Archives pour la catégorie Littérature Japonaise

La déchéance d’un homme de Osamu Dazaï

La déchéance d'un homme

Quatrième de couverture

«Je suis devenu bouffon. C’était mon ultime demande adressée aux hommes. Extérieurement, le sourire ne me quittait pas ; intérieurement, en revanche, c’était le désespoir.» Ainsi se présente Yôzô, né dans une famille riche du nord du Japon, qui veut être peintre, abandonne ses études au lycée de Tôkyô pour travailler dans des ateliers, mais s’initie plus vite au saké et aux filles qu’au dessin et à la peinture. D’amours malheureuses en amours malheureuses, après n’avoir été qu’un médiocre caricaturiste de revues de second ordre, il échoue à vingt-sept ans, malade, tel un vieillard, dans une vieille chaumière, irréparable d’où il rédige l’histoire de sa vie, «vécue dans la honte», et alors qu’il ne connaît plus désormais ni le bonheur ni le malheur.

Les personnages

  • Se-tchan : jeune fille , voisine (premier carnet )
  • Takeichi : Camarade d’école (premier carnet )
  • Yô-tchan sa soeur soeur aînée, cadette de Se-tchan (premier carnet )
  • Horiki Masao élève des beaux-arts ( second carnet)
  • kinu san / Yôzô : narrateur ?
  • Tsuno-Ke: une amie, a de l’affection pour Yôzô , Affublé du nom de « Miséreuse pour pauvres »
  • Shibuta surnommé Hirame (La sole) doit le chercher au commissariat comme répondant , fut son correspondant pendant le lycée, il s’occupe de Yôzô pour essayé de le sauver plusieurs fois, de le détourner de ses penchants.

Second carnet :

Le narrateur mène une vie de débauche avec Horiki, se saoulant dans les bars, Tente de se suicider vc Tsuno-Ke en ce jetant dans la mer, mais seul en survit. Inculpé d’instigation au suicide

Troisième carnet, première partie :

Se retrouve avec Hirame, regrette son existence passé même celle avec Horiki. Hirame soihaite qu’il trouve un projet : se fixe, trouve un travail, reprenne ses études. mais il n’est intéresssé que par la peinture, aussi il se sauve de la maison de Hirame. Il se fait alors entretenir par Shizu-Ko secrétaire dans une maison d’édition, elle arrive a faire paraitre quelques caricatures. Il dessine uniquement pour son penchant à la boisson Saké fort bon marché. Puis tombe dans le pire, vend des vêtements de Shizu-Ko pour de la boisson. Il l’abandonne alors et part à Ginza. Une jeune fille Yoshi-tchan essaye elle aussi de l’aider

Troisième carnet, partie deux :

Il arrête de boire et se marie avec la jeune Yosho-tchan, Son addiction au saké  revient vite avec son ami Horiko pour l’accompagner. Sa femme se fait alors violer, il reste insipide, sans voix face a sa femme ne sachant si il doit lui pardonner ou non.  détruit et plonge plus profondément dans l’alcool. Il essaye de nouveau de se suicider avec des médicaments trouvés. Tentative de nouveau raté. Il crache du sang, se renseigne dans une pharmacie, la pharmacienne le prend en pitié et lui offre des médicaments dont de la morphine, il entre alors dans une spirale de morphine jusqu’à l’overdose. Il pense au suicide et à la mort. Il est de nouveau repris en main par Hirame, Hiroki et Yoshi-ko  qui l’emmène dans un hôpital psychiatrique.

Epilogue:

Le narrateur raconte l’histoire de ces carnets qui date de 1930/1932, il n’a pas connu le fou qui a écrit ses carnets. L’expéditeur du paquet contenant les carnets se nomme Yô-tchan.

Critique

Tout est dit dans le titre « Déchéance d’un homme », on suit la lente descente du narrateur « Yôzô », cette glissade progressive dans l’abime profond. Il se donne tout d’abord un rôle de bouffon pour être accepter au collège,  il arrive de cette façon à trouver une certaine fierté à devenir populaire grâce à ce stratagème. Cette stratégie réussi jusqu’à ce qu’un de ses camarades d’école le découvre : « c’est de la frime … »

On le retrouve après,  faible, sans volonté, sans aucun but dans la vie, se faisant facilement entrainé, il souffre d’un sentiment d’infériorité. Il est a tout moment rempli de pensées anxieuses, misérables, hypersensibilité de ses nerfs, d’ou une vie en groupe impossible , timidité ,trouble , crainte, … Il ne trouve refuge qu’auprès des femmes (des prostitués tout d’abord, puis des autres qui se laissent prendre par son côté faible) , et de l’alcool fort et du saké et au paroxysme de sa chute de la morphine.

Ce court roman est poignant, nous sommes témoin de la détresse de Yôzô, nous même inerte de cette inerte de cette descente aux enfers, peut-être pour une partie autobiographique … qui sait ?

Citations :

  • Extérieurement, le sourire ne me quittait pas : intérieurement, en revanche, c’était le désespoir. Pour ne pas révéler ce contraste, je devais garder, au prix de sueurs froides, un équilibre qui ne tenait qu’à un cheveu.
  • Je veux mourir; il faut que je meure. Ma vie engendre toujours plus de fautes. Je ressassais continuellement ces pensées en faisant la navette entre la maison et la pharmacie, à demi-fou.
  • Plus je réfléchis, moins je comprends. Moi seul diffère des autres.
  • alocépie : Chute ou absence des cheveux ou des poils
  • sarcopte : acarien parasite dont une espèce provoque la gale chez l’homme

4,2 heures de lecture, finit le 15/02/14

La petite pièce hexagonale de Yoko Ogawa

La petite piece hexagonale

Résumé éditeur

Dans les vestiaires d’une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l’inconnue qui marche dans la rue accompagnée d’une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu’à une loge de gardien au milieu d’un parc. A l’intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale : la petite pièce à raconter…

Etrange et obsédante, cette courte histoire fait appel à la poésie et à l’imaginaire pour évoquer les mystères de l’introspection, de la confession et de la psychanalyse.

Ma critique :

Premier livre que je découvre de Yôko Ogawa, j’ai trouvé ce court récit mystérieux, un peu dérangeant, il m’a mis mal à l’aise. L’héroïne qui suit une femme mystérieuse, sans raisons d’une piscine  à un immeuble à moitié vide dans une zone industrielle…Qui découvre une petite pièce hexagonale, sorte de matrice qui pousse à l’introspection,  gardé par deux personnes.

Sa douleur au dos, sa rupture sans raison apparente, sa culpabilité sur cette rupture qui la rend haineuse.

La pièce hexagonale, est ce un confessionnal, un moment de retour sur soi même, est ce une métaphore d’une séance de psychanalyse?, on peut dans cette pièce se taire, parler, le temps disparait à l’intérieur. Elle peut soigner ou libérer, mais peut également présenter des dangers pour les personnes qui s’y réfugierait trop longtemps.

Mystérieusement cette pièce est déplacé d’une ville à l’autre sans  indice sur sa prochaine étape. Aucun indice, pas vraiment de morale à ce récit, pas vraiment d’histoire, je reste un peu sur ma faim. La découverte de Yôko Ogawa ne se fait peut être pas par ce roman, il me faudra continuer à découvrir cet auteur par un autre biais surement.

Les personnages :

  • Midori avec la vieille femme.
  • Michio : l’amoureux rejeté
  • Yuzuru : Gardien de la pièce hexagonale

Les citations :

  • « Pendant que nous nous étions fréquentés, je n’avais cessé de penser que ce manteau ne lui allait pas et qu’il ferait mieux de l’abandonner, mais finalement j’avais été incapable de le lui dire.
  • Au début je n’avais pas osé de peur de le blesser, et à la fin il pouvait bien porter ce qu’il voulait, je m’en moquais éperdument. »
  • « Pour tout le monde, le point final de la destiné est la mort, mais il n’y a sans doute pas beaucoup de gens pour qui c’est une raison de perdre toute énergie vitale dès le départ.

Divers :

  • La Petite pièce hexagonale (六角形の小部屋 Rokkakukei no kobeya, 10/1994; Actes Sud 2004; novella)
  • Note : *****
Mes livres sur Babelio.com