Kabukicho de Dominique Sylvain

Kabukicho

« A la nuit tombée, Kabukicho, sous les néons, devient le quartier le plus sulfureux de la capitale nippone. Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l’art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. »

Lecture effectué sur les propositions d’Emma du blog book around the corner : Our Book Club runs from August to July, and we have chosen our list for 2020-2021.  

Roman polar qui se déroule dans le quartier chaud de Tokyo ( Kabukicho, c’est le quartier rouge de Shinjuku ). Yudai un escort boy (host) et Kate une hôtesse de bar d’origine anglaise et Marie également une hôtesse bar d’origine française. Le roman démarre progressivement par la découverte de ces personnages centraux et de ce quartier réservé aux plaisirs. Disparition de Kate. Son père reçoit sur son portable une photo où l’on reconnaît sa fille endormie, photo accompagnée du message « Elle dort ici », le silence de la jeune fille paraît de plus en plus énigmatique.

J’ai tout de suite enchainé les chapitres de cette histoire, un peu de suspens … Mention d’un serial killer japonais, peut être d’un copycat. Donc une bonne intrigue.

Par contre, j’ai un bémol : en effet j’ai eu un peu de mal quand on a la séance d’onanisme de Marie la colocataire de Kate ( passage que j’ai trouvé complètement inutile ou passage pour les adolescents). Donc cela m’a un peu refroidi dans ma lecture.

Vous pouvez lire Call Boy de Ira Ishida qui est l’histoire d’un escort boy, si vous êtes sous le charme de Yudai.

L’auteure Dominique Sylvain est une écrivain française de romans policiers et de romans noirs. Elle à vécu au Japon plus d’une dizaine d’années.  Elle a créé une maison d’édition spécialisée dans les romans japonais « Atelier Akatombo » (J’ai une petite préférence pour les romans polars japonais  plutôt que les faux-semblants en mode franco-japonais).

Divers:

  • Éditions Viviane Hamy,
  •  Prix Interpol’Art 2017

3 réflexions sur « Kabukicho de Dominique Sylvain »

  1. Nous avons prévu de le lire en octobre, j’espère qu’on aimera.
    En tout cas, merci pour le lien vers mon blog.

    La vraie question est dans ton dernier paragraphe: est-ce qu’on peut bien écrire sur un pays qui n’est pas le sien et dans lequel on ne vit pas ou plus?

    Je me pose cette question aussi sur le Japon d’Aki Shimazaki. La question est peut-être moins importante pour ses romans car ce ne sont pas des polars.
    Les polars, c’est vraiment la face cachée des sociétés et cela nécessite peut-être plus que pour d’autres genres de vivre dans le pays.

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    1. Bonjour Emma,

      Désolé je ne suis pas votre planning !! (Et je ne suis pas lecteur de SF – je viens de lire ton article donc je suis allé ou se porte mes envies).
      Mon intérêt ou ma curiosité pour ces écrivains vient peut être de la lecture d’un roman de Dany Laferrière, et de la question ‘Peut on classer un écrivain selon sa nationalité ? ‘ bien que évidemment la littérature dépasse les frontières.

      Pour Aki Shimazaki je ne connais pas les raisons qui lui ont fait quitter le Japon, mais on ressent une sincérité toute particulière, et peut être des non dits qui ne passeraient peut-être pas au Japon : politique, guerre – le poids des secrets –

      Les écrivains ayant subi un exil forcé possède une écriture puissante, une sensibilité différente (je trouve).

      Enfin chacun lit avec son prisme. J’ai peut être été un peu dur sur ma critique de Kabukicho.

      Et sur l’interrogation « Est-ce qu’on peut bien écrire sur un pays qui n’est pas le sien et dans lequel on ne vit pas ou plus? » Je pense que oui heureusement

      A développer ….

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      1. Personne n’a à suivre notre calendrier, je le précisais juste pour expliquer pourquoi je ne l’ai pas encore lu. Cette virée dans le monde de la SF n’a pas été un grand succès pour moi, je ne suis pas lectrice de SF non plus.

        Je suis d’accord que la littérature dépasse les frontières mais je me demande toujours quelle est la justesse de la perception de la société d’un pays quand on n’y vit pas ou plus quand cette connaissance est importante pour le livre. (C’est tous ces petits détails de la vie de tous les jours qui ont une importance) C’est plus une question d’y vivre que de nationalité et je crois que le polar pardonne moins ces approximations que d’autres genres.

        Par exemple, j’ai lu Tout le monde te haîra d’Alexis Aubenque, qui se passe en Alaska. On sent que l’auteur n’a pas quitté la France et qu’il n’a pas la notion de ce que cela signifie vraiment que de vivre sous ce climat, contrairement aux livres de Craig Johnson où on sent bien que ses descriptions partent d’une connaissance intime des lieux.

        Ou alors, l’écrivain doit se documenter beaucoup, ce qui est une solution aussi. (Caryl Férey lit des tonnes de livres sur les pays dans lesquels il situe ses romans)

        Bref, il n’y a pas de réponse tranchée mais je pense qu’écrire un bon polar qui se passe dans un autre pays demande un certain doigté.

        Je suis très curieuse de lire Kabikicho maintenant. 🙂

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