Escale à Hiroshima

Après un voyage en train d’Osaka à Hiroshima via le Shinkansen. Nous avons tout d’abord visité Miyajima.

Cette petite île qui se trouve pratiquement en face d’Hiroshima est célèbre pour son Torii qui se dresse dans la mer, mais également pour le sanctuaire Shinto flottant.

Nous sommes arrivés en marée descendante,  les pieds du Torii se découvrent peu à peu.

Symboliquement, le torii sert à séparer le monde profane du monde spirituel, il est présent à l’entrée de tous les sanctuaires shintoïstes. « Chaque torii traversé lors de l’accès à un sanctuaire doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde matériel. Il n’est pas rare de voir des Japonais contourner un torii lorsqu’ils pensent ne pas repasser plus tard par cet endroit. »

Hiroshima, pour information le musée du mémorial de la paix est fermé jusqu’en 2019 pour travaux – afin de mettre en place des fondations anti sismiques. Il ne reste qu’un hall d’exhibition présentant des donations, objets et photos. Des objets du commun carbonisés retracent la journée du 6 août 1945, on verra un tricycle,  montre, bouteille en verre fondue, restes de vêtements… des objets de tous les jours pour conserver la mémoire de l’horreur.

Je découvre l’histoire de Sadako Sasaki, un symbole de la paix. Petite fille de deux ans, qui survit à la bombe. Mais à onze ans une leucémie est diagnostiquée, elle veut conjurer la maladie et décide de faire un voeu : si elle réalise mille grues en origami elle sera sauvée. Elle n’en fera que 644. Ses camarades de classe se mettent à leur tour à plier des papiers et décident de lui rendre hommage. Ils demanderont la construction d’un monument des enfants de la paix afin que plus jamais des enfants ne meurent à cause d’une guerre.

Ambiance nocturne pour la visite du Dôme de Genbaku et du  mémorial de la paix d’Hiroshima. C’est avec émotion que l’on s’approche de ce bâtiment, l’heure tardive a éloigné la foule de touristes. La nuit semble engloutir la ville et ses habitants. Il ne reste que ce dôme illuminé au milieu de ténèbres dans l’intensité du silence.

« Pour les gens qui continuent de vivre à Hiroshima, ne pas taire cette tragédie absolue de l’histoire de l’homme, ne pas la rejeter dans l’oubli, mais en parler au contraire, l’étudier, la consigner, est un acte pesant qui demande des efforts surhumains. Les personnes extérieures à Hiroshima sont incapables de mesurer à sa juste valeur la somme de tous les sentiments – et d’abord la répugnance – qu’il faut surmonter pour accomplir cette tâche. Qu’on songe simplement que l’initiative de parler, d’étudier, de consigner ce drame vient précisément des seuls qui ont le droit d’oublier Hiroshima, et de l’enfouir dans le silence. »

Notes de Hiroshima, Kenzaburo Ôe

On quitte ce monde pour retrouver Hiroshima et ses habitants, ses tramways qui semblent d’un autre âge, les enseignes lumineuses, la vie animée des rues de Hiroshima.

Model 1900 Hiroden, 1957

Hiroshima, journée pleine d’émotions ….

Quelques lectures sur Hiroshima

  • Hiroshima, fleurs d’été de Tamiki Hara
  • Pluie noire de Masuji Ibuse
  • Notes d’Hiroshima de Kenzaburo Oé
  • Le poids des secrets de Aki Shimazaki
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3 réflexions sur « Escale à Hiroshima »

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