Tu es une rivière de Chi LI

Tu es une rivière de Chi LI
Tu es une rivière de Chi LI

 

On découvre Lala une jeune femme, dont le mari vient de décéder dans l’écroulement d’un salon de thé. Lala se retrouve seule avec sept enfants, et un huitième qui devrait arriver bientôt. Seule parent, cette jeune femme, ne va pas chercher à se remarier malgré les prétendants, mais à subvenir aux besoins de la famille fièrement en pratiquant le petit commerce, elle vendra également son sang une grande partie de sa vie et en faisant participer ses enfants.

L’amour maternel est mis en avant dans cette grande fratrie, les préférés, les autres. Mais ce que Lala recherche c’est être entourée et son rêve serait d’être entourée par des petits enfants. Mais le ressentiment des enfants jaloux, ou incompris l’accompagnera jusqu’au bout de sa vie.

Triste et parfois cruelle, mais pétri d’authenticité, on sent une compassion pour cette mère veuve qui va se sacrifier pour ces enfants. Elle cherchera à garder son honneur et celui de cette petite famille.

On traverse avec cette famille pauvre les éléments historiques de 1964 à  la fin du siècle, la révolution culturelle, gardes rouges, mort de Mao et le début d’un capitalisme.

Une écriture simple, douce, touchante, réaliste qui nous entraine dans ce fleuve. Un petit bijoux de sensibilité et d’amour maternel : A lire.

Extraits

  • Un célibataire qui a gouté à la chaleur du foyer n’y renonce pas aussi facilement
  • Il dégustait son oeuf à petits coups de langue comme si c’était de l’amour qu’on avait versé dans son bol. Il avait toujours méprisé la campagne mais Lala était déjà une femme et non plus une jeune fille quand elle était entrée dans son univers. Les seins opulents de Lala, quand ils se balançaient sous son nez, exhalaient un chaud parfum de lait et ses fesses rebondies, son rire sonore, ses francs accès de colère le mettaient sous son charme.
  • La révolution n’est pas un dîner de gala elle ne se fait pas comme une oeuvre littéraire, un dessin ou une broderie (…) La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre.

Divers

  • Titre original : Ni hi yitiao, 1995
  • Traduction : Angel Pino et Isabelle Rabut
  • Note : ***** (4/5)
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3 réflexions sur “ Tu es une rivière de Chi LI ”

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