La peste écarlate de Jack London

La peste écarlate de Jack London
La peste écarlate de Jack London

Nous sommes en 2073,  le monde est revenu à l’état primitif, suite à une pandémie qui a ravagé la planète en cette année 2013 et a provoqué une mort presque instantanée de tous les habitants. Cette pandémie fut appelée ‘peste écarlate’ . Seuls quelques individus, mystérieusement épargnés, ont survécu à cette pandémie et ont réussi à se regrouper par affinité pour recréer un semblant de société.

Dans ce monde presque originel, l’ex-professeur James Howard Smith raconte à ses petits-enfants l’arrivée de la peste écarlate et la fin de l’ humanité. Il essaye de transmettre le reste de culture, de langue, de souvenirs technologique maintenant disparus à tout jamais. Enfants qui devenus mi-sauvages sont  réfractaires à son langage, les concepts de société et d’humanité. Sur les épaules James Howard Smith seul subsiste les vestiges de l’ancienne civilisation qu’il essaye de transposer dans leur mémoire.

Ce roman de fiction sur l’extermination de l’humanité par une pandémie est réellement bluffant. Surtout par le fait qu’il fut écrit en 1912 et semble si proche de la réalité. On ne retrouve que très peu d’inexactitudes dans les prédictions de Jack London (une population de 17 millions en 2013, or nous n’en avons que 8 millions à New-York à ce jour) et des dirigeables, que des détails. Ce qui donne une vision troublante de la société qui est pour nous actuelle.

 « La classe dirigeante possédait la terre et les machines. C’est pour elle que peinaient les producteurs, et du fruit de leur travail nous leur laissions juste assez pour qu’ils puissent travailler et produire toujours davantage« 

La psychologie des personnages, des petits enfants de cet ex-universitaire qui sont rendus à l’état de sauvage vivant de chasse et de pêche est troublant. Ce retour à la case zéro de l’humanité pour reconstruire le monde donne froid dans le dos.

Il semble que cette préoccupation de la fin du monde était prégnante en ce début du XXème siècle et à la veille de la Première Guerre Mondiale. Les récits  que l’on rencontre tel ‘La route‘ de Cormac McCarthy ne semble qu’une copies de ce récit plein d’une effrayante modernité. Je connais Jack London surtout pour ces récits de nature et d’aventures, dans le grand nord mais ce court récit ‘fantastique’ m’a emporté. 

Extraits :

    • La classe dirigeante possédait la terre et les machines. C’est pour elle que peinaient les producteurs, et du fruit de leur travail nous leur laissions juste assez pour qu’ils puissent travailler et produire toujours davantage p 32
    • En plein coeur de notre civilisation, dans ses bas-fonds et dans ses ghettos du travail, nous avions laissé croître une race de barbares, qui maintenant se retournaient contre nous, dans nos malheurs, comme des animaux sauvages, cherchant à nous dévorer. p59

Divers :

  • Paru sous le titre The scarlet Plague, 1912 
  • Traducteur : Paul Gruyer et Louis Postif
  • Editeur : Babel
  • Note : ***** (4/5)
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