Petronille de Amelie Nothomb

Pétronille de Nothomb Amelie
Pétronille de Nothomb Amelie

 

Réglé comme un métronome bien huilé, le livre de la rentrée littéraire de notre écrivain belge préférée est de sortie. Sans détour,  je l’ai largement préféré au cru 2013. Mais, j’aurais dû boire ce roman une flûte de champagne à la main. La prochaine fois, il faudrait penser à mettre une posologie dans l’incipit du genre : « Avant de tourner la première page, déboucher une bouteille de champagne à température, verser le breuvage dans une flute porter à votre bouche, buvez d’un trait et démarrer la première page ». Car Amélie nous raconte sa recherche d’un compagnon ou d’une compagne de beuveries. La rencontre se fera lors d’une  dédicace d’un de ses livres « Sabotage amoureux » sous la forme d’une jeune fille dénommée Pétronille.

Donc pour nous accompagner ces : Laurent-Perrier, Moët, Taittinger, Krug, Philipponnat, Dom Perignon ,  Dom-Ruinart blanc de blanc , Joseph Perrier blanc de blanc 2002, et le célèbre veuve…., Roederer, Jean Josselin, Baron Fuente, Toutes les grandes maisons de champagne sont présentes. 

Le livre à la goût de  l’autobiographie, j’ai même regardé sur internet si une Pétronille existait.  Mais non, à moins que cela soit un pseudonyme ? très possible. Enfin, je l’ai ressenti la narration si proche de la réalité mais à quelques doigts de la fiction et cela jusqu’à la dernière page.

Réalité ou fiction: « Vous disiez aussi que vous placiez le mot « pneu » dans chacun de vos livres. », petite devinette.

En effet dans « Stupeur et tremblement » : « Le catalogue Import-Export de Yumimoto était la version titanesque de celui de Prévert : depuis l’emmenthal finlandais jusqu’à la soude singapourienne en passant par la fibre optique canadienne, le pneu français et le jute togolais, rien n’y échappait. », mais impossible de trouver le terme pneu dans « Acide Sulfurique ». Mais je continue mes recherches …..

Un livre qui peut être ludique pour le lecteur, sinon on y retrouvera du Nothomb, du champagne, de l’humour, et des acariens. Un cru 2014 qui se boit, pétillant par ses petites bulles, mais qui ne reste pas en bouche bien longtemps

Merci à abrideabattue pour m’avoir dévoilé Stéphanie Hochet lors d’un pique nique.

 

Extraits :

  • Qu’est-ce qui me prouve que je ne suis pas toi ? Il n’y a pas de frontière entre les êtres. Amélie, j’ai la sensation physique du champagne que tu as bu ce soir. – Le médicament que tu testes en ce moment, c’est du LSD ? – Je regarde Paris par la fenêtre, tu sais que la tour Eiffel est creuse ? C’est une rampe de lancement pour les fusées. – Tu confonds avec Kourou en Guyane.
  •  Tu m’as donné l’occasion d’appliquer l’une des devises de Napoléon, qui mettait toujours une bouteille de champagne au frais, pour après la bataille. « En cas de victoire, je la mérite, mais en cas de défaite, j’en ai besoin », disait-il. – Et quel est ton verdict ?
  • L’ivresse ne s’improvise pas. Elle relève de l’art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part. Si la première cuite est si souvent miraculeuse, c’est uniquement grâce à la fameuse chance du débutant : par définition, elle ne se reproduira pas. Pendant des années, j’ai bu comme tout le monde
  • J’aime immensément fréquenter les dédicaces des autres. Pour une fois que ce n’est pas moi qui travaille ! Et puis, j’aime observer le mode opératoire de mes collègues. Il y a ceux qui, grossiers, dédicacent sans presque regarder le lecteur, voire sans interrompre leur conversation téléphonique, portable coincé entre l’oreille et l’épaule. Il y a ceux qui expédient le boulot et ceux qui sont encore plus lents que moi – je pense à cet adorable écrivain chinois qui désespère les libraires parce qu’il consacre une demi-heure par lecteur, à réfléchir puis à exécuter en guise de signature la calligraphie que l’interlocuteur lui inspire. Il y a ceux qui exagèrent, qui sont obséquieux, sans oublier ceux qui draguent. C’est un spectacle amusant.
  • – Écrire ! Ne soyez pas vulgaire, je vous prie. Il n’y a pas plus commun qu’écrire. Aujourd’hui, le moindre footballeur écrit. Non, je n’écris pas. Je laisse cela aux autres. Savait-elle à qui elle s’adressait ? J’en vins à espérer que non. Mieux valait encore être ignorée de cette femme que de subir un tel affront. Je me conduisis comme une Japonaise : je ris. Il me semblait avoir touché le fond.
  • Je n’ai pas compris de quoi ça parlait, mais c’était très beau.
  • – Vous avez apporté du champagne, alors ? – Désolée, je n’y ai pas pensé. – Dommage. Désormais, j’ai avec vous un conditionnement pavlovien : votre apparition me donne une atroce envie de roederer. – Je vous invite après. Nous en trouverons.
  • elle avalait désormais d’un trait le contenu de la flûte et la retendait à l’échanson en disant : – Marée basse ! L’homme la lui reremplissait avec un sourire charmant.
  • Boire en voulant éviter l’ivresse est aussi déshonorant que d’écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime. Donc, j’ai jeûné. Et j’ai rompu le jeûne avec un veuve-clicquot. L’idée était de commencer par un bon champagne, la Veuve ne constituait pas un mauvais choix.
  •  – Je ne voulais pas vous offenser. – Vous avez déjà essayé le champagne ici ? – Non. C’est l’occasion. – En ont-ils, d’abord ? – À part au buffet de la gare de Vierzon, il y a du champagne partout en France. Pétronille fit signe au garçon. – Vous avez du champagne

Divers:

  • Ebook :  2.2 heures de lecture, 19 minutes par session, 183 pages tournees, 1,4 pages /min environ
  • Cru 2014, Albin  Michel
  • Note : ***** (3/5)

 

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