Les pissenlits de Yasunari Kawabata

Les pissenlits de Yasunari Kawabata
Les pissenlits de Yasunari Kawabata

Inéko, une jeune fille  souffre de « cécité sporadique devant le corps humain », (elle ne voit plus le corps des personnes aimés), elle est conduite dans un hôpital psychiatrique afin de ne pas blesser son entourage. Maladie hallucinatoire, mentale ? dont les causes sont inconnues.

On suppose que la cécité  est basée sur la mort le traumatisme du père Un dialogue s’en suit entre la mère d’Inéko et de son futur beau fils : l’amant de sa fille Hisano, sur les causalités de son internement et sa maladie. Une scission entre le visible et l’invisible, un amour qui s’estompe de la réalité.

Ineko est absente physiquement de ce dialogue, seule le son de la cloche qui semble les interpeller ou les appeler résonne. Cloche qui a pour but de libérer les malades de leur souffrance. Mais Ineko, au loin reste le centre de la discussion. Hisano veut tout savoir sur Inéko. Une discussion étrange s’en suit avec la mère d’Inéko. Entre Hisano et « mère » sa future belle-mère des confidences qui semblent intemporelles débutent, mélange de souvenirs et de confession intime.

Hisano épris d’Inéko veut la faire sortir de l’hôpital psychiatrique par amour, pour se marier avec elle.  Hisano a t-il une attirance à travers cette pathologie? Alors que la mère sous le poids de la culpabilité (Elle se sent responsable, à cause de sa jalousie), veut éviter tout risque, la faire soigner loin d’elle.

La folie peu à peu se propage de l’hôpital vers ses deux êtres solitaires , des sentiments indicibles les réunit autour d’Inéko. Seul les sépare d’Inéko un champ de pissenlit  (symbole de la mort et de la résurrection.)

Ce roman est inachevé, commencé en 1964 et abandonné en 1968. On retrouve la plume de Kawabata, sa douceur et la poésie et esthétique dans les descriptions et la narration. Mais on demeure sur des interrogations, une mélancolie prégnante demeure à la fin du roman…

Extraits :

  • La tendresse de l’homme peut s’avérer parfois cruelle pour la femme
  • La femme de quarante ans fera tout pour toi. la femme de vingt ans ne fera rien
  • La voix des bambous montrent le chemin, les fleurs de pêcher illuminent l’esprit.

Divers :

  • Titre original : Tanpopo
  • Traduction : Hèléne Morita
  • Albin Michel : 2012
  • Note : *****
Publicités

Laisser un commentaire, un avis

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s