse , toutes deux Maîtresse de Pradelle )
  • Louise (peite fille de la logeuse Mme Belmont, amie de Edouard
  • Le Grec (vendeur de morphine, volé par Albert)
  • Docteur Martineau
  • Mlle Raymond ( secrétaire
  • Labourdin
  • Jospeh Merlin (Envoyé du ministre , homme aigri,
  • Paul Chabord, Lucien  Dupré, Roland Schneider, Chazière-Malmont /Dampierre

Une découverte surprenante, pour ma première lecture d’un roman de Pierre Lemaitre. Et en plus Je me suis réconcilié avec un prix  Goncourt  car celui-là je l’ai aimé, je l’ai même adoré. Après qu’ajouter avec tous les commentaires élogieux que je lis …
Une lecture que l’on déguste de la première page à la dernière. Très addictive, tant elle est riche de personnages hauts en couleur avec une personnalité particulièrement riche et unique, découpé au scalpel. En analysant les derniers moments de la guerre, l’armistice, le retour des poilus ces vainqueurs maintenant oubliés, des tristes fraternités entre ces deux rescapés, puis du temps des profiteurs de l’après guerre.

Divers :

  • Ebook 13,1 heures de lecture, terminé le 14/02/14

La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa

La petite piece hexagonale

Résumé éditeur

Dans les vestiaires d’une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l’inconnue qui marche dans la rue accompagnée d’une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu’à une loge de gardien au milieu d’un parc. A l’intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale : la petite pièce à raconter…

Etrange et obsédante, cette courte histoire fait appel à la poésie et à l’imaginaire pour évoquer les mystères de l’introspection, de la confession et de la psychanalyse.

Ma critique :

Premier livre que je découvre de Yôko Ogawa, j’ai trouvé ce court récit mystérieux, un peu dérangeant, il m’a mis mal à l’aise. L’héroïne qui suit une femme mystérieuse, sans raisons d’une piscine  à un immeuble à moitié vide dans une zone industrielle…Qui découvre une petite pièce hexagonale, sorte de matrice qui pousse à l’introspection,  gardé par deux personnes.

Sa douleur au dos, sa rupture sans raison apparente, sa culpabilité sur cette rupture qui la rend haineuse.

La pièce hexagonale, est ce un confessionnal, un moment de retour sur soi même, est ce une métaphore d’une séance de psychanalyse?, on peut dans cette pièce se taire, parler, le temps disparait à l’intérieur. Elle peut soigner ou libérer, mais peut également présenter des dangers pour les personnes qui s’y réfugierait trop longtemps.

Mystérieusement cette pièce est déplacé d’une ville à l’autre sans  indice sur sa prochaine étape. Aucun indice, pas vraiment de morale à ce récit, pas vraiment d’histoire, je reste un peu sur ma faim. La découverte de Yôko Ogawa ne se fait peut être pas par ce roman, il me faudra continuer à découvrir cet auteur par un autre biais surement.

Les personnages :

  • Midori avec la vieille femme.
  • Michio : l’amoureux rejeté
  • Yuzuru : Gardien de la pièce hexagonale

Les citations :

  • « Pendant que nous nous étions fréquentés, je n’avais cessé de penser que ce manteau ne lui allait pas et qu’il ferait mieux de l’abandonner, mais finalement j’avais été incapable de le lui dire.
  • Au début je n’avais pas osé de peur de le blesser, et à la fin il pouvait bien porter ce qu’il voulait, je m’en moquais éperdument. »
  • « Pour tout le monde, le point final de la destiné est la mort, mais il n’y a sans doute pas beaucoup de gens pour qui c’est une raison de perdre toute énergie vitale dès le départ.

Divers :

  • La Petite pièce hexagonale (六角形の小部屋 Rokkakukei no kobeya, 10/1994; Actes Sud 2004; novella)
  • Note : *****
Mes livres sur Babelio.com

Attention au parquet (Will Wiles)

Image

Le personnage principal de ce roman est un Anglais vivant à Londres qui doit se charger de surveiller l’appartement de son ami Oskar.
Cet appartement est situé dans un pays d’Europe de l’est (Ancien pays du bloc communiste). Oskar est un des anciens collègue de leur période universitaire. Il se trouve actuellement en déplacement en Californie pour les formalités de son divorce.
Oskar a besoin de son ami pour surveiller l’appartement, s’occuper de ses chats.
ne pas jouer du piano tout en faisant particulièrement attention au parquet. et ceci pour les quelques jours de son déplacement.
Oskar est un compositeur de renommé international qui a composé la symphonie « Variations sur les horaires de tram », Le narrateur quand à lui n’inspire qu’à devenir écrivain, les vacances inespérés dans l’appartement inoccupé de son ami lui fournit un alibi pour démarrer un roman, il n’écrit pour l’instant que des brochures sans intérêts sur la collecte des ordures.
Oskar qui est du genre maniaque compulsif tente de faire maintenir l’ordre dans son appartement en laissant des instructions précises placés stratégiquement (placard, dans un CD, piano, divers tiroirs, et même dans des revues pornographiques …). Ceci afin d’éviter toute maladresse et pour préserver également son précieux parquet en bois précieux, on retrouvera aussi le mode d’emploi pour gérer ses deux chats dénommés Stravvy et Shossy.
Le narrateur passe ses quelques jours à devenir un touriste se promenant dans la ville ou circulent des tramways antiques, en rencontrant de vieilles femmes hostiles, et en s’adonnant à la boisson : verres de vin rouge et alcools avec un ami d’Oskar.
Le roman bascule lorsque le narrateur commence malencontreusement à laisser une tâche de vin sur le parquet, les notes arrogante d’Oskar commencent à l’obséder, puis progressivement à le faire craquer, il se sent devenir paranoïaque, Oskar semble anticiper chacun des mouvements de son ami via ces notes, comme si celui-ci était en permanence surveillé. Le contrôle à distance d’Oskar, aussi obsédant soit-il semble totalitaire.
Je remercie tout d’abord Babelio avec masse critique et les éditions Liana Levi pour la lecture de ce livre. Cela m’a permis de découvrir le premier roman de Will Wiles.
Ce livre a du suspense, des rebondissements inattendus qui sont « border line » avec un thriller. Pour résumé « Attention au parquet » est un avertissement des dangers de la perfection et des maniaques à outrance, de l’impossibilité de la perfection.
A conseiller donc aux maniaques du rangement, de l’ordre ….

Divers:

  • Note : ***** (4/5)
  • Babelio : opération Masse Critique

My Christmas gift : Kobo Aura V3.1.1

Pour Noel, j’ai découvert au pied du sapin, un cadeau inattendu :une liseuse .  la Kobo Aura de la Fnac.

Jusqu’à présent j’étais plutôt frileux de l’utilisation d’un tel appareil, j’avais plusieurs fois pris en main cet appareil en magasin (que j’avais eu du mal à utiliser), et regarder les avis Web (qui sont assez partagé). Mais impossible de me décider depuis plusieurs mois. Il est vrai que j’adore prendre en main un livre, le toucher le sentir, le feuilleter. Stabilobosser les passages, griffonner au papier crayon les passages, recopier des extraits sur un petit carnet qui ne me quitte pas.

Mais je m’y suis mis, dans un premier temps pour faire plaisir (cadeau de Noël), puis je l’ai presque immédiatement adopté ( Après quelques tâtonnements … ) Mais je suis tombé fan.

Le rétro éclairage est  superbe pour une vision nocturne (Pas la peine d’allumer une lampe qui dérangerait ma voisine en pleine nuit). La taille des caractères qui s’adapte à votre vue (c’est pas beau de vieillir) . Et cela ne tient pas beaucoup de place dans la poche.

Image

Et à ce jour, je suis à 125 heures de lecture ….

Les stats de la Kobo : 

Suppléments > Statistiques de lecture

On peut connaître les statistiques du livre en cours, mais je n’ai pas vu la possibilité d’avoir des stats concernant un livre déjà lu ???

29 Janvier 2013
29 Janvier 2013

Les plus :

  • Cela évite de se promener avec des livres de poids trop important, et il tient dans la poche
  • Plus facile à lire dans le métro
  • Des statistiques 🙂
  • Tu peux griffonner tes e-pub sans abimer le vrai bouquin
  • La lecture de nuit (+++) trop bien 🙂

Les moins:

  • La bibliothèque des e-books disponible est moins fournit que celle en papier 😦
  • Tu ne peux laissé trainer un bouquin, en pensant que quelqu’un va passé en te disant avec envie « Super tes lectures !! »
  • On est perdu lorsque l on ouvre un livre, difficile de revenir en arrière de quelques pages afin de se remémorer le contexte
  • Difficulté de lire le quatrième de couverture
  • les blocages DRM, n’importe quoi, impossible de prêter un livre ou se munir de epubDRMRemoval
  • Le taux de TVA est à 19,6% ( Si j’ai bien suivi les lois ???), alors que les livres ont une TVA plus faible.
  • Complexité de l’installation d’un livre avec DRM …

Les trucs bizarres du Kobo

  • Impossible de sur ligner un texte se trouvant sur deux pages de la Kobo.
  • Pas possible de mettre des notes sur l’ouvrage en général, mais obligé de mettre des notes sur un passage ou une page en particulier
  • Impossible de synchroniser les livres inséré dans sa Kobo SI ceux-ci ne sont pas achetés sur leur propre site avec le site de kobo.com

Les truc énervants de la Kobo

  •  Cliquer une fois sur un livre dans sa bibliothèque, et on passe en lecture obligatoire, même si celui-ci est déjà lu. (1% ), il faut le cliquer en lecture finie pour le faire disparaitre de la première page. SUPER NRV
  • Impossible de se rendre sur une note de renvoi du texte .
  • Comment faire pour aller sur un renvoi du texte –> sur (8) par exemple ???
    P1050989
  • Le dictionnaire a un niveau très faible question vocabulaire, niveau CM2, 6ème ??
  • La  numérotation de page est celle de l’ouvrage, donc sur le Kobo on peut rester plusieurs fois sur la même page (1 à 4 fois )

Les trucs super énervants :

  • Le choix plutôt limité des e-pub
  • Une politique de prix plutôt incompréhensible : Sûrement le kilo de bits qui doit être supérieur au prix du kilo de papier
  • La fnac par exemple
    La Fnac par exemple

Par un étrange hasard, le livre numérique est plus cher que le livre relié…. là il faudra m’expliquer !!!!

Lectures épicuriennes