La Vie du bon côté de Keisuke Hada

La vie du bon cote de Hada Keisuke

La vie du bon côté, c’est le quotidien de  Kento, vingt-huit ans. Il  habite encore chez sa mère, souffre de rhume des foins. Il traîne toute la journée dans l’appartement, guère plus actif que son grand-père qui partage leur vie et ne cesse de se plaindre. Kento a de petits boulots journaliers depuis qu’il a donné sa démission, et s’occupe de son grand-père.

Ce qu’il avait sous les yeux, c’était un vieillard qui souhaitait sincèrement mourir plus de trois cent trente jours sur trois cent soixante-cinq. Comment faire pour atteindre le plus rapidement possible le but délicat qui était le sien : voilà ce qu’il devait lui apprendre. Il eut l’illusion d’être devenu un parent pour son grand-père retombé en enfance.

Ce grand-père se plaint tout le temps,  a une litanie quotidienne qui lasse autant Kento que sa mère.

 « je vous embête, ta mère et toi ; maintenant que je suis un vieil imbécile, je ferais mieux de mourir vite. »

Usé par cette plainte incessante, et afin de répondre aux demandes de son grand-père, Kento se renseigne sur les différentes façons dignes de remplir cette mission. Il rencontre Daisuke, un ami collégien qui a pris un emploi dans le secteur des soins aux personnes âgées.

Il n’y a même pas besoin de provoquer une fracture, tu lui ôtes toute possibilité de bouger en lui prodiguant des soins excessifs, ça va totalement l’affaiblir d’un coup. Parce que les fonctions inutilisées s’étiolent.

Il décide donc de l’aider à mourir en limitant ses efforts pour l’affaiblir.  Mais c’est également en s’occupant des soins de son grand-père que Kento trouve la volonté de remonter la pente , de se prendre en main physiquement et mentalement.

« Le vieillissement du Japon est supérieur à celui de toutes les autres nations, c’est la population la plus âgée au monde. » Le nombre de seniors au Japon ayant explosé, des taxes et des charges fiscales ont été mises en place sur la jeune génération. Keisuke Hada par l’intermédiaire de Kento et de son grand-père nous brosse un constat de la société japonaise vieillissante. Il illustre la problématique des jeunes générations, apathique et des seniors encombrants.

J’ai un avis un peu mitigé sur ce roman, je suppose que la thématique et la problématique de la vieillesse y sont pour beaucoup au détriment de faits qui mériteraient d’être plus approfondi.  Les mensonges du vieillard sur sa vie de pilote pendant la guerre par exemple.

Extraits :

  • Ils n’arrêtent pas de construire des établissements immenses. Comme ça, ils regroupent dans un endroit facile d’accès les vieux de la région du Kantô devenus encombrants, et ils créent des emplois pour les jeunes  du coin, tout le monde y trouve son compte.
  • Aider patiemment une personne âgée à assumer ses tâches quotidiennes était bien plus éreintant que de tout faire à sa place. Les soins délivrés ici renforçaient le niveau de dépendance des pensionnaires. Parallèlement, le montant des subventions versées à l’établissement par l’Etat et les collectivités locales augmentait lui aussi.
  • Ces vieux qui fréquentaient l’hôpital comme un salon ne s’acquittaient que de dix à trente pour cent de leurs frais médicaux, tandis que les citoyens en âge de travailler complétaient la facture, écrasés d’impôts.

Divers:

  • Titre original : Scrap and Build, 2015 , スクラップアンドビルド
  • Prix Akutagawa, 2015
  • Traduction du Japonais par Myriam Dartois-Ako
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4 réflexions sur « La Vie du bon côté de Keisuke Hada »

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