Dahlia de Hitonari Tsuji

 

Dahlia deTsuji Hionari
Dahlia deTsuji Hionari

 

Au prime abord, Dahlia semble être un recueil de nouvelles, en effet chaque histoire se suffit. Mais en fait celles-ci se répondent,les protagonistes se retrouvent, un seul composant les lie : la folie. peut-être le diable.

Un rêve éveillé dans un monde devenu mirage et qu’on ne peut haler vers soi.

Ou se situe alors la réalité. Les protagonistes vivent dans une banlieue, proche d’une grande ville qui pourrait être à n’importe quel endroit. Cité qui accueille des étrangers ou l’on rencontre des morts, ou plutôt avec des morts qui se mélangent aux vivants

C’est une famille ordinaire, dans un monde étrange qui nous est transcrit, mais équilibre qui bascule lors de la rencontre de la mère avec Dahlia. Femme qui va remplir le vide de son existence et plonger dans un univers érotique de fantasmes sexuels masochistes. Puis, Comme si les êtres étaient engloutis par leurs pulsions, personne n’en réchappe après la mère: la fille, le mari et le fils. Et tous deviennent, succombent à leur vrai moi. Dahlia, jeune homme, mi démon qui s’insinue dans cette famille, croquant les protagonistes un à un. répondant à leurs désirs.

Le corps de la femme avait encore gagné en élasticité et semblait avoir pris une consistance gluante et gélatineuse de silicone pour m’envelopper. Ses lèvres se collaient aux miennes et m’engloutissaient progressivement. Je ne pouvais ni respirer ni bouger.

Nos sommes plongé dans un monde fantastique ou parallèle (mi-vivant – mi irréel) qui est assez dérangeant et nous fait vaciller à la frontière de la réalité. La sensation de malaise  accompagne indéniablement dans ce roman : fable, allégorie ???

 

Extraits

  • « Maman, tu te réincarneras en grue. — Et toi ? — Moi aussi en grue. Et lui en ver. — Qui, lui ? demanda la mère dont les yeux bleus vibrèrent imperceptiblement. — Celui que tu embrasses souvent. — Quoi ? — Quand il sera devenu un ver, je le mangerai. » La mère éclata de rire, mais pas le garçon.
  • Depuis vingt ans, ma femme dort à mes côtés. Mais quand ai-je vu pour la dernière fois son visage endormi ? Or comme, pendant de longues années, j’ai partagé son lit et ses repas, j’ai pu sentir sa présence en son absence et son absence quand elle était là. Je me suis dit que la femme qui couchait avec ce garçon n’était que sa dépouille, un amas de chair sans âme, et que la présence qu’elle avait laissée dans notre lit était ma vraie femme.
  • Cette sensation m’enivrait. À l’intérieur de mon corps, quelque chose ne cessait de jaillir. Cette absence constante, infinie, ininterrompue d’identité comme si mon « moi » se confondait avec Dieu, cet instant ou peut-être cette éternité, cet état mystérieux… Je n’éprouvais rien, je ne pensais à rien, je me contentais de parcourir une extase. Et à l’instant où j’éjaculai, où mon âme transcendait le monde, je criai inconsciemment, en moi-même, le nom de ma femme.

 

Divers:

  • Dahlia (ダリア 新潮社、, 2009)
  • Traduction Ryōji Nakamura et René de Ceccatty
  • Editeur Seuil, 2011
Publicités

2 réflexions sur “ Dahlia de Hitonari Tsuji ”

Laisser un commentaire, un avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s