Archives pour la catégorie Bande dessinée

Le Samouraï Bambou, tome 2 de Taiyou Matsumoto

 

Taiyou Matsumoto
Taiyou Matsumoto
Malgré la difficulté que j’avais ressenti à lire le premier volume de ce « Samouraï bambou », je continue la saga. L’histoire commence pendant les festivités à Tokyo du nouvel an : l’année du coq. Toujours plongé dans le cadre du Japon médiéval, qui nous rappelle les estampes de Hokusai entre autres.
Sochiro est toujours poursuivi par une femme fantôme, celle-ci apparaît en début et en fin de ce deuxième volume toujours de façon aussi énigmatique.
Sochiro semble résister à une double personnalité, il évite de se battre. Les dualités sont présentes chez Sochiro mais également dans d’autres animaux : le chat blanc et le chat noir sont toujours présents, ils sont comme le Ying et le Yang. Un certain équilibre semble être présent, mais celui-ci semble précaire. L’ombre du sabre semble de plus en plus tourmenter notre héros ronin.
Une enquête policière sert de trame, un nouveau cadavre a été retrouvé dans le fleuve, c’est le septième. Certains suspectent Sochiro d’être le meurtrier. Tsune un inspecteur mène son enquête avec équité.
Je me laisse emporter par ce deuxième tome du « Samouraï bambou », le côté sombre de Sochiro va peut-être voir le jour.

Citations :

-Il suffit de bien observer le visage de quelqu’un pour savoir s’il a commis un crime ou pas …. Son regard devient fuyant, sa voix tire vers les aigus et ses doigts tremblent. Si on le brusque un peu, il transpire du bout du nez. Un crime ça ne peut pas se cacher (….) Nombreux sont ceux qui tremblent à l’idée d’être découverts

Divers :

  • Editeur : Kana (3 décembre 2009)
  • Bibliothèque du Kremlin Bicêtre
samurai bambou T02 femme
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Le samouraï bambou (1) de Taiyou MATSUMOTO, Issei EIFUKU

Le samouraï bambou de Taiyou MATSUMOTO, Issei EIFUKU

Le samouraï bambou de Taiyou MATSUMOTO, Issei EIFUKU
Manga de Taiyou Matsumoto et Issei Eifuku ( scénariste). Un style spécifique en noir et blanc, à l’encre de chine et quelques dessins en couleur, tel des estampes. L’univers de ce manga à une esthétique spéciale, un monde irréel ( les animaux ont une place particulière, les chats parlent et donnent leur avis  : ‘le chat protecteur de l’enfance’, les personnages sont doubles.
les chats du samourai bambou
Résumé :
L’histoire se passe au Japon, il y a deux cents ans, à Edo département de Nagano.
Sochiro Eno un samourai ( les gens pensent que c’est un ronin) se fait héberger dans un village. Kankichi un enfant l’observe, le suit, il est drôle : Un samouraï qui aime les sucreries !
D’autres samouraïs le cherchent, il les fait fuir, avec son sabre en bambou. Le jeune Kanichi a un maître d’apprentissage, il lui pose plein de questions : « les esprits existent-ils ? », les fantômes ? … en pensant à Sochiro Eno
Avis :
Ce premier volume permet une première approche de la philosophie qui entoure ce samouraï ronin, il vit simplement flânant, discutant avec les marchands, parlant aux animaux. On rencontre également beaucoup de poésie et de tendresse entre Sochiro Eno et Kankichi. Il est poursuivi par des ennemis, mais arrive à les faire fuir facilement. Il est parfois dessiné avec la tête d’un animal  ‘Dualité du personnage’.  Celui d’un renard d’ou la symbolique d’un personnage double dans la culture japonaise. 
Un bémol quand même, car lorsque je me penche sur un manga, c’est dans l’espoir de me reposer l’esprit, d’être emmené dans des histoires fantastiques. Mais là c’est réflexions, retour en arrière… Donc une lecture qui mérite de se poser dans un endroit calme; de prendre son temps et de déchiffrer toutes les attitudes, les mimiques et les mouvements…

Le samouraï bambou Citations  et force du symbolisme :

Les milans et les corbeaux …. Si  on les observe bien, on voit qu’ils ne volent pas à la même altitude. Je me disais que c’est une habile manière d’éviter les conflits…  Ils sont intelligents  (p167)
Lorsque Sochiro est malade : une mante religieuse se pose sur lui. Pour les paysans, la mante est qualifiée de religieuse car joignant ces pattes ravisseuses et les dirigeant vers le ciel comme lors d’une prière, mais aussi le côté prédateur sans scrupule
-Confucius : N’est il pas plaisant d’étudier et de mettre en pratique ce que l’on a appris
-Vous les enfants vous ressemblez aux bourgeons des arbres de ces montagnes, je suis si heureux de vous avoir rencontrés

Divers:

  • Bibliothèque du Kremlin Bicêtre
  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Kana (8 octobre 2009)
  • Note : ***** (4/5)

La ligne de front – Une aventure rocambolesque de Vincent van Gogh par Manu Larcenet

laligne de front larcenet

Première BD de Manu Larcenet dont je tourne les pages. Le titre et le sujet avaient piqué ma curiosité. Il s’agit d’une histoire improbable et rocambolesque. Improbable, mais en temps de guerre tout est possible. Il m’avait semblé que Van Gogh était mort en 1890, erreur, il est revenu et est appelé au front. Il a pour mission de dépeindre la guerre des tranchées de 14-18. Evidemment la ligne de front est antimilitariste au possible. Le haut commandement souhaite que lui soit dépeint la guerre, le caporal Van Gogh est donc envoyé sur le front, accompagné d’un général « issu d’une longue lignée de couard » . La guerre est dépeinte dans son horreur, mais dans une seconde partie l’histoire part dans une envolée poétique qui m’a un peu dérangé.

Thèmes : Bd, guerre mondiale, antimilitarisme

La ligne de front

Quelques Citations trouvées dans des bulles :

  • Ne vous inquiétez pas je suis le petit dernier d’une longue lignée de couards galonnés
  • Eh oui…. Les obus ne sont pas qu’une industrie florissante…. Des fois, ils font bobo…
  • La première série de toiles ne plaît pas: « dénués d’émotions. STOP  Manet aurait fait mieux STOP, allez peindre la guerre sur la ligne de front ».

Divers : 

Note : *****