Les délices de tokyo de Durian sukegawa

les delices de tokyo
les délices de tokyo

Roman délicieux sur la transmission. Le narrateur Sentarô tient une petite échoppe qui vend des dorayaki, des petits gateaux à la pâte d’haricot rouge azuki entouré de deux sortes de pancakes. Cuisinier sans trop de convictions il tient ce commerce pour rembourser une dette. La vie de Sentarô est morne, lisse sans but jusqu’à …

Une rencontre inattendue avec une vieille femme Tokue, elle va essayé de lui faire retrouver le goût de la vie. Lui transmettre un savoir faire, mais aussi lui faire partager un lourd secret. Pour Tokue cette rencontre est également pour elle, une façon de se retrouver en vie. Sentarô va se sentir lié à cette vieille femme

C’est aussi un roman emprunt de tristesse, de la découverte de la vie, de l’enfermement, de l’exclusion, discrimination et de la terrible maladie : la lèpre. Sentarô qui a mal tourné et à fait de la prison, Tokue enfermé toute sa vie à cause de sa maladie, et une jeune fille un peu perdue

Court roman, emprunt de douceur et de délicatesse.  Mais aussi mélangé de tristesse et d’aspiration à vivre. Une description de choses et de saveurs invisibles : un goût salé sucré

Une adaptation cinématographique existe également réalisée par Naomi Kawase sorti en 2015,  présenté en ouverture de la sélection  » Un Certain Regard  » au Festival de Cannes 2015. Je vous en livre un extrait :

 

Extraits :

  • Chez nous c’était vraiment la campagne. On préparait les pétales de cerisier en saumure. Puis on les buvait délayés dans de l’eau chaude, c’était ce genre d’endroit.– Ça alors, on se croirait dans un pays étranger.– Le Japon de l’époque et le Japon d’aujourd’hui, ce sont deux pays différents.
  • C’est vrai. Tous ceux qui étaient enfermés ici se sont sûrement posé la question. Il s’est passé tellement de choses ; s’il y a vraiment un dieu, cela donne envie de l’attraper pour lui mettre son poing dans la figure.– Oui… certainement
  • Respirer le parfum du vent, tendre l’oreille au bruissement des arbres figurent parmi les choses qui nous sont accessibles au Tenshôen. Voilà déjà plus de soixante ans que je m’y exerce, que j’écoute les mots de ceux qui n’ont pas la parole. J’appelle cela être « à l’écoute ».
  • Devenir ainsi des sortes de poètes était sûrement pour nous la seule façon de vivre, m’a-t-elle dit. Regarder uniquement la réalité donnait envie de mourir. Pour franchir la haie, la seule solution était de vivre comme si on l’avait fait.

Divers :

  • Titre original : AN, 2013 / Sweet red bean Paste
  • Editions Albin Michel,  2016
  • Traduction :Myriam Dartois-Ako
  • Note : ♡+
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15 réflexions sur « Les délices de tokyo de Durian sukegawa »

  1. Merci pour ta chronique qui donne envie de découvrir très vite ce roman ! J’aime beaucoup ce genre de rencontres sur fond d’Histoire. Et la cuisine est souvent affaire de transmission…

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