L’avortement de Richard Brautigan

L'avortement de Richard Brautigan
L’avortement de Richard Brautigan

Le narrateur est un bibliothécaire, un bibliothécaire particulier : il fait l’ouverture  à neuf heures du matin et la fermeture  à neuf heures du soir, mais reste également sur place vingt-quatre heures par jour et sept jours par semaine. Cette bibliothèque est spéciale car personne ne vient emprunter de livre, mais seulement en déposer. Le narrateur garde ce sanctuaire : « Cela fait des heures que je suis assis  ce bureau, le regard perdu parmi les rayons obscurs où s’alignent les livres. J’aime leur présence, le poids de leur présence, et l’honneur qu’ils font au bois des étagères ». Une cloche en argent est disponible aux écrivains qui vienne faire un don de leur ‘oeuvre’, un enfant avec ses coloriages, un adolescent ou une personne âgée. Tous sont reçu avec courtoisie, comme si leur don était la chose la plus précieuse au monde. Le narrateur partage sa vie avec les livres et une très belle jeune fille nommée Vida qui va lui apporter un livre, et lui conter ses appréhensions. Elle va bouleverser sa vie…. 

Richard Brautigan est un poète des mots, on retrouve de la douceur et délicatesse dans son récit.  Sa narration quelquefois loufoque est des plus plaisante. Pour un premier livre de Brautigan que je lis j’ai été emporté dans le récit qui est débordant de tendresse, surtout dans la première partie. Seul regret la fin m’a laissé sur ma ‘faim’ car j’aurais voulu en savoir un plus sur ces deux héros. 

Citations :

  • Premier livre : Alors les filles, ô mes bisons, vous ne sortez donc pas ce soir ?
  • Des senteurs et des arômes montaient comme un jardin dans l’air au-dessus de cette chose incroyable d’étrangeté et qui était son corps, immobile et dramatique de trouver couché là. p7
  • Elle avait un grand sourire sur son visage devenu vieux quarante ans plus tôt, érodé par les faux semblants et les exils de la jeunesse.
  • Ses yeux étaient  peu près  mi-chemin entre me regarder  moitié, et penser  moitié à autre chose.
  • Les toilettes étaient si élégantes que j’avais l’impression que j’aurai du me mettre en smoking pour pour pisser un coup.
  • « Ce que vous êtes belle, ce matin, dit Foster. Vous ressemblez à un rêve que je n’ai encore jamais fait » « Je parie que vous dites cela à toutes les filles, dit Vida. Je vous vois venir. Vous êtes dragueur, vous, Pas vrai ? 

Divers :

  • Titre original : The abortion : An historical Romance 1966
  • Traduction : Georges Renard
  • Edition du Seuil, 1973
  • Ebook : 3.3 heures de lecture
  • Note ***** (3,8/5) 
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3 réflexions sur « L’avortement de Richard Brautigan »

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