L’ombre douce de Hoai Huong Nguyen

L'ombre douce de Hoai Huong Nguyen

Une romanesque histoire d’amour pendant la guerre d’Indochine. Plus précisément en 1954, date de la fin de l’empire colonial Français en Indochine. Un soldat blessé dans un hôpital de Hanoi,  Mai une jeune fille annamite qui seconde les équipes médicales

Ils se rencontrent dans cet hôpital où elle soigne les blessures de Yan et réconforte les blessés. Elle s’attache progressivement à ce jeune soldat. Mais il guérit, et doit retourner au front. Et le front, c’est la cuvette de Diên Biên Phu

Deux choses vont les rapprocher, la perte de leur mère mais aussi l’éloignement de leur famille proche. Un breton en soif d’aventures avec une jeune fille rejetée par son père et sa famille.

Une histoire emprunt d’amour sur fond de guerre, touchant mais aussi exotique car emprunt de culture et mots tirés de la langue.  Un pays emprunt de traditions, Mais aussi, un fond historique qui est la défaite d’une armée, face à une armée de ‘fourmis’.  Les premiers pas d’un bouleversement d’un pays qui connaitra encore de nombreuses années de conflit. Un voyage au Viet Nam, si vous êtes déjà parti la bas  qui  réveillera en vous de nos souvenirs. des jeunes filles vêtues de Áo dài, des petits commerces de rue, Hanoi et son lac de l’épée restituée…

Une histoire emprunt de poésie, d’un amour emprunt de pudeur, de l’odeur de la jungle et des bombes. Histoire classique d’amour mais touchante dans ce pays traversé par la guerre.

Je l’ai (personnellement) plus apprécié par l’atmosphère dégagée par les descriptions de ce pays enchanteur que par cette histoire d’amour tragique. J’ai regretté que l’histoire ne donne pas plus de détails sur la vie ou le climat social de l’époque plutôt que de les survoler.

Extraits :

  • Le harcèlement avançait à petits pas, pour ne pas surprendre trop brusquement les hommes; de la patience, et le pire viendrait
  • De part et d’autre, il y avait une appréhension qui grandissait avec le désir d’en finir – le goût du sang et de la mort – le maigre espoir de vaincre – ou de moins de mourir vite – et d’en tuer un maximum – parfois l’homme se transforme en bête avec les meilleures raisons du monde.
  • Il y a une petite consolation quand la nuit vous tient dans son étau : vous n’avez plus peur, car il n’y a plus rien à faire, il n’y a qu’à se laisser emporter par les forces de l’ombre et leur étreinte irrésistible. Ces forces avaient doucement pris les mains de Mai, elles l’entraînaient dans une lente marche vers l’inconnu. La nuit était finalement une compagne pleine de compassion, elle avait compris que Mai était toujours la petite fille qui avait peur du vide, qu’il ne fallait pas se hâter; dans la froideur glacée de minuit, ce ne serait pas possible, mais au matin… Patience, elle attendrait l’aube, car lorsqu’elle prend quelqu’un par la main, ce n’est plus possible de se dérober.

Divers:

  • Titre original :2013
  • Editeur : livre de poche
  • Note : ●●●○○
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4 réflexions sur “ L’ombre douce de Hoai Huong Nguyen ”

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