Le brocart de Miyamoto Teru

Le brocart de Miyamoto Teru
Le brocart de Miyamoto Teru

Miyamoto Teru nous propose un roman épistolaire entre une femme hoshijima aki et son ex-mari Arima. Correspondance qui nait lors d’une rencontre hasardeuse dans la télécabine du parc des Dahlias au mont Zaô, alors qu’elle se rendait avec son fils handicapé jusqu’à l’étang Dokko afin d’y regarder les étoiles.

Jamais je n’aurais pu seulement imaginer qu’un jour, … , je puisse vous rencontrer ainsi à nouveau. J’en fus tellement stupéfaite que, durant les vingt minutes que l’on met à parvenir jusqu’à l’arrêt de l’étang Dokko, je me suis retrouvé dans l’état de quelqu’un qui aurait perdu la parole.

Cette rencontre a lieu une douzaine d’années après le divorce qui les a séparé, cet instant fait renaitre des souvenirs, des pans entiers du passé. On va suivre sur presque un an cette correspondance sur des faits du passé, du présent, des aspirations pour l’avenir. Une correspondance qui va dévoiler une partie des rouages de la « machinerie de la vie » dont nous sommes les victimes.
Chacun explique ses raisons, ses griefs, explique la vie d’avant leur rencontre qu’ils avaient tus, puis leur quotidien.

La correspondance qui peut sembler démodée, mais permet de dévoiler une écriture tout en  pudeur et en retenue, les personnages se dévoilent peu à peu, ôtant le voile pudique de leur sentiment

Un style complètement différent de ‘la rivière aux lucioles’ que je venais de terminer, nous sommes dans l’intimité d’un couple divorcé. Une pudeur, une retenue entoure tous ces mots échangés. On y sent le poids du passé avec parfois des remords, des regrets : l’ombre du karma pèse sur des deux divorcés.

Un roman de toute beauté, le reflet de la mélancolie d’une vie, j’ai beaucoup aimé.

 

Extraits :

  • Etrange machinerie de l’univers, étrange machinerie de la vie p80
  • j’ai l’impression qu’à force de trop vous attacher au passé vous en oubliez le « présent »
  • Le passé, ce n’est rien d’autres que des faits maintenant loin derrière nous et auxquels nous ne pouvons plus rien. Pourtant le passé vit, c’est incontestable, et il façonne l’être que nous sommes aujourd’hui
  • Quel que soit son âge, cet animal qu’est l’homme reste-t-il donc toujours susceptible d’être aveuglé par une jolie femme ?

Divers:

  • Titre original :Kinshu,  1982
  • Editeur : Picquier, 1994, 1999
  • Traduit du japonais par Maria Grey
  • Note : ●●●●●
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