Un endroit discret de MATSUMOTO

Un endroit discret de Seicho Matsumoto
Un endroit discret de Seicho Matsumoto

 

Critique :

Plus qu’un roman policier, nous avons une facette de la société japonaise, par le prisme d’un fonctionnaire carriériste. La partie polar est un prétexte pour nous montrer la psychologie de Asai qui souhaiterait que la vie soit un long fleuve tranquille. Mais Asai est pointilleux : la mort de sa femme le dérange « Quand Eiko a eu son attaque, ou se trouvait-elle ? », puis un infime détail sur l’heure du décès.
Pour se rassurer il va mener une enquête minutieuse, une trace de jalousie transparait peu à peu et va le consumer.
Un suspens jusqu’à la dernière page.

Personnages :

  • Tsuneo Asai : le fonctionnaire, veuf
  • Eiko : sa femme ( 2ème femme)
  • Miyako : soeur cadette de Eiko ( 3 ans plus jeune), appelé Miya
  • Beau père de Asai : 70 ans
  • Jeune frère de Eiko
  • Mme Takahashi : Dame qui vend des produits de beauté dans le quartier  Sanya à yoyogi , Eiko se rend chez elle, et à un infarctus.
  • M. Kônosuke Kubo : Travail à l’entreprise de textile R en tant que secrétaire général, appartient au conseil d’administration de l’hôtel Chiyo. Sa femme est soignée dans un sanatorium à Nagano
  • Mme Komako Hanai : trente cinq ans, femme de ménage chez Kubo.
  • Mme Aoki : professeur de Haïku
  • Shiraishi : Directeur, chef de cabinet du ministère
  • Yanagishita : Vice-président du syndicat local de la transformation des produits alimentaires
thème: jalousie, vengeance, carriérisme , angoisse / névrose / remords, polar

citations:

  • « Être chef de service au ministère était la fierté secrète d’Asai, et de ce fait, il ne voulait pas faire des choses peu intéressantes sur le plan personnel. La carrière de nombre de ses collègues avait été stoppée net parce qu’ils avaient été mal vus de leur directeur à cause d’une bêtise sur le plan personnel, et il y en avait même qui avaient quitté l’administration. La plupart d’entre eux, par la suite, n’avaient pas eu de chance.
  • Qui aurait pu être ce partenaire ayant bouleversé sa femme au point de lui faire oublier sa maladie ? … Il existait peut-être quelque part un homme qui lui avait donné un choc capable de paralyser ses coronaires ( V,56)
  • Les maris abandonnés par leur épouse attirent en général la compassion des femmes. Surtout celles des lieux de rendez-vous, dont le travail consiste à voir l’immoralité féminine au quotidien et qui, losqu’elles perdent un peu de la maîtrise que leur donne la conscience professionnelle, penchent encore plus du côté du mari dont l’épouse est adultère (VI, 63)
  • Asai, au début, ne pouvait pas imaginer Eiko allant chez Kubo. De son épouse, il connaissait tout. Dans les bras de Kubo, Eiko n’était plus une épouse, mais une femme. Une inconnue. Son épouse qui, prétextant la maladie, avait étouffé le désir de son mari, l’y avait accoutumé en créant de nouvelles habitudes et avait sans doute fini par ne plus supporter les règles de cette nouvelle vie de couple qu’elle avait elle-même établies. Et elle avait cherché ailleurs à se libérer (XII, 128)
  • Il détestait l’homme qui avait su éveiller soudain son épouse au plaisir après une si longue période d’abstinence (XIII,138) 

Synoptique :

Chapitre 1 : Asai accompagne son directeur à une réunion de travail avec des clients. La journée se finit dans un restaurant avec des Geishas? Lorsqu’un appel téléphonique le prévient que sa femme vient de décéder. « Quand Eiko a eu son attaque, ou se trouvait-elle ? »
Chapitre 2 : Après les funérailles, Asai célèbre le service bouddhique. On a des précisions sur sa vie avec Eiko. Ils sont en couple depuis 7 ans. Eiko a huit ans de moins que son mari (35 ans, 27 ans). La première femme de Asai est décédée. Eiko semble très jeune,elle est plutôt choyé que aimée et capricieuse. A eu plein de passe temps puis c’est tournée vers la poésie Haïku. Ses poèmes sont édités.
Asai n’a pas de maîtresse, semble bureaucrate, carriériste.
Chapitre 3 : Asai et Miya se rendent chez la Dame qui vend des produits de beauté dans le quartier  Sanya à yoyogi ,La femme leur raconte en détail ce qui s’est passé avec Eiko, elle s’écroule, une jeune fille entre et va chercher le docteur Ohama.Trouve un numéro de tel le professeur de Haïku qui appelle les parents de Eiko. Asai est intrigué le quartier ne contient que des résidences luxueuses: villa Tachibana
Chapitre 4: Que faisait Eiko dans ce quartier ? mme Aoki n’a pas d’élève dans ce quartier, premier soupcon . Retour au ministère, Yanagishita est très satisfait Asai avait donné l’idée d’une geisha pour son directeur avant de partir. L’attention avait plu. Yanagishita souhaitent qu’ils reviennent, et lui parle de villa ‘de plaisirs ‘ excentrés
Chapitre 5 : Asai est perturbé : la prposition de Yanagishita, la villa Tachibana. Les sorties de Eiko dure 3 a 4 heures deux fois par semaine. leur vie de couple était monotone.  » C’est par la suite que ses vagues suppositions se transformèrent en hypothèses. Commun liquide brassé qui décante » (V,58). Il se rend à la villa Tachibana pour enquêter.
Chapitre 6 : Il enquête auprès d’une hôtesse de la villa, et lui présente la photo de sa femme. Elle explique le fonctionnement des femmes adultères. Elles ont  de la compassion pour Asai. Elle n’est jamais allé dans cette villa, mais on lui indique deux autres hôtels. Villa Midori, identique mais une servante se souvient l’avoir vue seule dans la rue.
Chapitre 7: 21:20, il ne peut allé voir le dernier hôtel Mori. Repense à des pistes possibles, pense à déménager. Le lendemain va rencontrer le docteur Ohama. Il le questionne sur l’heure du décès, il y a une approximation de 30 minutes. Le magasin de beauté st fermé.
Chapitre 8 : Ne donne rien à l’hôtel Mori, 5 mois depuis la mort de sa femme, dans 5 jours c’est l’anniversaire du tremblement de terre du Kantô. Le 7 mars a 15h25 s’est produit un séisme d’intensté 3 à Tôkyö , le décès est à 16:05 un rapport ? un dimanche de mi-septembre une personne du cercle de haïku lui apporte une brochure en hommage à sa femme, contenant une cinquantaine de haïku. Fin septembre une promotion il devient adjoint. Invité a diner par son chef en rentrant il passe par lr quartier yoyogi. Il n’en a pas la même vision : un hôtel Chiyo.
Chapitre 9: la boutique de produit de beauté s’est transformé en hôtel. Kônosuke Kubo protecteur de Chiyoko Takahashi ? Il prend des détectives pour enquêter (101)
Chapitre 10: Selon le CR Kônosuke Kubo et Chiyoko Takahashi n’entretiennent pas de relation. sa femme y a t il un rapport avec le séisme et ces deux personnes ? Il se fait discrètement présenté M. Kônosuke Kubo à son entreprise de textile.
Chapitre 11 :Il redemande un complément d’enquête aux détectives sur la date du 7 Mars. Sa liberté (veuf) fait des envieux à son travail mais il n’est pas intéressé, ni un remariage après une année de veuvage. Le rapport des détectives arrive : en autre il aime les jouets en papier « Lanterne de Yamaga Fleurs de cire dorées Eiko » = identique à un Haîku de sa femme. Egalement le 7 mars un tatami avait brûlé à cause d’une cigarette.
Chapitre 12 : Le CR lui fait penser que son épouse n’est pas morte dans le magasin, mais a été transporté après son décès. Il suppose l’incendie l’affolement de sa femme, l’attaque. Kubo demande de l’aide à la marchande , puis cède la propriété  à Mme Takahashi
Chapitre 13 : Asai veut intercepter Kubo sur le chemin du sanatorium, il le prend en filature dans le train. Il se présente et engage la discussion  Nous sommes le 25 octobre.
Chapitre 14 : Il a rencontré Eiko dans un temple, puis une seconde fois dans un magasin. Elle lui a précisée qu’elle était célibataire. Eiko lui a dit un an plus tard qu’elle était mariée. Kubo ne veut pas s’excuser car se dit trompé par Eiko.
Chapitre 15 : Kubo le menace, il a peur pour sa carrière, lui jette du vitriol à la figure puis l’assomme avec une pierre. Il se rend compte qu’il a fait quelque chose d’irréversible. Il est pris en stop par deux hommes qui vont à la gare, ils travaillent dans une coopérative.
Chapitre 16 : Des articles concernant le meurtre paraissent dans les journaux, il se sent en sécurité ayant été suffisamment prudent. Il n’est pas complètement tranquille malgré tout. Il refuse d’animer une conférence près de Nagano 
Chapitre 17 : Asai suit les actualités, il tombe sur un magazine qui précise des informations : crime de rancoeur etc , ils recherchent dans les relations de Kubo. On le redemande pour une conférence à Nagano. Son directeur lui demande de l’accompagner : il ne peut refuser
Chapitre 18 : Il ne part pas en mission prétextant une fièvre. 
Chapitre 19 : Il veut faire inviter Akiharu Kido et Jirô Haruta par l’intermédiaire de Yanagishita en asie du sud-est par un fabricant de matériel agricole afin de pouvoir se rendre à Nagano sans crainte. L’accord est passé mais après il a des regrets et craint que cela paraisse suspect 
Chapitre 20 : Les conférences se passent très bien, il rembourse Yanagishita. Mais Akiharu Kido et Jirô Haruta veulent le remercier…. 

L’Auteur :

Seichō Matsumoto (en japonais : 松本清張, soit Matsumoto Seicho) est un auteur japonais de romans policiers né le 21 décembre 1909 à Kitakyūshū et décédé le 4 août 1992. Auteur prolifique, Matsumoto a écrit plus de 450 œuvres, en quatre décennies, jusqu’à sa mort en 1992. Bien qu’il ait publié de nombreux romans, ce sont ses récits policiers qui l’ont rendu célèbre. Les œuvres de Matsumoto ont créé une nouvelle tradition dans le roman policier japonais. Matsumoto incorpore dans leurs intrigues des éléments de la psychologie humaine et de la vie ordinaire. C’est pourquoi il est souvent comparé à Georges Simenon. En outre, une des caractéristiques majeures de son œuvre est que le crime lui-même et son contexte sont décrits avec une grande minutie, les descriptions offrant un luxe de détails. Ses récits sont souvent liés au thème des trains, d’ailleurs, son roman le plus célèbre demeure son premier roman policier, intitulé Tōkyō express (Ten to sen), paru en 1958.

Divers :

  • Collection : Actes noirs
  • Tōi Sekkin ja:聞かなかった場所, 1972
  • Publié en français sous le titre Un endroit discret (L’Endroit dont elle ne lui avait pas parlé), Arles, Actes Sud, 2010 ; réédition, Babel/Noir, 2012
  • Note : ***** (3,8/5)
  • Prêt  Bibliothèque du KB , 17/04/2014
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