Archives pour la catégorie Littérature Française

L’Echappée belle de Anna Gavalda

 

echappee belle

L’Échappée belle, paraît le 4 novembre 2009, un an et demi après la parution de La Consolante, vendu à 655 000 exemplaires selon l’éditeur. Ce roman « léger, tendre, drôle », est présenté par l’éditeur d’Anna Gavalda comme « un hommage aux fratries heureuses, aux belles-sœurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune ». À l’origine, L’Échappée belle était une longue nouvelle offerte à 20 000 adhérents de France Loisirs fin 2001. Anna Gavalda a revu, corrigé et augmenté son texte pour en faire un court roman de 162 pages vendu 10 € dans un format un peu plus réduit que le format habituel (10×18).

Mon Avis :

Je voulais découvrir Anna Gavalda, son dernier livre est omniprésent, un beau marketing.  Donc je découvre à la bibliothèque « l’échappée belle » de cet auteur. Mais là malheur : 1,5 heure de lecture qui se partage en 1/3 la belle soeur est une connasse, la belle famille c’est encore pire.
1/3 qu’est ce qu’on était heureux quand on était jeune, on était les plus beaux, les plus gentils. Et pour terminer la liste des morceaux préféré sur l’Ipod, une petite larme…. Ouf c’est finit.
Bref, aucun intérêt …. Je ne fais pas beaucoup de critiques négatives … Mais à éviter absolument. Mais cela me donne l’absolu conviction que je ne lirais pas son dernier écrit.

Note : ***** (0/5)

La ligne de front – Une aventure rocambolesque de Vincent van Gogh par Manu Larcenet

laligne de front larcenet

Première BD de Manu Larcenet dont je tourne les pages. Le titre et le sujet avaient piqué ma curiosité. Il s’agit d’une histoire improbable et rocambolesque. Improbable, mais en temps de guerre tout est possible. Il m’avait semblé que Van Gogh était mort en 1890, erreur, il est revenu et est appelé au front. Il a pour mission de dépeindre la guerre des tranchées de 14-18. Evidemment la ligne de front est antimilitariste au possible. Le haut commandement souhaite que lui soit dépeint la guerre, le caporal Van Gogh est donc envoyé sur le front, accompagné d’un général « issu d’une longue lignée de couard » . La guerre est dépeinte dans son horreur, mais dans une seconde partie l’histoire part dans une envolée poétique qui m’a un peu dérangé.

Thèmes : Bd, guerre mondiale, antimilitarisme

La ligne de front

Quelques Citations trouvées dans des bulles :

  • Ne vous inquiétez pas je suis le petit dernier d’une longue lignée de couards galonnés
  • Eh oui…. Les obus ne sont pas qu’une industrie florissante…. Des fois, ils font bobo…
  • La première série de toiles ne plaît pas: « dénués d’émotions. STOP  Manet aurait fait mieux STOP, allez peindre la guerre sur la ligne de front ».

Divers : 

Note : *****

Nagasaki d’Éric Faye

Nagasaki d'Eric Faye
Nagasaki d’Eric Faye

Quatrième de couverture :

Clandestine depuis un an Il s’étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu’une inconnue déambulait chez lui en son absence.

Thème : japon, société, solitude, exclusion, empathie, intégration

Critique

Je découvre tardivement ce court roman, Grand prix du roman de l’académie Française 2010, Nagasaki est une histoire courte, très courte.
La narration est effectuée par deux protagonistes, à travers leur improbable relation. l’histoire s’effectue tout d’abord du point de vue d’un cinquantenaire seul (célibataire), sans aspérité :  « l’homme des masses » qui habite une maison à Nagasaki. Il a une vie paisible, sans vague, mais une petite contrariété arrive. Il commence à avoir des soupçons : quelqu’un se sert dans sa cuisine ! Pourtant, il part tous les matins au travail en fermant sa porte à clé derrière lui. Il installe une webcam pour débusquer l’intrus.
Et ce qu’il découvrira va le déstabiliser, joie, étonnement, empathie, puis apparaît un soupçon de compassion sur cette inconnue.
Puis c’est l’histoire d’une chômeuse de longue durée, d’une durée si longue qu’elle était arrivée en  fin de droits, et qui avait du tout abandonner, pour se métamorphoser en petite souris.
Cette rencontre qui va avoir lieu entre ces deux personnages est la rencontre de deux solitudes, peut-être même de deux exclusions : une involontaire, une par dépit,  l’autre par une sorte d’évanouissement vis à vis de ses proches, par incompréhension envers ses collègues.
Cette histoire vraie,  ne laisse pas indifférent. Elle commence sur un ton humoristique, mais s’enfonce rapidement dans la réalité, un peu sordide d’une exclue de la société.  Le sujet est intéressant, l’histoire se passe à Nagasaki, mais pourrait se passer dans n’importe quelle autre métropole. J’aurais aimé connaître la suite de ces vies : celle de Shimura Kobo.

Citations

  • La peur de devoir soutenir le regard de ma clandestine. A moins que son absence n’ait accentué le sentiment d’incomplétude qui empoisonne mes jours.
  • Elle vivait chez vous depuis l’automne dernier. Et si, pendant longtemps, vous n’avez rien remarqué, c’est qu’elle avait élevé la discrétion au rang d’art de la survie.
  • Pauvre Tanabe ! Bientôt, tu seras accueilli au nirvana et  tout ira mieux, tu verras: ils ont installé à l’entrée un stand de gambas frites ou tu goinfreras à l’oeil et là, pas trop d’huile. (En parlant du régime du centenaire)
  • Non pas l’oubli de cette pauvre femme qui ne m’était rien. Mais celui de mon existence entière dont se dévoilaient tout d’un coup les dénuement et l’aridité. Aucune ambition n’y poussait plus depuis longtemps, aucune espérance non plus. Cette femme était à maudire. A cause d’elle, le brouillard s’était levé.
  • La femme d’aujourd’hui sait qu’il ne faut pas laisser les souvenirs rebondirs dans le palais des miroirs; ils deviendraient fous, comme une mouette qu’on enferme par mégarde dans une salle.

Lexique :

  • amphigouri : ‘comprenant l’amphigouri que je leur infligeais’ : Production intellectuelle confuse et incompréhensible; éloquence pompeuse et embrouillée.
  • esbigner : ‘la forme que j’avais entrevue s’était esbignée par une fenêtre’, se sauver
  • dextre : ‘comme s’il n’avait pas de dextre’ : le côté droit, par rapport au personnage qui est supposé le porter.
  • kami : Divinité, dans la religion shintoïste

Divers :

  • GRAND PRIX DU ROMAN DE L’ACADEMIE FRANCAISE 2010.
  • Cite Ranpo Edogawa : homme qui vit clandestinement à l’intérieur d’un canapé « La chambre rouge »
  • Ebook, Paru en 08/2010, 2 heures de lectures, 207 pages tournées, 1.7 pages par min environ
  • Note : *****

Le diable au corps de Raymond Radiguet

Le diable au corps: amour, érotisme et tragédie dans la bascule de la guerre en 1914
Le diable au corps: amour, érotisme et tragédie dans la bascule de la guerre en 1914

Critique :

C’est ma première lecture de ce roman, j’avais pensé l’avoir lu étant jeune : mais non aucun souvenir à part le film de Claude Autant-Lara. Une merveille, un roman court qui se lit rapidement. On se retrouve tel un adolescent pendant la lecture, se remémorant les premiers amours, les espoirs les déchirures, mensonges et ruptures.
Ici un triangle amoureux intemporel à l’odeur de soufre car le mari est au front pendant les relations adultères, mais aussi la part manipulatrice, froide  du jeune adolescent.

Personnages

  • Marthe : la jeune mariée adultère
  • Mme Grangier : la mère de Marthe
  • Jacques : Le mari de Marthe, pour la plupart du temps absent au front !!

Citations :

  • Mais je ne veux pas causer le malheur de ta vie. Je pleure, parce que je suis trop vieille pour toi! Ce mot d’amour était sublime d’enfantillage. Et, quelles que soient les passions que j’éprouve dans suite, jamais ne sera plus possible l’émotion adorable de voir une fille de dix-neuf ans pleurer parce qu’elle se trouve trop vieille (25)
  • Son visage s’était transfiguré. Je m’étonnais même de ne pas pouvoir toucher l’auréole qui entourait sa figure, comme dans les tableaux religieux.(30)
  • Je devais à la guerre mon bonheur naissant; j’en attendais l’apothéose. J’espérais qu’elle servirait ma haine comme un anonyme comment le crime à notre place (30/Jalousie)
  • Rien n’absorbe plus que l’amour. On n’est pas paresseux, parce que, étant amoureux, on paresse. L’amour sent confusément que son seul dérivatif réel est le travail. Aussi le considère-t-il comme un rival. Et il n’en supporte aucun
  • N’ayant jamais pensé que je pouvais devenir responsable de quoi que ce fût, je l’étais du pire.

Lexique :

  • barbon : Homme d’un âge avancé
  • pensum: Tâche ennuyeuse

Divers :

e-book, 3,8 heures de lecture, 20/02/2014

Au revoir là Haut (Pierre Lemaitre)

Bon, je me lance, je démarre le pavé, j’avais hésité un moment : un prix Goncourt

Et puis, je trouve la couverture est importante, elle donne envie de lire, mais là …. On se sait pas à quoi cela correspond, j’hésite . Bon il ne faut pas allé se laissé aller à des détails pareils, Il est tout de même bien apprécié, Note moyenne : 4.34/5 (sur 538 notes).

au revoir la-haut

Bon tant pis, je démarre :

Des poilus dans une tranchée, nous sommes en 1918 quelques jours ou quelques semaines avant l’armistice. Albert Maillard rêve de sa fiancée ? Cécile. Pour fixer le cadre de la guerre : « Albert s’est engagé dans une guerre stendhalienne et il s’est retrouvé dans une tuerie prosaïque et barbare qui a provoqué mille morts par jours pendant cinquante mois« . Je me sens tout de suite transporté dans une bd de Tardi : « Mais c’est la guerre ici et il n’est pas ici pour philosopher« , car en effet on retrouve toujours en ces temps là un fumier de première à la recherche de gloire, de médailles le lieutenant Pradelle d’Aulnay. « L’adage selon lequel le véritable danger pour le militaire, ce n’est pas l’ennemi, mais la hiérarchie » se vérifiera bien des fois.

Lui-même qui va lancer une offensive pour venger les deux éclaireurs (qu’il à fait buter dans le no man’s land), afin de d’entretenir le moral de ses troupes et de les venger des boches.

Une brillante offensive pour la côte 113, ou Albert s’aperçoit que nos deux éclaireurs ont reçu tous les deux une balle dans le dos, Pradelle qui passait par là, en profite pour cacher ses méfaits  et le témoin inattendu avec quelques grenades offensives. Il n’a le temps que de faire exploser aux quatre vents les éclaireurs, un tir d’obus enseveli Albert.

Edouard, un autre poilu qui passait dans le coin et qui se fait exploser la jambe d’une balle allemande cette fois ci, semble détecter un corps sous terre, prenant son courage a deux mains, il extrait la terre poignée par poignée pour découvrir Albert, plutôt à moitié mort, Courageusement il se lève et se laisse tomber sur le corps afin de lui redonner vie.

Retour à l’hôpital de campagne, pourriture, morphine, cris, râles …., on est proche des « Sentiers de la gloire »

Les personnages :

  • Albert Maillard
  • Cécile : L’amoureuse d’Albert
  • Pauline : Nouvelle amoureuse d’Albert 1919
  • Mme Monestier ( La maîtresse par défaut d’Albert
  • Henri Pradelle D’Aulnay (Lieutenant  puis Capitaine, antidreyfusard,  gendre de M Péricourt )
  • Gaston Plerzec (Préfet
  • Madeleine Péricourt
  • M Marcel Péricourt ( En conflit avec son fils, contre le mariage de sa fille
  • Ernest
  • Ferdinand Morieux ( associé de Pradelle
  • Yvonne de Jardin-Beaulieu (Maîtresse de Pradelle
  • Lucienne d’Haurencourt (Maîtresse de Pradelle
  • Dupré (sergent chef, embauché par Pradelle après la démobilisation
  • Marcel Péricourt ( héros de la grande guerre, millionaire à trente ans
  • Edouard Pericourt (défiguré, sauveur d’Albert)
  • Eugène Larivière (Nouvelle identité d’Edouard)
  • Gaston Lavallée ( directeur scierie-menuiserie, sa fille Emilienne
  • Léonie Flanchet ( actrice de Vaudeville
  • Caporal Grosjean
  • Léon Jardin-Beaulieu (associé de Pradelle, Yolande : soeur, Denise épouse , toutes deux Maîtresse de Pradelle )
  • Louise (peite fille de la logeuse Mme Belmont, amie de Edouard
  • Le Grec (vendeur de morphine, volé par Albert)
  • Docteur Martineau
  • Mlle Raymond ( secrétaire
  • Labourdin
  • Jospeh Merlin (Envoyé du ministre , homme aigri,
  • Paul Chabord, Lucien  Dupré, Roland Schneider, Chazière-Malmont /Dampierre

Une découverte surprenante, pour ma première lecture d’un roman de Pierre Lemaitre. Et en plus Je me suis réconcilié avec un prix  Goncourt  car celui-là je l’ai aimé, je l’ai même adoré. Après qu’ajouter avec tous les commentaires élogieux que je lis …
Une lecture que l’on déguste de la première page à la dernière. Très addictive, tant elle est riche de personnages hauts en couleur avec une personnalité particulièrement riche et unique, découpé au scalpel. En analysant les derniers moments de la guerre, l’armistice, le retour des poilus ces vainqueurs maintenant oubliés, des tristes fraternités entre ces deux rescapés, puis du temps des profiteurs de l’après guerre.

Divers :

  • Ebook 13,1 heures de lecture, terminé le 14/02/14