Contes d’une grand mère Vietnamienne

Contes d'une grand mère Vietnamienne
Contes d’une grand mère Vietnamienne

Cette anthologie de contes regroupe une dizaine de contes qui transcrivent le folklore, la vie et les coutumes d’Asie. Contes qui ont été transmis de générations en génération de façon orale pour se figer dans cette transcription. On retrouvera au fil de ces contes des princesses, des rois, des bûcherons, et des gardiens de buffles, mais aussi des esprits bons ou mauvais qui prendront diverses formes.

On pourra faire des analogies avec les contes européens, par exemple avec Tâm et Câm qui vivent ‘dans la Cité du dragon qui s’envole’ ressemble à Cendrillon. On reconnaîtra l’ignoble marâtre, et une sandale perdue entre autre. À l’instar des autres contes, ce sera Bouddha qui viendra au secours de la jeune fille. Mais je vous laisse découvrir la fin ….

 

On trouvera dans chacun de ces contes un héros désavantagé ‘Mademoiselle Crapaude’, ou un héros aveuglé par le bien qu’il en devient faible.

Puis un personnage voué au mal, cupide, avide de richesses ou de pouvoirs : de sa famille frère ou soeur jalouse, ou marâtre acariâtre.

Et un être surnaturel, mauvais génie, fantôme, hibou à six pattes, loutre maléfique ou un être voué à la bonté tel l’oiseau fée

On trouvera peut être moins implicitement une morale dans ces contes asiatiques que ceux de Perrault par exemple, Ici le conte est initiatique, un équilibre fragile entre bonheur et détresse, ‘Du bien naît le bien, Et du mal naît le mal’ ou ‘le malheur coule sous le bonheur’. Il s’en dégage un parfum de bouddhisme , ou la sagesse personnelle et est utilisé pour venir en aide à autrui. On pourra retenir que toute vie implique la souffrance, cette origine de la souffrance repose sur le désir et la cupidité. La mort n’est qu’une renaissance.

De très beaux textes, pour démarrer cette nouvelle année du coq.

Extraits :

  • Le malheur coule sous le bonheur
  • Voila une beauté a faire plonger les poissons et tomber les oies sauvages
  • Consolez moi, mon cher seigneur, de tous ces jours d’oubli et d’abandon où mon corps était mort ou presque. Réchauffez le bourgeon engourdi. Répandez vos effluves bienfaisants dans ma vallée obscure. Alors je n’aurais pas vécu en vain !

Divers:

  • Auteur :Yveline Féray
  • Editeur  :Philippe Picquier, 1998, 2016

2 réflexions sur « Contes d’une grand mère Vietnamienne »

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