Tony Takitani de Haruki Murakami

Tony Takitani de Murakami
Tony Takitani de Murakami

« Toni Takitani » est la nouvelle manquante du recueil ‘SAULES AVEUGLES, FEMME ENDORMIE‘.  L’édition originale comportait 24 nouvelles, la nouvelle « Tony Takitani » a été publiée à part en français.  Elle fait partie de la version japonaise et anglaise du recueil, mais n’a pas été reprise dans son édition française (qui ne compte donc que 23 nouvelles sur les 24 d’origine).  Un peu de mystère pour l’introduction.

Tony Takinaki est un héros solitaire, mais habitué à cette solitude depuis son enfance. Lorsqu’un jour il découvre par le biais de l’amour l’isolement; il se marie avec Eiko.

Un jour pourtant, il tomba amoureux. D’une fille de vingt-deux ans, employée intérimaire dans une maison d’édition, venue prendre livraison d’une de ses illustrations. Pendant toute la durée de sa visite, elle garda un sourire paisible aux lèvres. Agréable à regarder, elle n’était pas pour autant une beauté. Quelque chose en elle, toutefois, remua violemment Tony Takitani. Dès qu’il l’aperçut, sa poitrine se serra au point de l’empêcher de respirer. Il ne comprenait pas très bien ce qui le touchait tant chez cette fille. Et même s’il l’avait su, il aurait été incapable de le formuler.

Femme qui est maladivement atteinte par l’achat compulsif de vêtements de marque. Les armoires en sont remplies, une pièce lui est réservée à des vêtements de taille 36. Tony vit par amour les folies de sa femme, Tony parait imperméable aux autres, leurs manies, il tente de ralentir Eiko dans son obsession vestimentaire, un mot tel un grain de sable vient interrompre le mouvement des choses.
Nouvelle pleine d’attrait pour les fans de Murakami, car on reconnaît ses thèmes de prédilections : la musique Jazz, une ambiance pleine de solitude, de mémoire et d’oubli, un amour et des obsessions étranges.  On se retrouve plongé dans un monde proche du fantastique et de l’irréel, mais avec un héros des plus ordinaire.

La nouvelle a été adaptée au cinéma par Jun Ichikawa en 2006

Extraits :

  • et ils buvaient de la bière en écoutant les enregistrements pleins de gaieté de Bobby Hackett, de Jack Teagarden ou de Benny Goodman
  • Shozaburo Takitani, quant à lui, continuait à jouer imperturbablement du trombone. Vint l’époque du modern jazz, puis du free jazz, mais Shozaburo Takitani continua à jouer exactement le même jazz qu’autrefois. Ce n’était pas un musicien de premier ordre, mais sa notoriété lui permettait de trouver du travail.
  • C’était la première fois depuis son enfance que Tony Takitani entendait son père jouer, mais ce dernier n’avait jamais renouvelé son répertoire. C’était exactement la même musique que Tony, petit garçon, entendait à la maison. Le jeu de son père était très fluide, élégant et doux. Pas vraiment de l’art, mais une musique habile de professionnel, qui plongeait ses auditeurs dans un état agréable. Pour la première fois depuis longtemps, Tony Takitani but verre après verre en écoutant son père jouer.

Divers :

  • Nouvelles écrites en 1996
  • Collection Belfond,
  • Traduit du japonais par Corinne Atlan
  • Note : ***** (3,8/5)
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2 réflexions sur « Tony Takitani de Haruki Murakami »

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