Archives pour la catégorie Littérature Anglaise

9e et 13e de Jonathan Coe

 

9e et 13e de Jonathan Cole
9e et 13e de Jonathan Cole

Lui le narrateur c’est david. Il vit entre la 9e et la 13e. Pas exactement un endroit ou il fait bon vivre.

« J’habite à l’angle de la 9e et de la 13e, et croyez-moi, ce n’est pas le coin rêvé. Ce n’est pas un coin qui donne envie de s’y attarder. C’est le genre d’endroit où l’on ne fait que passer ; une simple étape. Enfin, c’est vrai pour les gens en général. Pour tout le monde, mais pas pour moi. ».

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expo 58 de Jonathan Coe

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Expo 58 de Jonathan Coe
Expo 58 de Jonathan Coe
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Nous sommes à Londres en  1958. Thomas Foley est un bureaucrate un peu terne du ministère de l’information BCI (COI). Il est rédacteur. Il élabore des brochures brochures de santé et de sécurité publiques pour apprendre aux piétons à traverser les rues sans risque, et aux enrhumés à garder pour eux leurs microbes.  Son bureau s’est vu recevoir la responsabilité de l’image de l’identité britannique à l’exposition universelle de Bruxelles pour cette année 1958. Le projet échoit à Thomas Foley, il devra affirmer l’identité britannique en s’occupant d’un pub : le Britannia. mais :

« l’identité britannique. Que voulait dire être britannique, en 1958 ? On n’en savait trop rien. L’Angleterre s’enracinait dans la tradition » Lire la suite expo 58 de Jonathan Coe

ToKyo de Mo Hayder

 

Tokyo de Mo Hayder
Tokyo de Mo Hayder

 

Un des premiers livres de Mo Hayder que j’ai en main, et très bonne surprise. La narration mêle deux espaces-temps simultanément, un récit qui se passe à Nankin au début de l’année 1937 au sein d’une famille chinoise face à l’avancée de l’armée impériale japonaise. De l’autre, l’histoire d’une fille étrange décalée, elle se fait appeler Grey. Elle poursuit inlassablement des recherches suite à la découverte d’un livre à son domicile « L’horreur de Nankin ». Et depuis neuf ans elle étudie tout se rapportant aux massacres de Nankin. Mais ce n’est pas simplement une recherche historique, elle a un mystère en elle qu’elle voudrait exorciser. Ses recherches vont l’amener à rencontrer un mystérieux professeur Shi Chongming qui aurait en sa possession un film des massacres de Nankin. Un marché se met en place entre le professeur et Grey : le secret d’un yakusa contre le film.

Ce deal va entraîner Grey dans des clubs d’hôtesse, la rencontre du Yoyabon du Fuyuki Gumi, du monstre de Saitama. Chapitre par chapitre, le récit de la quête de Grey va être entremêlé des mémoires d’un survivant de Nankin. Ceux-ci sont décrits de façon brut pour montrer que la cruauté des Japonais peut être élevée au rang d’un art. Grey arrivera a dépasser le passé d’une certaine façon…

Polar et recherches historiques sont habilement mêlés, un suspens captivant. Beaucoup de noirceurs également via le récit des massacres de Nankin. Il est également à noter que la culture orientale est très présente  « J’avais oublié que les Occidentaux ignorent l’art d’écouter ».

Un bémol : je ne comprends pas pourquoi le titre Français est « Tokyo », alors que le titre original « The Devil of Nanking », titre qui décrivait mieux ce roman.

Un plus : ce roman donne l’envie d’en savoir plus sur l’époque ou ont lieu les massacres de Nankin.

 Citations :

  • C’est incroyable, la capacité qu’a le temps de se réduire à rien, comme un accordéon
  • J’avais oublié que les Occidentaux ignorent l’art d’écouter. Si vous m’aviez écouté avec attention, si vous m’aviez écouté autrement qu’à l’occidentale, vous sauriez que je ne conteste pas ce que vous dites.
  • On a beau être aussi brave, aussi vaillant qu’on puisse l’être, on a beau se dire qu’on est invulnérable, qu’on sait ce qui nous attend, on s’imagine que ça ne sera jamais trop grave, qu’il y aura un avertissement avant que les choses aillent trop loin, une musique off, peut-être, comme dans les films. Mais il me semble que ce n’est pas comme ça qu’arrivent les désastres. Les désastres sont les grands maîtres de l’embuscade : ils savent nous tomber sur le dos quand on regarde ailleurs.
  • Vous avez été bon, vous avez eu la bonté de toujours me dire que l’ignorance n’était pas la même chose que le mal, mais je vous comprends. 
  • Si tu as appris quelque chose, c’est qu’en ce monde aucun de nous n’en a pour très longtemps.
  • Au moment de disparaître, le bébé lança, d’une voix qui semblait être celle de Shi Chongming : « Que ne ferait pas un homme pour vivre éternellement ? Que ne mangerait-il pas ? »
  • Ils enterrèrent des jeunes gens jusqu’au cou dans le sable et passèrent dessus avec leurs chars. Ils violèrent des femmes âgées, des enfants, des animaux. Ils décapitèrent, démembrèrent et torturèrent ; ils s’exercèrent à la baïonnette sur des nourrissons. On ne pouvait guère s’attendre à ce qu’un survivant de cet holocauste puisse ultérieurement faire confiance aux Japonais.
  • >Les propos d’un historien de l’émigration chinoise en Amérique que j’avais étudié à l’université me revinrent à l’esprit : « La brutalité des Japonais a dépassé l’imagination. Ils ont élevé la cruauté au rang d’un art. S’ils présentaient des excuses officielles, cela suffirait-il à ce que nous leur pardonnions ? »

 

Nankin 1937
Nankin 1937 (Wikipédia)

 

 Les personnages :

  • Shi Chongming : professeur 70 ans ( Biotechnologie et sociologie)
  • Strawberry Nakatani : La patronne du bar d’hotesse
  • Svletlana : jeune fille russe travaillant au club de Nakatami
  • Irina : jeune fille russe travaillant au club de Nakatami
  • Jason Wainwright : jeune qui aide Grey, la branche pour travailler au club de Nakatani
  • Junzo Fuyuki : Yoyabon du Fuyuki Gumi
  • M Bai : Toutou de Fuyuki, ancien chanteur à succès. (Bison)
  • Miss Ogawa, la nurse, le monstre de Saitama.

 

  • Shujin : Femme de maître Shi, enceinte
  • Maître Shi : époux de Shujin
  • Vieux Liu Runde: ami de M Shi
  • Le yanwangye de Nankin : le diable, le gardien de l’enfer.

 

Lexique :

  • Un meishi (名刺, meishi) est une carte de visite japonaise.
  • Les shunga (春画) sont des gravures japonaises érotiques, de style ukiyo-e.
  • Katsukawa Shunshō (勝川春章) (1726-1793) est un artiste japonais d’estampes ukiyo-e.

Divers:

  • Tokyo ou The Devil of Nanking (2004)
  • Publié en français sous le titre Tokyo, Paris, Presses de la Cité, coll. Sang d’encre, 2005
  • 2005 : Prix SNCF du polar européen pour Tokyo
  • 2006 : Grand prix des lectrices de Elle – catégorie Policier pour Tokyo
  • ebook: 10.3 heures de lecture, 25 minutes par session, 1398 pages tournées, 2.3 pages par minutes
  • Note : ***** (4,5/5)

 

 

Webster le Chat de P.G. Wodehouse

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L’auteur :

Pelham Grenville Wodehouse, né à Guilford, Surrey, le 15 octobre 1881, mort à New York le 14 février 1975, est un auteur humoriste britannique naturalisé citoyen des États-Unis d’Amérique en 1955. Wodehouse est accusé de collaboration avec les Nazis et même de trahison. Prolifique, il a écrit plus de 90 livres de récits (70 romans et 20 recueils de 200 nouvelles), plus de 100 autres récits en magazines, 400 articles, 19 pièces de théâtre, et 250 chansons pour 33 comédies musicales. Son personnage du valet de chambre Jeeves est devenu internationalement célèbre.

Thème : Influence, Chat, Faiblesse, Ensorcellement, Humour

Avis :

Dans ce récit plein d’humour, Lancelot Muliner artiste déluré récupère le chat de son oncle qui est muté comme vicaire en Afrique à Bongo Bongo. Une lettre de recommandation accompagne le chat Webster. Lancelot se fait envouté, ensorcelé par ce chat diabolique. Webster le chat a récupéré les vertus anglicanes de son maître. Webster le juge, un regard,  quelque chose dans l’oeil de Webster le transforme malgré lui en une personne respectable. Il se confie à ses amis : « C’est le chat qui porte la culotte » en fondant en larmes…. jusqu’au moment où le whisky commence à couler.

Cette nouvelle tout pleine de légèreté, de détails cocasses laisse un sourire aux lèvres.

Les personnages :

  • Webster le chat
  • Lancelot Mulliner : le héros malgré lui
  • Gladys Bingley: La fiancée de Lancelot
  • Mlle Carberry Pirbright : la
  • Theodore : L’oncle de Lancelot, pasteur de Saint Botholph à Knightsbridge
  • Worple, Rodney Scollop : des amis de Lancelot

Citations :

  • C’est quelque chose dans l’oeil de la bête, dit-il d’une voix tremblante. Quelque chose d’hypnotique. Il me jette un sort Il me toise et me désapprouve. Peu à peu, petit à petit, son influence m’ a fait dégénérer d’un artiste sain, qui se respectait , en un … eh bien, je ne sais comment appeler ça. Il suffit de dire que j’ai cessé de fumer et de déambuler en pantoufles et que je porte un col dur même chez moi, que je n’oserais songer à prendre mon frugal repas du soir sans être en habit et que – d’une voix étranglée – j’ai vendu mon ukulélé. (p36)
  • Mince alors, si on ne peut pas aller prendre un peu l’air à Antibes sans que son fiancé s’excite et se mette à agir comme un Mormon, ce monde devient vraiment trop impitoyable envers les jeunes filles (p48)

Divers:

  • Editeur : Joëlle Losfeld (30 octobre 2002), Collection : Arcanes/Joëlle Losfeld, 60 pages
  • Bibliothèque du KB, 30/03/2014
  • Note : *****

Attention au parquet (Will Wiles)

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Le personnage principal de ce roman est un Anglais vivant à Londres qui doit se charger de surveiller l’appartement de son ami Oskar.
Cet appartement est situé dans un pays d’Europe de l’est (Ancien pays du bloc communiste). Oskar est un des anciens collègue de leur période universitaire. Il se trouve actuellement en déplacement en Californie pour les formalités de son divorce.
Oskar a besoin de son ami pour surveiller l’appartement, s’occuper de ses chats.
ne pas jouer du piano tout en faisant particulièrement attention au parquet. et ceci pour les quelques jours de son déplacement.
Oskar est un compositeur de renommé international qui a composé la symphonie « Variations sur les horaires de tram », Le narrateur quand à lui n’inspire qu’à devenir écrivain, les vacances inespérés dans l’appartement inoccupé de son ami lui fournit un alibi pour démarrer un roman, il n’écrit pour l’instant que des brochures sans intérêts sur la collecte des ordures.
Oskar qui est du genre maniaque compulsif tente de faire maintenir l’ordre dans son appartement en laissant des instructions précises placés stratégiquement (placard, dans un CD, piano, divers tiroirs, et même dans des revues pornographiques …). Ceci afin d’éviter toute maladresse et pour préserver également son précieux parquet en bois précieux, on retrouvera aussi le mode d’emploi pour gérer ses deux chats dénommés Stravvy et Shossy.
Le narrateur passe ses quelques jours à devenir un touriste se promenant dans la ville ou circulent des tramways antiques, en rencontrant de vieilles femmes hostiles, et en s’adonnant à la boisson : verres de vin rouge et alcools avec un ami d’Oskar.
Le roman bascule lorsque le narrateur commence malencontreusement à laisser une tâche de vin sur le parquet, les notes arrogante d’Oskar commencent à l’obséder, puis progressivement à le faire craquer, il se sent devenir paranoïaque, Oskar semble anticiper chacun des mouvements de son ami via ces notes, comme si celui-ci était en permanence surveillé. Le contrôle à distance d’Oskar, aussi obsédant soit-il semble totalitaire.
Je remercie tout d’abord Babelio avec masse critique et les éditions Liana Levi pour la lecture de ce livre. Cela m’a permis de découvrir le premier roman de Will Wiles.
Ce livre a du suspense, des rebondissements inattendus qui sont « border line » avec un thriller. Pour résumé « Attention au parquet » est un avertissement des dangers de la perfection et des maniaques à outrance, de l’impossibilité de la perfection.
A conseiller donc aux maniaques du rangement, de l’ordre ….

Divers:

  • Note : ***** (4/5)
  • Babelio : opération Masse Critique