Princesse Bari de HWANG Sok-yong

Princesse Bari de HWANG Sok-yong

Princesse Bari, est l’histoire d’une jeune fille coréenne ballottée par les évènements, qui fuit son pays pour trouver asile en Grande Bretagne. Princesse Bari est aussi une légende que lui racontait sa grand mère : une jeune fille abandonnée entreprend un long voyage à l’extrémité du monde pour trouver l’eau de vie permettant aux âmes mortes de retrouver la paix.

Bari, qui signifie « l’abandonnée » est donné à ce septième enfant. Septième déception de ce père qui n’a que des filles. Bari abandonnée à sa naissance est recueillie et  élevée par sa grand-mère dans son village de Corée du Nord.

La Corée du Nord, miné par le régime dictatorial et touché par des famines incessantes. Les contrôleurs et les camps de rééducation. Et surtout la mort qui est omniprésente, habituelle ou quotidienne, on n’y fait plus attention.

Un jour que j’étais allée au bord du Tumen avec Mii, j’ai vu un  cadavre dériver lentement au fil de l’eau. C’était une femme, la face dans l’eau, un bébé sur le dos; tout comme sa mère, l’enfant était mort. En temps ordinaire, nous aurions poussé un cri, nous nous serions précipitées pour aller chercher du secours, mais là nous sommes restées plantées sur la berge à la regarder passer, en retenant notre souffle…

Bari arrive à traverser la frontière et se rendre en Chine, point de départ à un long voyage qui la mènera jusqu’a Londres. Des passeurs ‘serpents’ la transporteront dans les cales d’un cargo jusqu’en l’Angleterre.  Là, elle devra rembourser sa traversée.

Elle ne survivra à toutes ces épreuves qu’avec le concours de sa grand-mère et de son chien que ses pouvoirs de chaman lui permettent d’évoquer.

Roman qui donne une impression de douceur et de calme, mais sur un fond plutôt sinistre : famines, inondations, douleurs, réfugiés, terrorisme. On se trouve partagé dans ce monde d’effroi et de douleur et d’une part d’onirisme donné par le ton de ce roman. On partage dans ce roman le destin de tous les réfugiés, des errants, des victimes d’un régime totalitaire.

J’ai beaucoup plus apprécié la partie du roman se situant en Orient, l’autre étant il me semble trop courte ! J’ai précédemment chroniqué ‘L’étoile du chien qui attend son repas‘ de cet auteure.

Extraits :

  • Chaque fois que les circonstances m’ont amenée à parler, avec les uns ou les autres, des pays que nous avons quittés, nous avons fini par évoquer la guerre, la famine, la maladie, le pouvoir détenu par des militaires violents et redoutables. Partout dans le monde, aujourd’hui encore, des gens meurent parce qu’ils ont tenté de passer une frontière à la recherche de conditions de vie meilleures.

Divers:

  • Titre original : Barideki , 2007
  • Editeur : Picquier Poche , 2013, 2015
  • Traduction du coréen par Choi Mikyung et Jean Noël Juttet

2 réflexions sur « Princesse Bari de HWANG Sok-yong »

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