Expiations de Kanae Minato

 

Expiations celles qui voulaient se souvenir de Kanae Minato
Expiations celles qui voulaient se souvenir de Kanae Minato

Des fillettes qui jouent au ballon dans la cour de l’école, un homme se présente comme ouvrier et demande de l’aide pour accomplir son travail. La petite nouvelle Emiri l’accompagne. Alors que ses quatre autres amies Sae, Yuka, Maki et Akiko continuent à jouer, Emiri est sauvagement assassiné.

Aucune des fillettes ne se souvient du visage de l’homme, la mère d’Emiri meurtrie rend les fillettes coupables et les demandes soit de trouver le criminel soit d’expier le crime. La mère d’Emiri leur reproche la mort de sa fille : elle déclare aux quatre écolières qu’elle pensera désormais à elles quotidiennement et les condamne à la « pénitence » tant qu’elles n’auront pas expié leur faute ou aidé à retrouver le coupable. Nous voilà quinze ans après ce meurtre, le délai de prescription du  crime arrive bientôt à expiration. Chacune des quatre jeunes filles revisite son passé jusqu’au moment du crime. Chacune d’elle porte en elle le traumatisme de cette journée, mais aussi les reproches de la mère d’Emiri

L’auteure Kanae Minato n’est pas une inconnue, elle a déjà été traduite et publiée avec le polar ‘Les assassins de la 5eB‘.

On retrouve des éléments assez proche pour ces deux  polars. Au niveau des personnages : enfants d’école primaire, un lieu identique : une école et une piscine, et un meurtre. On revisite à chaque fois le déroulement des évènements. Une mère dévastée par le chagrin et la rancoeur, des coupables qui doivent expier.  Plein d’ingrédients identiques, mais une recette avec une saveur différente. C’est peut-être juste une coïncidence, car il n’y a que deux romans traduits et publiés en France. Mais l’aspect de résonance dans les romans est une chose que j’apprécie beaucoup (cf Ogawa Yoko).

La construction du polar est particulièrement réussie, mettant en scène chaque vision des jeunes filles.  C’est troublant, émouvant, et assez glaçant.  Le roman a été adapté sous le titre japonais Shokuzai (mais que je n’ai pas vu) en une mini-série japonaise de cinq épisodes et en film.

 

Div.

  • Titre original : Shokuzai (贖罪), 2009
  • Editeur : Atelier Akatombo, 2019
  • Traduction du Japonais Dominique Sylvain, Saori Nakajima et Frank Sylvain
  • Les Assassins de la 5e B, a été publié en 2015 chez Seuil.

5 réflexions sur « Expiations de Kanae Minato »

  1. Certain que je vais le lire 🙂 En te lisant, je me disais aussi que le style d’histoire me faisait penser à Yoko Ogawa, que tu cites d’ailleurs. J’aime beaucoup le style de Yoko, alors… Je pense que Kanae Minato va me plaire.
    Merci pour cette découverte !

    Aimé par 1 personne

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