Abattoir 5 ou la croisade des enfants de Kurt Vonnegut

Abattoir 5 de Kurt Vonnegut
Abattoir 5 de Kurt Vonnegut

Après avoir lu la chronique de la jument verte sur Abattoir 5,  je me suis dit ‘why not’ , surtout avec un avis aussi positif. Mais je n’ai pas dû avoir la même lecture, ni la même compréhension.

C’est une histoire vraie, plus ou moins. Tout ce qui touche à la guerre, en tout cas, n’est pas loin de la vérité. J’ai réellement connu un gars qu’on a fusillé à Dresde pour avoir pris une théière qui ne lui appartenait pas. Ainsi qu’un autre qui menaçait de faire descendre ses ennemis personnels par des tueurs à la fin des hostilités. Et ainsi de suite.

Abattoir 5 est l’histoire plus ou moins réelle de Billy Pélerin, un anti héros absolu. Qui survit à la guerre et aux bombardements de Dresde. Surement atteint du syndrome post-traumatique, ou pète au casque pendant la guerre. Il croit en fait avoir été kidnappé par les extra- terrestres de Tralfamadore. Et sa vie se poursuit de saut dans le temps, passant de bébé à un zoo de Tralfamadore accompagné d’une jeune actrice de porno, puis des scènes de guerre, pour finir prisonnier de guerre pendant les bombardement de Dresde en février 1945 quelque mois avant la fin de la guerre.

On apprend que les Tralfamadoriens sont assez philosophes dans leur nature et apprennent à Billy à survivre, profiter du moment présent, …. à être fataliste, comme la fin du monde est prévu et que rien ne pourra l’arrêter.

Le roman est marqué d’anti militarisme, mais je m’interroge sur ce fait. La discussion de Billy avec Rumfoord si les bourreaux ne sont pas plus à plaindre que les victimes ? Il me semble que l’on se trouve dans du fatalisme et qu’il n’est pas possible d’agir sur les destinés ni les actes.

— C’était inévitable, s’enflammait Rumfoord au sujet de la destruction de Dresde.
— Je sais bien.
— C’est la guerre.
— Je sais. Je ne reproche rien à personne.
— Ça devait être infernal sur le terrain.
— Infernal est le mot, a reconnu Billy Pèlerin.
— Pensez aux malheureux qu’on avait chargés de cette mission.
— J’y pense.
— Vos sentiments devaient être plutôt mitigés, là-bas, sur place.
— Ça allait. On peut tout supporter et chacun doit accomplir ce qui lui échoit. Voilà ce que j’ai appris sur Tralfamadore.

D’ailleurs, le fils de Billy s’engage comme béret vert dans la guerre du Vietnam, fait qui  rend fier son père.  Il écorche également au passage la religion.

Le principe et le sujet me plait a priori, mais impossible d’entrer vraiment dans ce livre, bon je ne suis pas particulièrement fan de SF, cela doit en être la raison. Et je me suis un peu forcé à le finir, de peur d’en rater la substantifique moelle.

« C’est la vie. »

Divers:

  • Titre original : slaughterhouse five, 1969 
  • Editeur : Seuil, 1971
  • Traduit de l’anglais par Lucienne LOTRINGER
  • Note : ?????

 

6 réflexions sur « Abattoir 5 ou la croisade des enfants de Kurt Vonnegut »

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