La rivière aux lucioles de Miyamoto Teru

La rivière aux lucioles de Miyamoto Teru
La rivière aux lucioles de Miyamoto Teru

 

La rivière aux lucioles comporte deux nouvelles, la première éponyme et la seconde s’intitule « le fleuve de boue ».

Ces deux écrits sont des récits d’enfance durant la période d’après-guerre dans les années 50. La rivière aux lucioles est le récit de l’enfance de Tatsuo dans les quartiers populaires d’Osaka.

Il crut que les tentacules verts d’un grand saule agité par le vent étaient près d’enlacer le garçon, seul être encore debout au bord de la rue grise et vide

Tatsuo fait face à la mort de son père et de son ami, des difficultés de la vie, et des premiers amours avec Eiko. Entre réalité et rêve :  son envie de partir à la chasse aux lucioles « Les chants des insectes et le murmure des eaux s’élevaient autour d’eux comme une rumeur venue du fond de la terre« . Tatsuo est à un tournant de sa vie, il va devoir faire face à des responsabilités (l’argent, les dettes de ses parents).   Le tourbillon de lucioles (période d’accouplement) est tel une promesse, un jeu pour l’avenir, pour Chiyo la mère de Tatsuo, son amour de Eiko.

L’eau, et son environnement naturel a une grande importance, ainsi que le lent défilement de la rivière, comme celle du temps durant la période d’adolescence.  La rivière va prendre la vie de son ami, mais offrir un spectacle incroyable que celle des lucioles.

Ces deux textes appartiennent à la trilogie des rivières, deux histoires d’enfance dans les quartiers populaires du Japon de l’après-guerre. On y côtoie un mélange étrange d’ode à la nature, d’onirisme et une pointe de conte fantastique : évocations imaginaires. Lecture agréable poétique, et plein de douceur qui accompagne le récit de  Tatsuo. Ce récit a également obtenu le prix Akutagawa  en 1977.

Extraits :

  • Il crut que les tentacules verts d’un grand saule agité par le vent étaient près d’enlacer le garçon, seul être encore debout au bord de la rue grise et vide
  • Les chants des insectes et le murmure des eaux s’élevaient autour d’eux comme une rumeur venue du fond de la terre
  • Sur le fleuve, de petits vapeurs remorquant de grandes barges de bois allaient et venaient du matin au soir. « Dieu des rivières », Roi du tonnerre »…ils n’avaient que leurs noms pour plastronner, alors que leurs faibles coques de rafiots, camouflées par plusieurs couches d’enduit, disaient bien la pauvreté des mariniers.
  • Tatsuo donna un coup de pied dans la neige dont, pour la première fois, il détestait la chute continuelle et maussade. Soulevée par la bourrasque, la poudre blanche couvrit sa figure et sa poitrine. A cet instant , s’éleva et grossit en lui l’image féerique et somptueuse d’un énorme essaim de lucioles, tel qu’il devait s’en abattre la haut, non loin de la source de la rivière Itachi.

Divers:

  • Titre original : Doro no kawa, Hotaru gawa, 1977
  • Prix Akutagawa, 1977 pour (Hotaru gawa/Rivière aux lucioles/蛍川)
  • Prix Osamu Dazai, 1977  pour (Doro no Kawa/ Fleuve de boue/泥の河)
  • Editeur : Picquier, 1991
  • Traduit du Japonais par Philippe Deniau
  • Note : ●●●●○
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