La fille du train de Paula Hawkins

La fille du train de Paula Hawkins
La fille du train de Paula Hawkins

Trois femmes, Rachel , Megan , Anne. Une hyper alcoolisé du matin au soir,  Les violences conjugales, l’alcoolisme, les trains anglais, les divorces, les difficultés de vie de couple, Les histoires de ces trois femmes se croisent. C’est Rachel avec son gin tonic qui ouvre le bal et qui se remémore chaque jour dans le train en passant devant son ancienne demeure des souvenirs. Mais également idéaliser un couple qui habite à quelques maisons : le couple idéal, un bel homme, une jolie femme qui s’aiment et s’embrassent dans le jardin à la vue des voyageurs banlieusards ? Mais elle semble plus proche du coma éthylique, laissant des traces de vomi un peu partout. seule, abandonnée de tous …Beurps désolé, une remontée acide…… quelques larmes, sortez vos mouchoirs. 

Puis Megan (ou Jess), une femme qui s’ennuie, qui aime séduire mais qui recherche la sécurité dans son couple : difficile de tout avoir. Elle a aussi de sombres souvenirs caché au fond de sa mémoire. Puis. Anne celle qui a dérobée le mari de Rachel et qui ne veut pas que la même mésaventure lui arrive …. Un point commun entre toutes ces femmes le train de banlieue qui passe inlassablement du matin au soir.

Des femmes ordinaires dont la vie va se télescoper, elles ne sont pas des plus tendres. On retrouve de la jalousie, de l’envie, de  l’infidélité, des colériques, des alcooliques, des menteuses, des profiteuses, et de la médisance, et tout ça pour un peu d’amour auprès de leur chéri. Tout ce que l’on aime en fin de compte (Un concentré de Desperate Housewives). Ce n’est qu’à la fin que l’on découvre que les petits chéris de ces femmes ont aussi des choses à se reprocher : violents, lâches, manipulateurs, menteurs. 

La construction est étrangement conçue et captivant, nous passons d’une héroïne à l’autre dans des temporalités différentes. On accroche rapidement à ce type d’écriture surtout que les chapitres sont très courts et garde en haleine avec le suspens de chacune des protagonistes. Et question nombre de protagoniste on se trouve presque dans un huiis-clos, deux couples et demi et quelques personnes annexes. Ce qui m’a un peu gêné fut le suspect Kamal : Un peu cliché la vision un étranger qui vient d’ailleurs, beau, séduisant qui semble fourbe, un léger accent, un fantasme. 

Pour changer un peu de style et lire un polar je ne suis pas déçu, mais ce n’est pas le top top (pour moi). Un peu de suspens, mais un peu long à venir à un moment. Bon je m’attendais  a quelque chose de plus ‘speed ou saignant’ avec toute la publicité et la médiatisation faite autour de ce livre et en fait c’est plus psychologique.

Un ultra best sellers ??? Non, un bon moment de lecture …..  a faire dans le train 🙂 en seconde classe avec des canettes qui trainent à nos pieds.

Personnages :

  • Rachel Watson: L’alcoolique apprécie le gin, le vin etc etc, et a gardé le nom de son ex-mari
  • Cathy : la copine qui héberge Rachel et qui croit presque tout ce que dit Rachel
  • Damien : Le copain de Cathy
  • Tom Watson : L’ex mari de Rachel
  • Anna Watson : la femme de Tom , avec son bébé Evie
  • Megan Hipwell  : Epouse de Scott, a travaillé dans une galerie d’art. Surnommé Jess par Rachel 
  • Tara : la bonne copine de Megan pour les alibis 
  • Ben : Le frère de Megan, mort dans un accident de moto
  • Scott : expert en conseil informatique, mari de Megan, Prénommé Jason Par Rachel 
  • Kamal Abdic : Le psychiatre , psychologue , Il n’est pas asiatique, il vient de Serbie, ou de Bosnie, quelque chose comme ça. Mais il a la peau mate. De loin, il pourrait passer pour indien.

Citations :

  • Il n’y a rien de plus douloureux, de plus destructeur que le doute.
  • Tout ceci est dépourvu de sens. Je ne peux plus le supporter, Je ne peux plus continuer. Je ne veux plus. Elle avait encore regardé les objets qui l’environnaient. Ils ne lui appartenaient pas – pas plus que sa prpore vie 
  • C’était un délice, cette guerre de l’attirance et de la morale, du désir et de la retenue. Je ne voulais pas perdre ce sentiment, j’aurais tant voulu pouvoir m’y accrocher.
  • Me voilà dans l’essaim du vendredi soir, une esclave salariée comme une autre dans ce troupeau épuisé, qui n’aurait qu’une hâte, rentrer chez elle pour s’asseoir dans le jardin avec une bière, dîner avec les enfants puis aller se coucher tôt.
  • Ça fait des heures que je suis réveillée, je n’arrive pas à dormir. Je n’ai pas dormi depuis des jours. Il n’y a rien de pire au monde que l’insomnie, je déteste ça, rester là avec le cerveau qui égrène chaque seconde, tic, tac, tic, tac. Mon corps entier me démange. J’ai envie de me raser le crâne. J’ai envie de m’enfuir. De partir en road-trip en décapotable
  • Tout comme les trajets en train, la solitude et la réclusion peuvent souvent être le lot des citadins
  • Vivre comme je le fais, c’est plus difficile l’été, avec ces journées si longues, si peu d’obscurité où se dissimuler, alors que les gens sortent se promener, leur bonheur est si évident que c’en est presque agressif. C’est épuisant, et c’est à vous culpabiliser de ne pas vous y mettre, vous aussi. Le week-end s’étire devant moi, quarante-huit longues heures à occuper.

Divers :

  • Titre original : The Girl on the Train
  • Sonatines / Format Epub 
  • Traduction : Corinne Daniellot
  • Note : ***** (3,5/5)
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2 réflexions sur “ La fille du train de Paula Hawkins ”

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