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Le vase de sable de Seichô Matsumoto

le vase de sable de MATSUMOTO
le vase de sable de MATSUMOTO

Avis :

Ardu, par le nombre de personnages et les patronymes utilisés qui se greffent progressivement et dont on a du mal à faire la liaison avec le meurtre. Ainsi que la géographie : ville, gares et districts,  les dialectes et accents des régions. Car L’inspecteur Imanishi Eitarô va nous faire voyager dans cette enquête longue et triste. Triste car elle décrit le japon de la guerre, les différences sociales, la honte de ses origines pour les enfants abandonnés, les léproseries. Le décalage de deux sociétés celui des artistes d’avant garde, des intellectuels qui se protègent du reste du japon peu cultivé, rural. Plus qu’un polar on va retrouver une critique sociale du japon.
L’intrigue de ce policier est inattendu. Le meurtre à l’origine ne donnant que peu d’éléments Imanishi va à force de volonté, essayé de découvrir le mobile de ce meurtre. Et c’est avec des fausses pistes, des réflexions scientifiques, une enquête menée avec la plus grande rigueur que Imanishi nous mènera jusqu’au coupable.
Ce roman est beaucoup plus malaisé à lire  que les précédents que j’ai pu dévorer, pour découvrir Matsumoto « Un endroit discret » est beaucoup plus abordable et ne perdra pas le lecteur.
thème : musique, ultrason, identité, honte de ses origines

Synoptique

Seul le début est résumé, je vous laisse découvrir la fin…
  1. Les clients du bar : un bar proche de la gare de Kamata, Sumiko sert deux hommes . Un mécanicien de la gare trouve un corps, l’autopsie montre qu’il s’agit d’un homme de 55 ans mort par strangulation, le visage couvert de meurtrissures, il avait du whisky et des somnifères. Une recherche est faite avec les recoupements du bar : un dénommé Kameda . Mais ne donne rien. En feuilletant un magazine l’inspecteur Imanishi  s’aperçoit que Kameda est aussi un lieu, 10 jours après le meurtre
  2. Kameda : Imanishi se rend au commissariat d’Iwaki. Un indivu bizarre a été remarqué, ressemblant à un ouvrier, entre 30 et 40 ans ayant passé la nuit à l’auberge Asahiya.
  3. Le nouveau groupe :  Cinq jeunes gens vont dans un bar de Ginza, Sekigawa s’éclipse pour allé voir Sachiro Tadokoro secrètement.
  4. La femme au tourbillon de papier: meurtre + 2 mois, un homme Akiyoshi Miki déclare la disparition de son père au cours d’un pèlerinage à ìse puis Nara et Kyoto. Murayama rencontre une jeune femme qu’il avait vu dans un train , il raconte cette histoire à Kawano qui veut en faire un récit.
  5. Dialecte et géographie : Imanishi se rend à l’institut national de la langue japonaise, il récupère les informations sur la carrière de Kenichi Miki. Il voit Kojurô Kirihara
  6. Tâches de sang : meurtre + 3 mois : Imanishi est découragé par cette enquête, il lit la nouvelle « La femme au tourbillon de papier » dans un journal, il téléphone pour prendre rendez vous avec Kawano Hidezô. Celui ci ‘ informe que l histoire provient de Murayama. Il le rencontre prend des précisions sur la jeune femme ainsi que sur les gares traversés.Il refait le chemin indiqué le long des gares et parvient à ramasser des petits morceaux de papier : en fait des morceaux de tissu ensanglanté au nombre de 13. Il les fait identifier : sang du groupe OM. Un matin ma femme de Imanishi va lui acheter des cigarettes et l’informe qu’un suicide a eu lieu, elle ressemble à une actrice  Mariko Okada ? Il s’agit de Rieko Naruse. Imanishi se rend au théâtre rencontrer Kunio Miyata. Il souhaite que l’acteur Kunio Miyata l’aide a trouver les raisons du suicide
  7. La réponse : Kunio Miyata lui promet de l’aider mais pas tout de suite, ils se donnent rendez vous le lendemain près de Ginza. Au rendez vous Imanishi attend mais Kunio Miyata ne vient pas. Le lendemain il se rend au théâtre et découvre sur le journal que le 31 aout l’acteur est mort d’une crise cardiaque après les répétitions. Il retourne au théâtre il semble que Miyata étaient amoureux de Rieko Naruse, mais celle-ci semblai être amoureux d’un autre. Shigeo Sekigawa rencontre une femme Emiko, lui dit qu’il doit allé écouter un concert de Waga le lendemain. Imanishi se rend chez la logeuse de Kunio Miyata, il confirme que celui-ci avait fait un voyage dans le Tôhoku mi mai.
  8. Tâtonnements : Imanishi et Yoshimura se rendent à l’endroit ou est décédé Kunio Miyata. Sachiro Tadokoro  rend visite à Eiryô Waga. Elle l’emmène déjeuner chez son père. Shigeo Sekigawa rencontre Emiko, elle lui annonce être enceinte de 4 mois.
  9. La mort d’Emiko: Imanishi interroge M Yasuo Kubota propriétaire qui loue à Emiko, celle-ci était enceinte à fait une chute s’est cogné et à fait une fausse couche lui dit le Dc Usegi, un jeune homme a appelé lorsqu’il est arrivé elle était déjà morte.  Imanishi va rencontrer Toyo Nakamura
  10. Confusion : l’inspecteur émet des hypothèses quant à Shigeo Sekigawa , il prend le train pour Nagoya et va à une auberge pour questionner au sujet de Kenichi Miki , lui se renseigne sur les films vu par MIKI : « Drame sur la Tone » et  » La fureur de l’homme ». Puis il retourne à Tokyo
  11. Mutisme complet : Imanishi rentre de Hokuriku , il invite a diner Yoshimura Il raconte que deux vendeurs ambulants se sont rendus à ce domicile mais n’ont rien vendu ils sont partis tous les deux écœurés , un policier y retourne mais rien de suspect. Il doit y avoir quelque chose de suspect au cinéma (ISE) ou Miki a pris sa décision de partir à Tokyo, il écrit une lettre au commissariat d’Ise
  12. On approche : Une affiche de la famille Tadokoro avait été accroché au mur du cinéma. Waga part faire une tournée aux US

Personnages :

  • Sumiko : serveuse du bar
  • Imanishi Eitrarô: inspecteur du premier bureau d’enquête de la préfecture 45 ans, marié avec un fils scolarisé Tarô 10 ans, il a une soeur , il est fumeur
  • Yoshimura : inspecteur  à Kameda (2)
  • Sekigawa Shigeo : critique, sous directeur culturel (Nouveau groupe)
  • Mutsuo Katazawa : peintre d’avant garde
  • Toyoichirô Takebe : auteur de pièces de théâtre (Nouveau groupe)
  • Ryûta Yodogawa : architecte (Nouveau groupe)
  • Eiryô Waga : compositeur (Nouveau groupe), fiancé à Sachiro Tadokoro
  • Omura : recteur d’université
  • Ichirô Sasamura : metteur en scène (Nouveau groupe)
  • Sachiro Tadokoro : jeune femme sculpture, père est l’ancien ministre Shigeyoshi Tadokoro
  • Emiko Mìura : serveuse du club « Bonheur », amie de Sekigawa
  • Akiyoshi Miki : déclare la disparition de son père au cours d’un pèlerinage à ìse
  • Kenichi Miki : homme disparu, agent de police dans sa jeunesse, puis s’occupe d’un bazar
  • Kawano Hidezô : professeur d’université, critique
  • Murayama : journaliste
  • Kojurô Kirihara: fabricant se soroban qui connaissait Kenichi Miki
  • Mariko Okada : actrice travaillant dans un groupe de théâtre d’avant garde.
  • Rieko Naruse : actrice se suicide aux somnifères.
  • Kunio Miyata : Acteur dans un groupe de théâtre d’avant garde, 30 ans. Il joue avec Rieko Naruse, décède d’une crise cardiaque.
  • Akiko Sugiura : Directrice de la troupe de théâtre d’avant garde, également une célèbre actrice.
  • Shigeo Sekigawa : Critique
  • Shigeyoshi Tadokoro : ex-ministre , président de deux sociétés et membre du conseil d’administration de plusieurs autres.
  • M Yasuo Kubota : propriétaire qui loue à Emiko
  • Toyo Nakamura : femme de ménage de Shigeo Sekigawa

Citations :

  • L’amour est-il voué à la solitude ?
  • Notre amour a duré trois ans. Mais nous n’avons rien construit. Va-t-il pouvoir survivre sans qu’il n’y ait jamais rien ? Il dit que c’est pour toujours. Devant la vanité de cette situation, j’ai l’impression de laisser couler du sable entre mes doigts. Le désespoir me frappe chaque nuit. Mais je dois être courageuse. Je dois avoir confiance en lui. Je dois préserver mes rêves solitaires. Je dois faire entendre raison à ma solitude et trouver mon bonheur en elle. Je dois continuer à vivre en me cramponnant à cet amour sans espoir. Cet amour a toujours fait de moi une victime. Je devrais même en éprouver une joie de martyre. Il dit qu’il m’aime pour toujours. Continuera-t-il à me le dire toute ma vie ? p51, VI
  • Pour finir, on sectionna le cuir chevelu et l’on scia la calotte crânienne. Les longs cheveux de Kunio Miyata se trouvèrent rabattus sur son visage. Dans l’ouverture ronde, on aperçut une boule rose pale, enveloppée d’une fine membrane. C’était le cerveau. Toutes les fois qu’il voyait cela, Imanishi était impressionné par la beauté du cerveau humain. Il croyait voir un fruit tropical de grande valeur sous son emballage de cellophane p60, VII

Divers

  • Titre original : Suna no Utsuwa 砂の器,1961
    Publié en français sous le titre Le Vase de sable, Paris, Philippe Picquier, 1987 ; réédition, Paris, Picquier poche, 1998
  • Note ***** (3.5/5)
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Un endroit discret de Seichô Matsumoto

Un endroit discret de Seicho Matsumoto
Un endroit discret de Seicho Matsumoto

 

Critique :

Plus qu’un roman policier, nous avons une facette de la société japonaise, par le prisme d’un fonctionnaire carriériste. La partie polar est un prétexte pour nous montrer la psychologie de Asai qui souhaiterait que la vie soit un long fleuve tranquille. Mais Asai est pointilleux : la mort de sa femme le dérange « Quand Eiko a eu son attaque, ou se trouvait-elle ? », puis un infime détail sur l’heure du décès.
Pour se rassurer il va mener une enquête minutieuse, une trace de jalousie transparait peu à peu et va le consumer.
Un suspens jusqu’à la dernière page.

Personnages :

  • Tsuneo Asai : le fonctionnaire, veuf
  • Eiko : sa femme ( 2ème femme)
  • Miyako : soeur cadette de Eiko ( 3 ans plus jeune), appelé Miya
  • Beau père de Asai : 70 ans
  • Jeune frère de Eiko
  • Mme Takahashi : Dame qui vend des produits de beauté dans le quartier  Sanya à yoyogi , Eiko se rend chez elle, et à un infarctus.
  • M. Kônosuke Kubo : Travail à l’entreprise de textile R en tant que secrétaire général, appartient au conseil d’administration de l’hôtel Chiyo. Sa femme est soignée dans un sanatorium à Nagano
  • Mme Komako Hanai : trente cinq ans, femme de ménage chez Kubo.
  • Mme Aoki : professeur de Haïku
  • Shiraishi : Directeur, chef de cabinet du ministère
  • Yanagishita : Vice-président du syndicat local de la transformation des produits alimentaires
thème: jalousie, vengeance, carriérisme , angoisse / névrose / remords, polar

citations:

  • « Être chef de service au ministère était la fierté secrète d’Asai, et de ce fait, il ne voulait pas faire des choses peu intéressantes sur le plan personnel. La carrière de nombre de ses collègues avait été stoppée net parce qu’ils avaient été mal vus de leur directeur à cause d’une bêtise sur le plan personnel, et il y en avait même qui avaient quitté l’administration. La plupart d’entre eux, par la suite, n’avaient pas eu de chance.
  • Qui aurait pu être ce partenaire ayant bouleversé sa femme au point de lui faire oublier sa maladie ? … Il existait peut-être quelque part un homme qui lui avait donné un choc capable de paralyser ses coronaires ( V,56)
  • Les maris abandonnés par leur épouse attirent en général la compassion des femmes. Surtout celles des lieux de rendez-vous, dont le travail consiste à voir l’immoralité féminine au quotidien et qui, losqu’elles perdent un peu de la maîtrise que leur donne la conscience professionnelle, penchent encore plus du côté du mari dont l’épouse est adultère (VI, 63)
  • Asai, au début, ne pouvait pas imaginer Eiko allant chez Kubo. De son épouse, il connaissait tout. Dans les bras de Kubo, Eiko n’était plus une épouse, mais une femme. Une inconnue. Son épouse qui, prétextant la maladie, avait étouffé le désir de son mari, l’y avait accoutumé en créant de nouvelles habitudes et avait sans doute fini par ne plus supporter les règles de cette nouvelle vie de couple qu’elle avait elle-même établies. Et elle avait cherché ailleurs à se libérer (XII, 128)
  • Il détestait l’homme qui avait su éveiller soudain son épouse au plaisir après une si longue période d’abstinence (XIII,138) 

Synoptique :

Chapitre 1 : Asai accompagne son directeur à une réunion de travail avec des clients. La journée se finit dans un restaurant avec des Geishas? Lorsqu’un appel téléphonique le prévient que sa femme vient de décéder. « Quand Eiko a eu son attaque, ou se trouvait-elle ? »
Chapitre 2 : Après les funérailles, Asai célèbre le service bouddhique. On a des précisions sur sa vie avec Eiko. Ils sont en couple depuis 7 ans. Eiko a huit ans de moins que son mari (35 ans, 27 ans). La première femme de Asai est décédée. Eiko semble très jeune,elle est plutôt choyé que aimée et capricieuse. A eu plein de passe temps puis c’est tournée vers la poésie Haïku. Ses poèmes sont édités.
Asai n’a pas de maîtresse, semble bureaucrate, carriériste.
Chapitre 3 : Asai et Miya se rendent chez la Dame qui vend des produits de beauté dans le quartier  Sanya à yoyogi ,La femme leur raconte en détail ce qui s’est passé avec Eiko, elle s’écroule, une jeune fille entre et va chercher le docteur Ohama.Trouve un numéro de tel le professeur de Haïku qui appelle les parents de Eiko. Asai est intrigué le quartier ne contient que des résidences luxueuses: villa Tachibana
Chapitre 4: Que faisait Eiko dans ce quartier ? mme Aoki n’a pas d’élève dans ce quartier, premier soupcon . Retour au ministère, Yanagishita est très satisfait Asai avait donné l’idée d’une geisha pour son directeur avant de partir. L’attention avait plu. Yanagishita souhaitent qu’ils reviennent, et lui parle de villa ‘de plaisirs ‘ excentrés
Chapitre 5 : Asai est perturbé : la prposition de Yanagishita, la villa Tachibana. Les sorties de Eiko dure 3 a 4 heures deux fois par semaine. leur vie de couple était monotone.  » C’est par la suite que ses vagues suppositions se transformèrent en hypothèses. Commun liquide brassé qui décante » (V,58). Il se rend à la villa Tachibana pour enquêter.
Chapitre 6 : Il enquête auprès d’une hôtesse de la villa, et lui présente la photo de sa femme. Elle explique le fonctionnement des femmes adultères. Elles ont  de la compassion pour Asai. Elle n’est jamais allé dans cette villa, mais on lui indique deux autres hôtels. Villa Midori, identique mais une servante se souvient l’avoir vue seule dans la rue.
Chapitre 7: 21:20, il ne peut allé voir le dernier hôtel Mori. Repense à des pistes possibles, pense à déménager. Le lendemain va rencontrer le docteur Ohama. Il le questionne sur l’heure du décès, il y a une approximation de 30 minutes. Le magasin de beauté st fermé.
Chapitre 8 : Ne donne rien à l’hôtel Mori, 5 mois depuis la mort de sa femme, dans 5 jours c’est l’anniversaire du tremblement de terre du Kantô. Le 7 mars a 15h25 s’est produit un séisme d’intensté 3 à Tôkyö , le décès est à 16:05 un rapport ? un dimanche de mi-septembre une personne du cercle de haïku lui apporte une brochure en hommage à sa femme, contenant une cinquantaine de haïku. Fin septembre une promotion il devient adjoint. Invité a diner par son chef en rentrant il passe par lr quartier yoyogi. Il n’en a pas la même vision : un hôtel Chiyo.
Chapitre 9: la boutique de produit de beauté s’est transformé en hôtel. Kônosuke Kubo protecteur de Chiyoko Takahashi ? Il prend des détectives pour enquêter (101)
Chapitre 10: Selon le CR Kônosuke Kubo et Chiyoko Takahashi n’entretiennent pas de relation. sa femme y a t il un rapport avec le séisme et ces deux personnes ? Il se fait discrètement présenté M. Kônosuke Kubo à son entreprise de textile.
Chapitre 11 :Il redemande un complément d’enquête aux détectives sur la date du 7 Mars. Sa liberté (veuf) fait des envieux à son travail mais il n’est pas intéressé, ni un remariage après une année de veuvage. Le rapport des détectives arrive : en autre il aime les jouets en papier « Lanterne de Yamaga Fleurs de cire dorées Eiko » = identique à un Haîku de sa femme. Egalement le 7 mars un tatami avait brûlé à cause d’une cigarette.
Chapitre 12 : Le CR lui fait penser que son épouse n’est pas morte dans le magasin, mais a été transporté après son décès. Il suppose l’incendie l’affolement de sa femme, l’attaque. Kubo demande de l’aide à la marchande , puis cède la propriété  à Mme Takahashi
Chapitre 13 : Asai veut intercepter Kubo sur le chemin du sanatorium, il le prend en filature dans le train. Il se présente et engage la discussion  Nous sommes le 25 octobre.
Chapitre 14 : Il a rencontré Eiko dans un temple, puis une seconde fois dans un magasin. Elle lui a précisée qu’elle était célibataire. Eiko lui a dit un an plus tard qu’elle était mariée. Kubo ne veut pas s’excuser car se dit trompé par Eiko.
Chapitre 15 : Kubo le menace, il a peur pour sa carrière, lui jette du vitriol à la figure puis l’assomme avec une pierre. Il se rend compte qu’il a fait quelque chose d’irréversible. Il est pris en stop par deux hommes qui vont à la gare, ils travaillent dans une coopérative.
Chapitre 16 : Des articles concernant le meurtre paraissent dans les journaux, il se sent en sécurité ayant été suffisamment prudent. Il n’est pas complètement tranquille malgré tout. Il refuse d’animer une conférence près de Nagano 
Chapitre 17 : Asai suit les actualités, il tombe sur un magazine qui précise des informations : crime de rancoeur etc , ils recherchent dans les relations de Kubo. On le redemande pour une conférence à Nagano. Son directeur lui demande de l’accompagner : il ne peut refuser
Chapitre 18 : Il ne part pas en mission prétextant une fièvre. 
Chapitre 19 : Il veut faire inviter Akiharu Kido et Jirô Haruta par l’intermédiaire de Yanagishita en asie du sud-est par un fabricant de matériel agricole afin de pouvoir se rendre à Nagano sans crainte. L’accord est passé mais après il a des regrets et craint que cela paraisse suspect 
Chapitre 20 : Les conférences se passent très bien, il rembourse Yanagishita. Mais Akiharu Kido et Jirô Haruta veulent le remercier…. 

L’Auteur :

Seichō Matsumoto (en japonais : 松本清張, soit Matsumoto Seicho) est un auteur japonais de romans policiers né le 21 décembre 1909 à Kitakyūshū et décédé le 4 août 1992. Auteur prolifique, Matsumoto a écrit plus de 450 œuvres, en quatre décennies, jusqu’à sa mort en 1992. Bien qu’il ait publié de nombreux romans, ce sont ses récits policiers qui l’ont rendu célèbre. Les œuvres de Matsumoto ont créé une nouvelle tradition dans le roman policier japonais. Matsumoto incorpore dans leurs intrigues des éléments de la psychologie humaine et de la vie ordinaire. C’est pourquoi il est souvent comparé à Georges Simenon. En outre, une des caractéristiques majeures de son œuvre est que le crime lui-même et son contexte sont décrits avec une grande minutie, les descriptions offrant un luxe de détails. Ses récits sont souvent liés au thème des trains, d’ailleurs, son roman le plus célèbre demeure son premier roman policier, intitulé Tōkyō express (Ten to sen), paru en 1958.

Divers :

  • Collection : Actes noirs
  • Tōi Sekkin ja:聞かなかった場所, 1972
  • Publié en français sous le titre Un endroit discret (L’Endroit dont elle ne lui avait pas parlé), Arles, Actes Sud, 2010 ; réédition, Babel/Noir, 2012
  • Note : ***** (3,8/5)
  • Prêt  Bibliothèque du KB , 17/04/2014

Central Park de Guillaume MUSSO

 

Central Park guillaume Musso
Central Park guillaume Musso

Avis :

Les avis que j’avais rencontrés m’avaient donné envie de le lire, car j’avais un semblant d’à priori au début. Mais non, d’une lecture facile, aisée. Un rythme soutenu qui m’a tenu en haleine presque jusqu’au bout. L’intrigue m’a carrément emballé au démarrage : thriller psychologique, un jeux de piste qui démarre à Central Park, des menottes, un Glock , une seringue, puis des indices de plus en plus cousus de fil blanc. On a affaire à un jeu de piste bien balisé. On s’étonne, Alice est trahie qui croire ?  On se met à douter de tout ce qui entoure Alice, puis de tout le monde : son père, son meilleur ami, du pianiste, de l’agent du FBI ….Puis tout s’écroule comme un château de cartes, on part un peu dans tous les sens le tueur en série, un copycat, des terroristes ????. J’ai vraiment été accroché à ce polar psychologique, je me suis accroché,  tenu à ce suspens. Mais grosse déception finale  : Le petit couplet final « Je t’aime, je t’ai toujours aimé « …. pfffff pitié, pas ça.

Je suis un peu étonné de l’engouement rencontré par ce livre. Je le trouve bien, des qualités indéniables dans la narration, mais la finalité sans plus. Des détails à la pelle, des fois un peu trop (l’hôpital européen Marie Curie ?). Est-ce que dans quelques semaines je me souviendrais d’Alice, Gabriel ? Rien de moins sûr, oui, surement en voyant la couverture dans tous les rayons des libraires et des spams des libraires.

 

Personnages :

  • Keyne gabriel : Pianiste, Agent spécial du FBI , ….
  • Vaughn Ertik : Tueur en série
  • Alice Schäfer : Notre héros
  • Symour Lombart : collègue d’Alice
  • ….

 Citations :

  • Elle se trouvait dans un no man’s land étrange : cette impression d’avoir toujours vingt ans dans sa tête et d’en traîner le double dans son corps. Saleté de temps qui passe. Le seul maître de ceux qui n’ont pas de maître….. Comme dit un proverbe arabe.
  • Mort, on dit beaucoup moins de conneries, vous verrez.
  • Je me souviens de cette époque compliquée, de ces hommes toxiques que je détestais. Avant que je comprenne qu’il faut s’aimer avant de pouvoir aimer les autres.
  • La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas.

 

Divers:

  • Ebook, 5.2 heures de lecture, 28 minutes par session, 1305 Pages tournées, 4.2 pages par minutes
  • Note : ***** (2,5/5)

Soro de Gary Victor

 

Soro de Gary Victor
Soro de Gary Victor

L’auteur:

Gary Victor, né le 9 juillet 1958 à Port-au-Prince, est un écrivain, scénariste haïtien. Fils du sociologue René Victor, Gary Victor est aujourd’hui l’un des romanciers les plus lus en Haïti. Après des études d’agronomie, il a exercé le métier de journaliste et occupe actuellement le poste de rédacteur en chef au quotidien ‘Le Matin’. Il est également scénariste pour la radio, le cinéma et la télévision.

Quatrième de couverture :

L’inspecteur Dieuswalwe Azémar dont on connaît le grand penchant pour l’alcool arrangé, le soro, est de retour. On le retrouve avec ce côté atypique, et ses combats contre la corruption. À l’instar de Saison de porcs, Gary Victor nous entraîne dans les méandres de l’histoire populaire haïtienne, jouant habilement avec les mythes, les diverses facettes de la réalité haïtienne et de l’imaginaire vaudou. L’histoire commence par le séisme qui a ravagé Port-au-Prince. La femme du commissaire Solon a été retrouvée morte dans un hôtel de la ville. L’inspecteur Azémar est cet amant qui a osé défier l’autorité du commissaire Solon, son meilleur ami, et aussi son protecteur. Ironie du sort, Dieuswalwe sera chargé de mener cette enquête douloureuse pour débusquer l’amant. Drame où se mêlent amitié, loyauté et amour. Saura-t-il faire la part des choses ?

Avis :

La mortalité est importante à Port-au-Prince, déjà à cause du séisme qui vient de se produire. Mais cela n’est sans doute pas suffisant, un cadavre de plus ou de moins pour s’enrichir …. L’inspecteur Azemar Dieuswalwe (avec deux w ) aura fort à faire, car c’est vraiment le chaos en Haïti. Il devra faire face à son supérieur, dont la femme vient de mourir en s’envoyant en l’air (avec lui). Il lui faudra une bonne dose d’alcool de Tranpe (Rhum) pour mette un baume sur ses blessures. La corruption rôde, autant dans le gouvernement, les institutions que dans les ONG. Personne n’est épargné, donc un régal, j’ai avalé ou plutôt dégusté ce polar au goût de rhum vraiment bien arrangé.

Personnages :

  • Dieuswalwe Azemar : Inspecteur alcoolique de la police judiciaire
  • Mme Baptiste : vendeuse de Soro
  • Aldrine : femme de Solon, maîtresse d’Azemar, décédée dans le séisme
  • Mireya : La femme qu’il avait aimée
  • Manou : s’occupe de Mireya
  • Solon : Commissaire, son meilleur ami
  • Moricène : Concierge de l’hôtel, dans le coma
  • Marie-Marthe : une maîtresse de Azemar , Doris sa fille
  • Jacques Philostène : peintre et ami, Rose-marie et Franck
  • Landeng : qui s’y connait en poison, boko
  • Falcin : Docteur, médecin légiste

 

Lexique :

  • Tranpe : Le Tranpe(on prononce trempé), c’est une boisson faite de rhum dans lequel on fait macérer des fruits ou des épices afin de le parfumer.
  • Soro «cette boisson avait la vertu de purifier le sang, de traiter les mauvaises fièvres et aussi de donner du tonus sexuel»
  • Les sorciers « les boko » prétendent pouvoir tirer de leur tombe les morts pour en faire des esclaves.

Citations :

  • Il continuait à sangloter. Il versait des larmes de sang. Des larmes de soro. Des larmes de terre. Des larmes de douleur, d’impuissance et de rage. (20)
  • Ses collègues fumeurs avaient raison de s’éloigner prudemment de lui à chaque fois qu’ils allumaient une cigarette. Avec le taux d’éthylène dans son corps, il était une bombe ambulante
  • Les traditionnels requins du gouvernement haïtien et leurs complices des ONG allaient en profiter. Ils allaient, réflexe de prédateurs, gonfler les chiffres pour conforter la sympathie du monde entier et pour inciter les riches à ouvrir leurs bourses
  •  Il s’arrêta pour dégueuler. Une mer de soro pourri. Il s’imagina que son vomi, bourré d’acide, allait percer une faille dans l’asphalte. Il recommença à marcher.
  • Il avait entendu des déclarations du président de la République donnant envie de dégueuler par l’ampleur de leurs bêtises.
  •  La femme se pencha vers lui pour chercher goulûment ses lèvres sans cesser de le travailler. Il se laissa faire, avec un soupçon de dégoût, dans la posture d’une épouse voulant simplement satisfaire un mari alors que la copulation n’est plus pour elle qu’une corvée.

Divers :

  • Mémoire D’encrier, Paru en 01/2012
  • ebook , 3.8 heures de lecture
  • Note:  ***** (4.5/5)

 

 

Le Duel de Arnaldur Indridason

 Le Duel  -  Arnaldur INDRIDASON

Le Duel – Arnaldur INDRIDASON

Quatrième de couverture :

Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire ressurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là.
Un nouveau roman d’Indridason qu’il est difficile de lâcher tant l’ambiance, l’épaisseur des personnages, la qualité d’écriture et l’intrigue sont prenantes.

BELOMORKANAL

 

Cela n’est pas excessivement gênant, mais dans la série des enquêtes d’Erlendur, l’action de « Duel » se déroule en 1972, donc peut-être le premier du cycle Erlendur. L’enquête est menée par Marion Brem. Erlendur Sveinsson n’est alors qu’un jeune policier qui ne fait qu’une courte apparition.

Si vous pensez que l’enquête concerne le vainqueur du duel d’échec : Spassky contre Fischer, vous pouvez regarder le résultat sur Wikipédia. Ici nous avons une enquête sur un jeune garçon qui est froidement assassiné dans un cinéma, son passe temps était d’enregistrer la bande son des films. Mais nous sommes dans les années de la guerre froide, du pays de la pêche à la morue, … de la présence d’une base américaine en Islande.

Le récit est mélangé de nombreux flashback ou le passé de  Marion Brem nous est retranscrit, son enfance qui n’est pas des plus heureuse : c’est « l’enfant de la bonne »et du fils de famille qui ne la reconnait pas. Sa mère qui se noie lorsqu’elle a deux ans. Elle attrape la tuberculose et sa jeunesse se poursuit dans les sanatoriums du Danemark.

Ce n’est pas mon préféré dans ce cycle Erlendur que nous livre Indridason,  j’ai jusqu’à présent préféré  l’aspect torturé d’Erlendurk à celui de Marion.

Personnages :

  • Criminelle de Borgartun :
  • Marion Brem : femme policier, inspectrice ( sa famille possède un chauffeur et homme a tout faire Athanasius, puis deux autres domestiques dont une cuisinière. Elle est « l’enfant de la bonne », Mère danoise trois fils dont l’aîné est avocat (femme et deux filles-> père de Marion mais nie la relation, Dagmar sa mère d’origine Danoise est emportée par une vague quand Marion avait deux ans  )
    • Athanasius très ami avec avec Dagmar, s’occupe de Marion qui a attrapé la tuberculose.
    • Travaille à la bibliothèque municipale de Borgarboksafn
    • Dagny l’appelle : Papa et un pardon ?
  • Albert : Bras droit de Marion. Père de famille trentenaire, marié depuis presque 10 ans, Sa femme Gudny, et trois filles (Pala 8 ans, 5 ans, 2 ans ), et quatrième prévu l’an prochain. Passionné de musique.
  • Johannes : Chef de la criminelle (Géant proche de la retraite)
  • Hrolfur : collègue de Marion ( grandes ambitions, mais passe de nombreux jours en congés maladies)
  • Thormar : Travail à la police scientifique
  • Josef : Ancien de la criminelle en retraite. La première enquête de Marion fut celle de « la femme de la rue Unnarstigur »
  • Saemi Rokk : escorte de Bobby Fischer
  • Matthias : Ouvreur au cinéma HAFNARBIO
  • Kiddy : Caissière au cinéma HAFNARBIO
  • Rikki :délinquant mineur, alcoolique
  • Ragnar Einarsson, né en 1955, 17 ans/ A fait une hémorragie cérébrale à l’âge de 4ans  ont entraînés des lésions dans le cerveau, a passé 2 jours dans le coma.
  • Les parents : Einar le père, Klara la mère et deux soeurs (10 et 13 ans)
  • Youri Vigotski  ( N°3 dans les services secret, à la tête du réseau d’espionnage qui couvre l’Europe du Nord)

musique : Sylvia’s mother de Dr Hook en 1972, Jon Leifs, …

Citations:

  • Chaque être humain retenait son souffle dans l’attente du tournoi que tout le monde appelait le Duel du siècle, lequel devait opposer Bobby Fischer et Boris Spassky à Reykjavik. L’Islande n’avait pas connu une telle agitation depuis l’occupation par l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale.
  • Il est plus facile de croire en Dieu quand on sait qu’il n’existe pas.

divers :

  • ebook: 7,9 heures de lecture, 23 minutes par session, 968 pages tournées, 2 pages par minutes
  • Note : ***** (3/5)
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Hypothermie de Arnaldur Indriðason

Hypothermie de  Arnaldur Indridason
Hypothermie de
Arnaldur Indridason

Thèmes : suicide, disparition, le spiritisme, les sciences occultes

 

Lac de Thingvellir: Maria s’est pendue dans son chalet, là même où elle avait vu son père se noyer alors qu’elle était petite fille. Ce drame l’avait rapprochée de sa mère de façon presque pathologique et elle était dépressive depuis son décès. La police conclut naturellement à un suicide mais son amie Karen, qui a trouvé le corps, n’est pas de cet avis. Elle confie à Erlendur une cassette audio où l’on entend Maria et un medium discutant de la vie après la mort. Erlendur décide d’enquêter de façon officieuse.

C’est une période creuse pour les meurtres à Reyjavik, juste un suicide: Une femme s’est pendue dans son chalet près du lac de Thingvellir,  Erlendur enquête. Femme dépressive depuis la mort de sa mère. affaire à classer ?

histoire peut-être emprunt de nostalgie, des enquêtes non abouties, de disparition non élucidés. Ou les vivants errent encore, 30 ans plus tard à la recherche de leur cher disparus. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux même, à la veille de leur mort. Erlendur essaye de les réconforter malgré le peu de nouvelles qu’il peut leur apporter.

Le poids du passé est important, on en apprend un peu plus sur le passé de Erlendur ( Son père Sveinn Erlendsson et son frère Bergur également disparu dans la lande lors d’une tempête de blizzard, 24/11/1956, son petit frère n’avait pas été retrouvé, lui en état d’hypothermie   )

Plusieurs enquêtes qui se mêlent. L’enquête est entremêlé de flashback qui éclairent de sa lumière blafarde les ombres du présent

Erlendur. Il va mener une enquête non officielle qui va révéler bien des secrets sur l’enfance de Maria

Un soupçon moins intéressant que les autres, plus intimiste sur la vie d’Erlendur ?. Je ne suis pas certain que j’aurais poursuivi du cycle Erlendur si j’avais démarré avec ce volume.

Obsessionnel , Obstiné comme il est, Erlendur creuse autour de cette affaire, et découvre la personnalité,plonge ses racines très loin dans le passé

Ce qui le préoccupe c’est les réponses.

Les personnages :

  • Sigurdur Oli : inspecteur de police
  • Bergthora : femme de Sigurdur Oli, leur relation de couple n’est pas au beau fixe.
  • Gudrun : disparu avec sa vieille Austin mini , appelé aussi Duna  . Passion la  biologie et la vie aquatique lac de thingvellir  168, phobie de l’eau. Disparu depuis plus de 30 ans avec sa voiture. Disparition signalé deux semaines après celle de David
  • Disparition du jeune homme de Njardvik (63)
  • Ingvar : 60 ans, ami de la famille Magnus ( Le père de Maria), veuf de Iona
  • Magnus : féru de pêche, en barque (Gras, sédentaire et grand fumeur), hélice décroché tombe dans le lac et se noie
  • Kristin : soeur de Magnus, 60 ans
  • Maria : féru d’histoire (Période Moyen-Age, son mémoire de fin d’étude traite des noyades à Thingvellir : exécution des femmes adultères ) , féru de spiritisme  a peur du noir.
  • Baldvin  : Etudie le théâtre, puis la médecine, mari de Maria.
  • Om Fjeldsted : Acteur de théâtre, a fréquenté l’école d’art dramatique avec Baldvin
  • Tryggvi : Son cousin qui était en médecine, lui avait demandé de le tuer, l’a maintenu dans un état de mort artificielle pendant quelques minutes avant de le ramener à la vie . Après il ne fut plus jamais pareil. En fait a servi de cobaye, ils ont pris le théologien et lui ont donné un peu d’argent. Renfermé à l’inverse de son cousin.
  • Thorgerdur : A fréquentée la faculté d’histoire avec Maria, actuellement occupe un poste d’infirmière.
  • Eyvör : femme pasteur s’est occupée de la crémation de Maria.A eu des discussions : pardons, péchés, …, la vie après la mort.
  • Jonas :  Ancien camarade d’école de Maria, maintenant directeur financier dans une entreprise  pharmaceutique. A vécu une année avec Maria, mais ils se sont quittés car la mère de Maria était omniprésente
  • Thorsteinn : (Steini) Avocat, avait suivi le même cursus que david . David l’avait appelé pour  lui pré annoncé quelque chose d’heureux ( une fille ? il était timide ) Gilbert avait déménagé au Danemark ?

Erlendur :

  • Valgerdur : Fréquentation amoureuse d’Erlendur…
  • Halldora : ex-femme d’Erlendur divorcé
  • Sindri : fils d’Erlendur, a connu de graves problèmes d’alcool et de drogue. A tourné la page.
  • Eva Lind : fille ainée, tente un rapprochement entre Halldora et Erlendur mais sans véritable succès.

Disparition de David : Erlendur avait enquêté avec Marion Briem (maintenant décédée) au moment de la disparition.

  • Gilbert : Entrepreneur travaux de construction 50 ans, est parti au moment de la disparition et est resté 20 ans au Danemark.
  • Elmar : Le frère de David, 2 ans plus âgé que David, travail comme chauffeur de Taxi. Plutôt éloigné de david.
  • Gunnthorunn : Mère de david
  • Le père: En maison de retraite, ne lui reste plus beaucoup à vivre. Rencontre Erlendur de temps en temps pour avoir des nouvelles de l’enquête.

Lexique :

Valétudinaire : maladif, qui a une santé chancelante

Citations :

  • Erlendur était convaincu que le hasard n’était rien de plus que la vie elle-même qui jouait aux gens de mauvais tous ou les divertissait. Il était comme la pluie qui tombe aussi bien sur les justes que sur les crapules. Il pouvait avoir des conséquences bénéfiques ou néfastes. Dans une certaine mesure, il déterminait ce qu’on appelle le destin. Il naissait du néant : inattendu, étrange et inexpliqué. Erlendur se gardait de confondre les hasards et le reste.
  • Il y a des gens qui disparaissent. Parfois on les retrouve, parfois non.
  • Vous enquêtez sur les fantômes ? interrogea le directeur

Divers:

  • Prix national islandais de littérature criminelle, 2008
  • 7,8 heures de lecture, 31 minutes par session, 874 pages tournées, 1.9 pages par min, fini le 10/03/2104
  • Note : ***** (3/5)

La proie et l’ombre de Rampo Edogawa

Image

Quatrième de couverture

Dans ce roman, où il est le narrateur, il va « dénouer » les fils d’une intrigue bien complexe et bien pensée. Un auteur de thriller, comme lui, menace de mort son premier et seul amour, épouse d’un riche notable, qui, plusieurs années auparavant, se rendant compte qu’elle ne l’aimait pas, avait fui cet homme qui la harcelait. Edogawa Ranpo va donc accepter d’aider cette femme.

Critique :

Ce court roman est une petite merveille, Ranpo Edogawa nous berne subtilement avec sa narration fluide et détaillée via une enquête à rebondissements multiples, pour se permettre de remettre en cause les propres certitudes du lecteur. La fin du roman nous plonge dans une quête de la recherche de la vérité, d’une autre vérité, et dans la recherche de preuves tangibles qui nous libérerait d’un doute.

La mise en scène de fantasmes et d’obsessions : voyeurisme, sadisme, perversions sexuelles sado-masochiste font de ce petit roman un véritable bijou.  Retrouve-t-on une perversité typiquement japonaise, mais j’ai particulièrement apprécié comment la  belle et jeune veuve donne la cravache au narrateur pour alimenter leurs relations intimes …

Résumé :

1.Le narrateur rencontre au musée impériale de Ueno une magnifique jeune fille, la conversation s’engage maladroitement puis naturellement, elle est amatrice de roman policier. Une relation épistolaire suit alors, des courriers sont échangés ….

2. Le narrateur poursuit des relations pendant plusieurs mois secrètement, mais Shuzuko l’appelle une première fois, elle souhaiterait connaître l’adresse de l’écrivain Oe, puis une autre fois de façon plus pressante, elle court un danger et met dans le secret le narrateur, Ichiro Hirata un ancien ami / amant dont elle avait rompu est en fait Shudei Oe (nom de paille) et lui écrit une lettre de menaces lui parlant de la souffrance qu’il a subit d’être rejeté par Shuzuko et des vengeances qu’il prévoit.

3.Le narrateur se trouve en compétition avec Oe concernant les romans. Oé est marié, il déménage souvent et vit de la façon d’un ermite. Honda qui l’a rencontré le décrit comme un type énorme, bouffi, des yeux vitreux tel ceux d’un noyé. Il croit même l’avoir rencontré, habillé en clown distribuant des publicités, reconnu il s’est sauvé. Le narrateur décidé d’allé visiter le dernier quartier connu de Oe Sakuragi.

4.Le  narrateur visite le quartier, Oe a déménagé aucun des voisins n’a d’informations. Il demande à son ami Honda de rester en a. Shizuko l’appelle, quelque chose de grave est arrivé, elle souhaite que je passe car son mari est absent. Shizuko a reçu une nouvelle lettre de Oe. Une lettre de menace qui met Shizuko dans un état de paranoïa.

5. Shizuko semble avoir entendu un bruit, tel dans un roman de Oe « Le jeu du grenier », il monte vérifier et découvre qu’une personne était bien caché dans le grenier, il découvre également un bouton RK BROS CO. Quelques mesures sont prises Mais deux jous plus tard mourrait Rokuro Oyamada.

6.Le corps ou plutôt la tête est découverte flottante dans le trou d’eau des cabinets, puis il est remonté nu affublé d’une perruque. Une protection est mise en place par la police pour protéger Shizuko.

7.Durant les semaines suivantes, aucune trace de Oe, ni de nouvelles lettres de menace. Honda fait ses recherches et lance ses investigations sur des forains, le spectacle de l’homme sans tête, mais sans succès. Il fait également des recherches sur la perruque, il trouve l’artisan qui l’a fabriqué mais pour protéger la calvitie de Rokuro. Mais Shizuko ne l’avait jamais vu porté de perruque !! Mystère. Les relations du narrateur avec Shizuko se renforcent. Il découvre une cravache, Rokuro avait-il des relations SM avec Shizuko comme le prouve les zébrures qu’elle possède dans le dos ?

8.La cérémonie du premier mois de deuil à lieu, la première étreinte baiser a lieu avec Shizuko, après qu’elle ait sembl » aperçu quleque chose de suspect par la fenêtre. Mais le narrateur rentre quand même en taxi. Il se trouve que le chauffeur porte des gants dont un des boutons manque. Il s’agit du bouton retrouvé dans le grenier. Le chauffeur que c’est justement M Oyamada qui lui ai donné.

9.Le narrateur dénoue peu à peu les mystères, il se rend compte que  Rokuro est au courant des anciens amours de sa femme Shizuko, des parutions et des nouvelles de Oe, et tous les mystères se ramènent à la sombre machination de Rokuro

10.Le narrateur raconte son mémoire des faits à Shuzuko, puis ils tombent dans les bras l’un de l’autre : amant, Shuzuko apporte même la cravache pour être flagellé. Mais les preuves sont trop parfaites,  une différence de date apparaît entre la découverte du bouton du gant et du nettoyage du grenier.

11. et 12. Le narrateur parvient à dénouer le mystère …

Personnages

  • Shudei Oe : Auteur à succès de roman policier, histoires de crimes pervers , nom de plume
  • Ichiro Hirata : Amoureux malheureux de Shizuko, a pris pour nom d’emprunt Shudei Oe
  • Honda : ami du narrateur, travaille pour une émission d’édition, a rencontré Oe
  • Rokuro Oyamada : mort violente
  • Shizuko Oyamada : épouse de l’homme d’affaire, amatrice de roman policier
  • Itosaki : procureur, chargé de l’affaire
  • Hideko Hirayama : romancière spécialisée dans les polars, mais en fait un homme
  • Ranpo Edogawa : Le narrateur lui même

Citations

  •  Aussi incroyable que cela nous puisse paraitre , ce mélange d’apparente vertu et de vice secret dans le cœur d’un même homme n’est pas tellement exceptionnel . Ne dit-on pas d’ailleurs que c’est souvent chez l’homme de bien que le démon s’introduit le plus facilement
  • Je m’explique. Mon intention première était de t’ôter la vie à petit feu en te harcelant et en te terrorisant sans répit. Le spectacle de ton bonheur conjugal m’ donné envie de faire d’abord disparaitre, sous tes yeux, ce mari que tu chéris tant , et de m’occuper de toi qu’après t’avoir fait goûter cette rare douleur. L’efficacité de la démarche m’a séduit. Ma décision est prise.
    J’ai tout mon temps, je ne suis jamais pressé. Il serait dommage de mettre déjà en oeuvre l’opération suivante alors que cette lettre que tu tiens entre tes mains commence à peine à produire ses effets dévastateurs.