Zen de Maxence Fermine

Zen de Maxence Fermine

La calligraphie japonaise ressemble à un souffle. Le souffle du dragon. Elle consiste à peindre l’instant avec une force inouïe et une délicatesse extrême.

Maxence Fermine, nous fait entrer dans un autre monde, une sphère de plénitude ou le délicat trait du pinceau sur la feuille de riz est l’unique objectif du maître Kuro

Une écriture fraîche, épurée, pleine de délicatesse, de petites phrases qui s’imprègnent  du souffle des Haïku(s). Un petit roman qui donne envie de se poser de s’imprégner de la ‘zenitude’ de ce maître, loin de toute problématique quotidienne afin de se réserver à son art.

Une vague de bonheur qui nous est partagé par ce maître qui vit à l’écart des tourments de la civilisation, vivant uniquement pour son art. Il habite à l’écart de la ville, et de ses technologies, dans une maison isolée, dans la forêt, à trois heures de marche de Kyoto

Être attentif à une branche prise dans le vent du matin. Observer le mouvement de la brume et des nuages. Vivre les lieux. Respire les parfums de la nature. Saisir l’instant. Puis s’enfermer dans son atelier. Et reproduire en un trait unique les nuances de la réalité.

Mais ce maître qui accepte peu d’élèves est un jour intrigué par  une lettre reçue, il accepte d’accueillir une jeune femme et lui apprend son art. Lors de sa formation, un lien se tisse entre eux, ce qui met à mal la sérénité du maître et menace son art.  Même pour les plus grands maîtres calligraphe zen enclin à la plénitude, une petite brèche peut venir le tourmenter.

Un roman court qui m’a emporté ailleurs, un voyage apaisant dans les mots, c’était le but pour un moment Zen. On trouvera dans ce roman des similitudes à ‘Neige‘ qui se rapproche par la thématique, et sa poésie.  Bref un petit bijou, taillé de la forme d’un Haïku.

Extraits :

  • La musique la plus difficile à créer, mais certainement la plus belle, est celle du silence
  • Comment se nouent certains liens. Pourquoi, soudain, certaines étreintes surviennent. Tout cela relève d’une alchimie trop complexe pour tenter d’être expliquée par des mots.
  • Art de l’éphémère cristallisé dans un mouvement d’éternité.

Divers:

Editeur : Michel Lafon, 2015

 

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3 réflexions sur “ Zen de Maxence Fermine ”

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