Une grande famille de Hika Harada

Une grande famille de Hika Harada

 

Un nouveau polar de l’atelier Akatombo, c’est déjà une super nouvelle. Découverte d’une nouvelle auteure également.

Suite à une bévue, Ai Kitazawa perd son travail, son mari et ses enfants. Sans ressources, elle ne peut que retourner vivre dans sa maison familiale, nichée dans une banlieue saumâtre. Elle y retrouve sa famille dysfonctionnelle. Takako, sa mère alcoolique, vient de poignarder Yasu, la grand-mère. Heureusement la blessure est sans gravité. Ai se tourne vers la gentille Miyako (la voisine) qui prend soin de son grand-père.

Ai se reprend d’amitié avec sa voisine Miyako, elles étaient ensemble à l’école. Miyako à la figure d’une femme dévouée à ses proches, son grand-père qu’elle garde à la maison jour et nuit au détriment de sa propre vie. Miyako est célibataire et n’a que peu d’amis. Elle est de caractère différent à Ai qui est perdu dans sa vie, et qui ne trouve pas de réconfort dans sa famille, qui essaie de régler les problèmes de sa mère en la faisant sortir de prison. Mais lorsque l’on plonge plus en avant dans la vie de Miyako c’est une autre facette de cette femme que l’on découvre. Sous son apparence charmante, bienveillante elle use d’habilité pour contourner le système (à la limité de la légalité et de la moralité). Miyako va montrer à Ai ses méthodes,  pour survivre.

Une grande famille est un roman complètement féminin ( un peu du même genre que Natsuo Kirino ). Sous la couverture d’un polar nolr c’est également un roman qui regarde d’un oeil critique la société au Japon : sexisme, manque de ressources des exclus de la société, des femmes esseulées et des personnes âgées.

Une grande famille est à lire : une intrigue qui surprend, du suspens, et de l’humour bien noir…. J’attends la prochaine traduction d’un roman de Hika Harada avec impatience.

Dry

原田 ひ香

Hika Harada (1970–) est né dans la préfecture de Kanagawa. Elle a gagné de nombreux prix :Radio Drama Grand Prize en 2006 pour Ritoru purinsesu 2-gō (Little Princess No. 2). En 2007 elle reçoit le  Subaru Literary Prize for Hajimaranai tii taimu (The Tea Time That Never Comes). En 2011, elle fait sensation avec Tokyo Rondaringu (Tokyo Laundering), un roman sur une femme qui gagne sa vie dans les maisons qui ont été abandonnées après une mort non naturelle. Parmi ses œuvres les plus récentes, citons Kanojo no kakeibo (Her Household Account Book), qui retrace  la vie et les amours de trois générations de femmes dans une famille.

Divers:

  • Titre original : ドライ (DRY)
  • Traduit du japonais par Saeko Takahashi et Stéphane de Torquat
  • Editeur Atelier Akatombo, 2020

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