Quand le ciel pleut d’indifférence de Izumi Shiga

Quand le ciel pleut d’indifference
de Izumi Shiga

 

Dans une petite ville un homme parcourt son pays natal comme une grande demeure désertée après la catastrophe de Fukushima. Il y revient pour prendre soin de sa mère et parcourt les rues abandonnées et les jardins vides, les poches remplies de nourriture pour les chats et les chiens. Comme un promeneur solitaire à la recherche de souvenirs éparpillés autour d’un amour d’enfance qui a maintenant le goût de de la douleur de se souvenir. C’était il y a trente ans. Au centre du roman surgit l’image magnifique d’un paon dont la beauté recèle un effroi mystérieux car il est associé à un drame dont il porte la responsabilité – un secret de famille bouleversant.

Nous suivons les traces d’un homme solitaire, qui erre dans les rues. le narrateur demeure dans ce village malgré les mesures sanitaires qui ont évacué la population. Il reste près de sa mère mourante, des rares animaux oubliés, et de son passé – ses souvenirs.

Il se promène dans les rues désertes, car il tente de régler un traumatisme du passé. Traumatisme qui avait la couleur d’un paon, mais ce n’est plus aujourd’hui qu’un vieux chien dans une cage

Le narrateur va avancer tout doucement pour recomposer le puzzle du passé. Il retrouve de l’humanité auprès de ce pauvre chien, puis d’une jeune fille qui tente de sauver les chats abandonnés.

« Chaque endroit me rappelait des souvenirs. Chaque chose me rappelait des gens. La mémoire n’était pas dans ma tête, elle était au bord de la route, au détour d’une rue, les souvenirs affluaient à ma mémoire. De même qu’on se souvient d’une ville, de même la ville se souvient de nous. Je pense que je fais partie de la ville, tout comme la ville est une partie de moi-même ».

Roman  poétique, plein d’amertume, mais d’espoir, du temps qui cicatrise les blessures.  Radioactivité , et risques sanitaires passent au second plan occulté par l’homme et ses souvenirs.  Les personnes abandonnées de la catastrophe, n’en sont-ils pas plus humains ?

Les éditions Picquier nous font découvrir un nouvel auteur:  Shiga Izumi. Il est né en 1960 dans une ville proche de Fukushima. Lauréat du prix Dazai Osamu avec un premier roman, il réalise des films et publie ensuite à partir de 2011 articles et romans marqués par la catastrophe de Fukushima .

Lire un  ici  un extrait de « Quand le ciel pleut d’indifférence »

Divers

  • Edition Picquier, 2019
  • Traduction du Japonais : SUETSUGU Elisabeth
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2 réflexions sur « Quand le ciel pleut d’indifférence de Izumi Shiga »

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